Le Qatar veut augmenter sa production de GNL de 30% d'ici 2024 Le Qatar veut augmenter sa production de GNL de 30% d'ici 2024

Le Qatar veut augmenter sa production de GNL de 30% d’ici 2024

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Soumis à de fortes pressions économiques par ses voisins arabes qui l’accusent de soutenir « le terrorisme » et de se rapprocher de l’Iran, le Qatar ne s’en laisse pas conter et envisage même de renforcer ses positions sur le marché mondial du GNL, avec ou sans le soutien de ses partenaires habituels. Saad al-Kaabi, le patron du géant public Qatar Petroleum (QP), a en effet annoncé lors d’une conférence de presse à Doha, mardi 4 juillet 2017, son ambition d’augmenter sa production de gaz de 30% d’ici 2024, sécurisant ainsi le leadership qatari sur ce marché pour plusieurs années supplémentaires.

Premier exportateur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL), le Qatar devrait conserver sa position dominante pour plusieurs années encore. Le petit émirat prévoit en effet de produire 100 millions de tonnes de gaz naturel par an à l’horizon de 2024, contre 77 millions de tonnes actuellement. Cette augmentation d’environ 30% va porter la totalité du gaz extrait au Qatar à l’équivalent de 6 millions de barils de pétrole par jour (mbj), et « renforcer la position du Qatar » qui « restera pour longtemps leader mondial du secteur GNL », a déclaré M. Kaabi.

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Ce projet d’augmentation de la production se fera en partenariat avec des compagnies internationales dans la mesure du possible, a ajouté le patron du groupe QP, précisant qu’il pourrait très bien envisager de se débrouiller seul si les pressions économiques et commerciales de ses voisins (l’Arabie Saoudite, les Emirats, Bahreïn et l’Egypte) étaient maintenues dans l’avenir. « S’il n’y a pas de compagnies prêtes à travailler avec nous, nous arriverons à (l’objectif de) 100 millions de tonnes », a-t-il affirmé.

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En avril, Qatar Petroleum avait annoncé son intention d’augmenter sa production de 10% sur son vaste gisement North Field qu’il partage avec l’Iran, levant ainsi un moratoire en vigueur depuis 2005 en raison d’études sur les incidences à long terme d’une exploitation plus étendue. Ce pays a dépensé des centaines de milliards de dollars pour le développement de son gisement et il est désormais « grand temps » de lever ce moratoire, avait expliqué M. Kaabi.

Crédits photo : QP

Rédigé par : La Rédaction

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