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Comment limiter l’impact environnemental de notre alimentation ?

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Si les transports, le logement ou la production thermique d’électricité sont généralement montrés du doigt pour expliquer les rejets de CO2 dans l’atmosphère, ils ne sont pas les seuls secteurs d’activité responsables du réchauffement des températures mondiales. L’alimentation représente de son côté entre 20 et 50% de notre empreinte environnementale individuelle compte tenu des méthodes de production appliquées dans l’industrie agroalimentaire. Un impact élevé appelé à augmenter toujours plus avec l’accroissement démographique attendu d’ici 2050 (nous serons 72 millions de Français et 9 milliards d’individus à nourrir dans le monde) mais qu’il est possible de maîtriser en adoptant un régime alimentaire plus adapté.

Une industrie alimentaire à fort impact environnemental

Représentant plus d’un quart de l’empreinte carbone des Français, l’alimentation constitue de nos jours un poste d’émissions de gaz à effet de serre équivalent au transport ou au logement. Nos modes d’alimentation ont fortement évolué depuis le siècle dernier et l’impact de la production alimentaire n’a eu de cesse d’augmenter au cours du 20ème siècle. Avec l’accélération des rythmes de vie et le temps consacré à la préparation des repas en diminution, les ménages se sont tournés progressivement vers des produits faciles à conserver et à préparer. La consommation de fruits et légumes transformés (chips, purées, frites, compotes, confitures, conserves, surgelés, déshydratés, jus) a été multipliée par deux en l’espace d’une vingtaine d’années, et nos habitudes de consommation ont également évolué vers une alimentation plus riche en graisses, en sucres ou en protéines animales, nécessitant plus de ressources naturelles.

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En parallèle, l’industrialisation des modes de culture a permis d’augmenter les rendements et les capacités de production (essor de l’élevage intensif, des cultures sous serre et de l’utilisation d’intrants…) et la mondialisation offre désormais la possibilité de consommer des produits provenant des quatre coins du monde. Autant de changements qui ne sont pas sans contrepartie et qui ont entraîné au fil des années, une forte hausse de notre impact environnemental. En effet, si la majeure partie de ces impacts se situe à l’étape de production agricole, et dépend donc principalement de la nature des aliments consommés et de leurs modes de production, toutes les autres étapes de la chaîne alimentaire ont également vu leur quantité d’émissions augmenter de manière significative. Outre l’agriculture donc, qui représente 20% des gaz à effet de serre en France, les consommations d’énergie nécessaires pour la transformation industrielle, le transport, le stockage et la distribution des aliments ont elles aussi grimpé en flèche.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Autre conséquence de la consommation de masse et de l’industrialisation de la production, le gaspillage a lui aussi fortement augmenté ces dernières années. On estime par exemple que 10 millions de tonnes d’aliments sont gaspillés tout au long de la chaîne de production chaque année dans l’Hexagone, soit 150 kilogrammes par personne.

Mieux manger pour moins polluer : le défi d’une alimentation plus durable

Malgré tout, s’il semble parfois difficile d’échapper aux rouages de l’alimentation industrielle et bon marché, il est aujourd’hui possible de concilier une alimentation à la fois nourrissante, en quantité suffisante, sans risque pour notre santé, à un prix abordable et respectueuse de l’environnement. Il vous suffit pour cela de changer vos comportements de consommation dans le but de minimiser les impacts écologiques de votre alimentation.

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L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) recommande dans ce cadre d’adapter son régime alimentaire en sélectionnant des produits dont la fabrication ou la conservation nécessiteront moins d’énergie ou de ressources. Il est possible de limiter les boissons sucrées et sodas, mauvaises pour la santé et trop volumineuses à transporter, de privilégier l’achat de fruits et légumes de saison, ou de manger plus de légumes secs et des céréales complètes pour remplacer une partie des protéines animales (viande, fromage, lait). Les lentilles, fèves, pois et haricots secs par exemple n’ont que des atouts : ils sont bons pour la santé, riches en protéines, et n’ont pas besoin d’engrais pour être cultivés.

Faire attention à la provenance des aliments est également primordiale si l’on veut adopter une alimentation durable. On préférera ici les circuits courts de proximité en adhérant à une Amap par exemple plutôt que la grande distribution (les Amap sont des associations qui favorisent l’agriculture paysanne et biologique, en créant un lien direct entre paysans et consommateurs). Il est en effet conseillé de recourir à l’agriculture raisonnée ou bio, grâce à laquelle vous prendrez soin de votre santé et contribuerez aux efforts des agriculteurs engagés pour le développement des légumineuses, la diversification des cultures, la plantation de haies, l’amélioration de l’alimentation animale, ou les modes d’élevage respectueux des conditions animales. Pour réduire vos poubelles, vous pouvez aussi acheter en vrac et participer au mouvement « zéro déchet », en évitant les produits « suremballés ».

En termes de gaspillage enfin, l’Ademe préconise de multiples solutions au quotidien pour limiter le gaspillage, comme entre autres, faire l’inventaire de vos placards avant de faire vos courses, cuisiner les bonnes quantités ou accommoder les restes. Rappelons ici que les pouvoirs publics ont pour objectif de réduire de 50% le gaspillage alimentaire d’ici 2025 et entendent bien mettre à contribution tous les acteurs impliqués (agriculteurs, industriels, enseignes de distribution et consommateurs).

Crédits photo : Felix Broennimann

Rédigé par : La Rédaction

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