Le premier "bus de mer" à l'hydrogène expérimenté à La Rochelle

Le premier « bus de mer » à l’hydrogène expérimenté à La Rochelle

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Encore peu développée dans l’Hexagone du fait d’un manque de compétitivité certain, la mobilité à l’hydrogène constitue pourtant une alternative propre et durable aux énergies fossiles et s’avère particulièrement bien adaptée au transport maritime de petite capacité. Exemple à La Rochelle qui expérimente depuis mardi 7 novembre 2017 un « bus de mer » alimenté exclusivement à l’hydrogène. Une première en France.

L’hydrogène a-t-il un rôle à jouer dans la transition énergétique ? Si la France semble septique à ce sujet compte tenu du peu d’efforts consentis en la matière ces dernières années, certaines initiatives locales tendent à démontrer le contraire. C’est notamment le cas à La Rochelle où la Communauté d’agglomération teste depuis peu une navette maritime à l’hydrogène dans le cadre du projet Yélo 2. Autrefois électrique, ce bus reliant le port de plaisance des Minimes et le Vieux port a vu ses batteries remplacées par quatre réservoirs d’hydrogène cachés sous la banquette des passagers. Cet hydrogène est injecté dans une membrane, créant de l’électricité par électrolyse pour alimenter le moteur du bateau.

Une première expérimentation en milieu marin

Grâce à ce dispositif quatre fois plus léger que les batteries électriques (environ 200 kg contre 800 kg), le passeur « Galilée » gagne en autonomie, en vitesse et en capacité de transport (75 à 87 personnes), explique Philippe Pallu de la Barrière, fondateur de la société rochelaise Alternatives Energies à l’origine du projet. L’expérimentation, qui doit durer jusqu’au 31 août 2018, permettra « de tester la résistance du matériel en milieu marin, hostile, et de prouver aux passagers que l’hydrogène n’est pas plus dangereux que l’essence ». En effet, si d’autres expérimentations de ce type sont déjà en cours en milieu fluvial à Nantes, en Allemagne ou en Angleterre, Galilée est le premier bus à l’hydrogène expérimenté en milieu marin.

Si le test est concluant, le système pourra encore être perfectionné. L’hydrogène pourrait notamment être fabriqué directement à bord à partir d’eau de mer désalinisée, comme le fait déjà le navire expérimental Energy Observer, mis à l’eau au printemps dernier.

Crédits photo : Alternatives énergies

Rédigé par : La Rédaction

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