Solaire : la filière demande une simplification des règles

Solaire : la filière demande une simplification des règles

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A l’occasion de son assemblée générale organisée vendredi 24 novembre 2017, le syndicat Enerplan a réclamé la mise en place d’un groupe de travail pour simplifier les règles dans le solaire, à l’image de celui créé en octobre par le gouvernement dans l’éolien. Les professionnels de la filière estiment que l’énergie solaire doit être encouragée davantage pour répondre aux objectifs de lutte contre le changement climatique, et de transition énergétique vers un mix plus renouvelable.

Alors que le ministère de la Transition écologique a lancé au début du mois d’octobre dernier, un groupe de travail chargé de « simplifier et consolider les règles dans l’éolien », qui souffre notamment d’un temps de développement très long des projets, les industriels de la filière solaire réclament une mesure similaire pour répondre aux obstacles qui ralentissent aujourd’hui le développement de cette énergie.

Une feuille de route pour la prochaine décennie

Avec un peu plus de 7.200 mégawatts (MW), le parc de production photovoltaïque fournit actuellement environ 2% de la consommation française de courant et les objectifs à atteindre (10% en 2028 et entre 15 et 20% en 2035) nécessiteront une feuille de route précise et un doublement des volumes des appels d’offres. La filière solaire a besoin « d’une feuille de route au moins sur dix ans » et des mesures de « simplification » comme une augmentation des volumes des appels d’offres. « Il faudrait rapidement plus que les doubler », puis les tripler à moyen terme, explique dans un communiqué Daniel Bour, président d’Enerplan.

Enerplan souhaite dans un premier temps simplifier les démarches administratives pour libérer l’énergie des territoires, en encourageant l’autoconsommation à l’échelle des particuliers et des collectivités, et en supprimant par exemple l’obligation de passer par un appel d’offres pour les projets de moins d’1 MWc. Le syndicat plaide en effet pour un relèvement de la puissance à partir de laquelle un projet de parc solaire doit entrer dans les processus d’appel d’offres nationaux. Actuellement fixé à 100 kilowatts (0,1 MW), le seuil pourrait être ramené à 1 MW, comme mentionné dans les directives européennes. « Nous souhaitons participer encore plus à la Transition Énergétique. Les professionnels y sont prêts, les citoyens également. Il faut concrétiser, en France, une vision à moyen et long terme de l’avenir électrique : 10% de la production électrique en 2028 et 20% en 2035 sont des objectifs réalistes et ambitieux. Nous sommes très nombreux à vouloir nous mobiliser pour la croissance du solaire, dans un cadre simple et qui donne des perspectives de long terme. C’est à ces conditions que nous réussirons la transition énergétique et solidaire », poursuit M. Bour.

Crédits photo : Veolia

Rédigé par : La Rédaction

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COMMENTAIRES

  • Donc jusqu’à 1MW, rente de situation avec tarifs garantis et indexés.
    N’est ce pas Mme DUFLOT, ministre écologiste, qui a complexifié les procédures pour les permis de construire ?

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