Journées de l'industrie électrique : EDF ouvre ses portes au public - L'EnerGeek

Journées de l’industrie électrique : EDF ouvre ses portes au public

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Les 7 et 8 octobre prochains, EDF organise la septième édition des Journées de l’industrie électrique. En ouvrant gratuitement une soixantaine d’établissements aux visiteurs, l’électricien entend changer leur regard sur la filière énergétique française.

Avec 90 % de sa production non-carbonée, l’électricité française est l’une des moins émettrice en CO2 du monde, d’après le Bilan électrique 2016 de RTE (Réseau de transport d’électricité). Sur ses 131 GW de capacités totales installées, près de la moitié (63,1 GW) proviennent d’installations nucléaires qui, ajoutées aux ressources hydrauliques (25,4 GW) et renouvelables (20,4 GW), représentent plus de 5/6èmes (108,9 GW) du parc de production électrique national. Ce dernier se révèle également parmi les plus rentables au monde : en 2016, l’excédent commercial net de la France s’est élevé à plus d’1,1 milliard d’euros grâce à un solde exportateur positif de 39,1 TWh. En comparaison, l’Allemagne, en dépit d’une puissance installée éolienne et photovoltaïque largement supérieure (environ 90 GW) à l’Hexagone, a recouru l’an dernier à plus de 50 % d’énergies fossiles pour produire de l’électricité, dont près de 40 % à partir de lignite et de charbon, champions des émissions de CO2.

C’est donc pour mieux faire connaître le savoir-faire de la filière électrique française qu’EDF a lancé depuis 2011 les Journées de l’industrie électrique, dont la septième édition se tiendra les 7 et 8 octobre 2017. Le principe : ouvrir gratuitement les sites au public pour qu’il puisse visiter et constater les conditions réelles de production électrique sur le terrain. L’espace d’un week-end, les visiteurs pourront accéder à plus d’une soixantaine de centrales nucléaires, hydrauliques et thermiques ainsi qu’à des structures éoliennes et solaires. Pendant un peu plus de deux heures, ils auront le privilège de découvrir ces installations de l’intérieur et d’échanger avec les professionnels qui y travaillent quotidiennement. Les explications des guides leur permettront de chasser l’image parfois « mystérieuse » de ces structures habituellement fermées au public et d’en comprendre le fonctionnement dans les moindres détails, en manipulant eux-mêmes certains objets. Pour compléter la visite, 48 espaces découverte seront également accessibles à proximité des centrales, lieux d’animations et de conférences.

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Un large choix d’activités et de découvertes

Durant ces deux jours, il sera par exemple possible de découvrir les circuits bas carbone de la centrale hydraulique de Revin dans les Ardennes, le réacteur nucléaire en déconstruction de Creys-Malville en Isère ou encore le laboratoire de recherche des Renardières en Seine-et-Marne. Le site logistique de Saint-Leu d’Esserent (Oise), qui héberge l’Agence logistique nationale, dévoilera quant à lui quelque 283 000 pièces de rechange pour les différents équipements d’EDF, qui vont de quelques grammes à 350 tonnes… Plusieurs dizaines de sites de production éolienne et solaire accueilleront également du public, l’occasion d’en apprendre plus sur le développement des énergies renouvelables, dont la part progresse chaque année dans le mix électrique français pour atteindre 19 % en 2016. Une vingtaine de centrales nucléaires ouvriront elles aussi leurs portes, de Gravelines (Nord) à Golfech (Tarn-et-Garonne) en passant par Fessenheim (Haut-Rhin) et Flamanville (Manche), qui font tant parler d’elles dans les médias. Pour certaines, il s’agira de la première ouverture exceptionnelle au public. D’autres comme celle de Chinon, dans l’Indre-et-Loire, accueilleront les visiteurs pour la septième année consécutive. Des visites guidées de la salle des machines et du musée de l’atome, aussi connu sous le nom de la « Boule », sont prévues au programme du week-end.

À travers cette grande nouvelle opération portes-ouvertes, EDF entend, à n’en pas douter, contribuer à dissiper le scepticisme ambiant sur l’atome en faisant preuve d’une grande transparence sur son activité ainsi que les enjeux du secteur. En cette période de nombreuses incertitudes sur les plans économique, sécuritaire et environnemental, les centrales nucléaires françaises se veulent rassurantes quant à leur performance, leur sûreté et leur moindre impact sur le réchauffement climatique. Pour participer aux Journées de l’industrie électrique, l’inscription est obligatoire sur le site de l’événement avant le 4 septembre prochain.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • Conclusions d’une récente étude de l’université de Lappeenranta en Finlande:

    France

    High dependence on domestic nuclear power exposes the nation to environmental, financial and social risk.

    Very good solar and wind potential are found throughout the country that can result in lower cost and risk.

    Current status:

    • High cost nuclear industry plagued by high subsidies due to chronic safety and financial
    problems leading to an increase in cost of the electricity system.

    • Strong role of hydropower with 21% of installed capacity

    • Role of solar PV and wind power is growing too slowly in comparison to other progressive
    G20 countries, partly due to energy law blocking renewables due to fixed nuclear capacity

    Key results of analysis:

    • Excellent opportunities for low cost wind energy production

    • Utility-scale and prosumer solar PV will be competitive to traditional electricity production
    around 2020 in some parts of France.

    • Nuclear energy is high cost, uncompetitive technology in LCOE terms now and in 2030

    • Expensive refurbishment investments for nuclear lifetime prolongations may not pay off

    Le modèle contredit les fausses affirmations sur les énergies renouvelables.

    L’un des mythes est qu’un système énergétique entièrement renouvelable ne pourrait pas être stable toutes les heures de l’année en raison du caractère intermittent de l’énergie solaire et éolienne.

    Un autre mythe est que, sans grandes capacités de génération de charge de base, comme le charbon ou les centrales nucléaires, un système électrique ne peut pas fonctionner.

    Selon les chercheurs, ces deux revendications sont incorrectes et les faits peuvent être vérifiés à partir du modèle dans le lien ci-après :

    https://www.lut.fi/web/en/news/-/asset_publisher/lGh4SAywhcPu/content/simulation-brings-global-100-renewable-electricity-system-alive-for-the-first-time

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