Réseaux de chaleur et de froid : les professionnels du secteur réclament plus de soutien

Réseaux de chaleur : les professionnels du secteur réclament plus de soutien

Le Syndicat national du chauffage urbain (SNCU), soutenu par l’association Amorce (regroupant notamment collectivités et entreprises), a interpellé le gouvernement dans le cadre d’un communiqué publié vendredi 13 octobre dernier. Inquiets des nouvelles orientations budgétaires de l’Etat présentées dans le projet de loi de finances 2018, ces professionnels réclament notamment une augmentation des aides publiques qui leur sont consacrées à travers le Fonds chaleur.

Géré par l’Ademe depuis 2009, le Fonds chaleur participe au développement de la production renouvelable de chaleur pour l’habitat collectif, les collectivités et les entreprises. Il permet de financer les projets de production de chaleur à partir d’énergies renouvelables et de récupération d’énergie (EnR&R) ainsi que les réseaux de chaleur liés à ces installations. Ces aides financières permettent notamment à la chaleur renouvelable d’être compétitive par rapport à celle produite à partir d’énergies conventionnelles.

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Mais, si ce fonds a bien permis de financer depuis 2009 près de 700 projets de chaufferies fonctionnant à la biomasse, le précédent gouvernement n’a pas tenu sa promesse d’en doubler les moyens d’ici 2017, et le budget de l’Etat pour 2018, dévoilé fin septembre, prévoit de stabiliser une fois encore les crédits alloués à 200 millions d’euros. Insuffisant pour les professionnels du secteur qui considèrent le doublement de ce Fonds chaleur comme « une nécessité immédiate » à la survie de la filière. « La réduction du Fonds chaleur au lieu de son doublement (…), les décalages de trésorerie de l’Ademe, la complexification des systèmes d’aides, ont comme conséquence, dès cette année, une baisse du volume de projets à court terme », déplorent le SNCU et Amorce. « Il y a urgence à rétablir la priorité et à allouer les moyens nécessaires à la mobilisation des énergies locales par les réseaux de chaleur, seul moyen d’accélérer la transition énergétique », ajoutent-ils.

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Pour rappel, ces réseaux comprennent généralement des installations de production ou de récupération de chaleur ou de froid destinées à plusieurs bâtiments ou sites. Ils utilisaient 53% d’énergies renouvelables et de récupération en 2016 contre 50% en 2015.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • Une hausse plus marquée du prix du C02 serait parmi d’autres un élément à priori important afin de rendre les réseaux de chaleur un peu plus compétitifs (par rapport au gaz notamment)

    Le Danemark malgré son climat développe beaucoup les solutions solaires couplées aux réseaux de chaleur, la géothermie etc.

    Il faut en effet faire très attention au fait que par simplification on s’est majoritairement souvent orienté vers le bois.

    Une étude des plus complètes sortie récemment vient rappeler la manière dont les émissions de gaz à effet de serre peuvent être réduites et stockées dans les forêts, les terres agricoles,
    les prairies, zones humides etc grâce à des solutions climatiques naturelles peu coûteuses.

    La façon dont nous gérerons les terres à l’avenir pourrait fournir 37 % de la solution au changement climatique, permettant de réduire les émissions de 11,3 milliards de tonnes par an d’ici 2030, ce qui équivaut à stopper la combustion du pétrole et tenter de maintenir le réchauffement de la planète à moins de 2°C d’ici 2030 (la tendance actuelle s’oriente vers + 4°C avec une hausse de 2 m des océans et plus d’ici 2100). Sans contraintes financières, les solutions climatiques naturelles pourraient permettre de réduire les émissions de 23,8 milliards de tonnes d’équivalent dioxyde de carbone par an.

    Les cinq pays où les forêts pourraient réduire le plus les émissions sont le Brésil, l’Indonésie, la Chine, la Russie et l’Inde.

    C’est donc un levier très important et bien identifié.

    Les réseaux de chaleurs devraient donc être soutenus s’ils emploient une part importante de renouvelables type solaire, géothermie, biogaz etc et pas uniquement majoritairement de bois « combustible » afin de permettre aux forêts et sols d’avoir un rôle encore plus optimal malgré leur exploitation (modérée) nécessaire. Le bois pour la construction, l’isolation etc ayant un bien meilleur bilan.

    L’étude vaut le détour à laquelle il faudrait ajouter l’optimisation du rôle des océans dans la capture de C02 et qui actuellement jouent le rôle de « poubelle mondiale » et dont il faut s’occuper sérieusement puisque 8 des 10 réseaux de fleuves qui apportent 90% des déchets plastiques etc par exemple se situent en Asie et 2 en Afrique.

    On sait donc où il faut agir le plus.

    Le traitement des déchets c’est un des plus grands marchés à horizon 2030 : 2000 milliards de $, bien supérieur à celui du stockage donc c’est aussi un levier énorme.

    Il faut que les opérateurs aient une vision « globale » et pas seulement BAU (business as usual)

    http://www.pnas.org/content/early/2017/10/11/1710465114.full

    .

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  • L’étude du PNAS démontre que les responsables des terres – gouvernements, entreprises forestières et agricoles, pêcheurs et promoteurs immobiliers – sont tout aussi importants pour parvenir à la réduction des Ges que les entreprises d’énergie solaire, éolienne et électrique.

    Il y a eu quelques 17 millions de déplacés climatiques ces 10 dernières années et le Bangladesh c’est quelques 150 millions de personnes à déplacer à terme pour ne citer qu’un seul exemple parmi des centaines d’autres.

    https://www.nature.org/newsfeatures/pressreleases/new-study-finds-nature-is-vital-to-beating-climate-change.xml

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  • Les chercheurs de l’Inra soulignent également qu’en augmentant la seule matière organique des sols agricoles chaque année de 4 grammes pour 1000 grammes, on pourrait limiter la croissance actuelle des émissions de CO2 dans l’atmosphère

    http://4p1000.org/comprendre

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  • Vidéo rapide qui résume bien que la combustion du bois tout comme les agrocarburants ne doivent pas faire l’objet d’une erreur monumentale d’approche

    https://www.youtube.com/embed/y4ljuXPaJ3w

    comme c’est le cas notamment au Japon entre autres qui a développé des centaines de chaufferies biomasse (plus de 800) et doit importer massivement du bois, le bilan est catastrophique.

    (Pour une fois que charge pas la filière uranium gen 3 çà va faire plaisir à Dan, C02 et Bachoubouzouc ;o)))

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  • Un exemple, parmi les quelques réseaux de chaleur en France, qui utilise encore modestement (5% d’apport pour le moment) le solaire thermique à Châteaubriant près de Nantes en Loire-Atlantique.

    https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/une-centrale-solaire-unique-en-son-genre-5300796

    C’est un bon début qui inspire d’autres villes puisque le taux de couvert forestier dans ce département est de l’ordre de 10% contre 30% en moyenne en France.

    Le retard par rapport au Danemark et autres est considérable donc le soutien aux réseaux de chaleur est justifié, sous réserve d’un mix plus varié vers des énergies renouvelables type solaire thermique etc

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