Les bonnes pratiques pour devenir "plus écolo" au bureau Les bonnes pratiques pour devenir "plus écolo" au bureau

Les bonnes pratiques pour devenir « plus écolo » au bureau

Si les Français semblent plutôt favorables aux objectifs de transition énergétique défendus par le gouvernement et se disent prêts à réduire leur consommation d’électricité pour à la fois diminuer leurs factures et contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique, le pas entre bonnes intentions et actions concrètes est parfois difficile à franchir. Un constat d’autant plus vrai sur le lieu de travail où les outils numériques, désormais très répandus, ont un impact considérable en matière de consommation d’électricité. Pour y remédier, l’Ademe propose depuis le jeudi 15 juin 2017, un nouveau guide pratique recensant les clés et les conseils pour adopter des comportements plus responsables au bureau. Explications.

Le lieu de travail, source de gaspillage et de consommation d’énergie

Si les économies d’énergie sont bel et bien l’affaire de tout un chacun, elles ne relèvent pas exclusivement de la sphère privée et doivent également être privilégiées dans un cadre plus professionnel. Le lieu de travail, que ce soit une entreprise, une collectivité, ou une association, est bien souvent le théâtre d’un gaspillage important d’énergie, encouragé par le fait que chaque utilisateur n’est pas ici relié directement à la tarification de sa consommation (contrairement à son domicile).

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Alors que plus de 13 millions de Français travaillent actuellement dans des bureaux (soit 46% de la population active) et y passent en moyenne près de 200 jours par an, la généralisation de réflexes simples permettrait sans aucun doute d’améliorer la vie de tous les jours au travail et de réduire encore un peu plus notre impact sur l’environnement. Informatique, chauffage, climatisation, déplacements, tous ces aspects de la vie de bureau laissent une empreinte environnementale en termes de consommation d’énergie (mais aussi de matières premières, de production de déchets, de polluants et de gaz à effet de serre), alors qu’ils pourraient être facilement optimisés. Dans son guide « Écoresponsable au bureau« , l’Ademe nous propose quelques pistes d’actions à mettre en place et à appliquer à titre individuel ou collectif dans votre organisation.

Une utilisation responsable des outils de bureautique

Les outils de bureautique facilitent le quotidien et offrent, dans le secteur de l’entreprise, un gain de temps, d’efficacité et donc de performance. Pour autant, ces outils de travail, qui désignent ici les ordinateurs, les téléphones, les imprimantes ou les photocopieuses, sont également très énergivores et doivent être utilisés avec parcimonie. Un ordinateur fixe par exemple, consomme de 120 à 250 kWh/an, et son écran peut représenter jusqu’à 30% de sa consommation d’énergie totale. Des proportions qui prennent d’autant plus de sens lorsque l’on sait que 4% des écrans et 15% des unités centrales sont encore laissés allumés en permanence. Il est donc fortement conseillé d’utiliser le mode veille et d’éteindre l’ordinateur au-delà d’une heure d’inactivité. Évitez surtout « les économiseurs d’écran animés » qui en réalité, empêchent la mise en veille et n’économisent pas d’électricité. Certains économiseurs d’écran faisant appel à des graphismes 3D « peuvent même consommer autant, sinon plus, que le mode actif », explique l’Ademe.

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Dans le même sens, l’Ademe suggère de ne pas forcément privilégier la lecture sur écran. « Au-delà de deux à trois minutes de lecture à l’écran, il est préférable d’imprimer le document« , selon Bela Loto Hiffler, auteur du guide pour l’Ademe. « Mais à condition d’imprimer en noir et blanc, recto verso et deux pages par feuille si possible. Il existe aussi des polices de caractères économes en encre, téléchargeables gratuitement, comme EcoFont, Ryman Eco et Garamond », ajoute-t-elle. Pour autant, l’impression est un point essentiel de gaspillage et doit être limitée au maximum. Le développement du numérique n’a pas, comme escompté, entraîné de véritable diminution de la consommation de papier, qui représente encore 75% des déchets de bureau. Chaque salarié consomme annuellement 70 à 85 kg de papier, soit l’équivalent de trois ramettes par mois, et le recyclage est pour le moment beaucoup moins efficace au bureau qu’à domicile (seulement 20% des papiers y sont recyclés, contre 41% à la maison). « Le recyclage des papiers évite pourtant l’émission de 390.000 tonnes de dioxyde de carbone (CO2) par an, soit les émissions annuelles de 200.000 voitures », poursuit l’Ademe.

Optimiser l’usage d’Internet et des e-mails

Comme pour le papier, l’utilisation du net doit être envisagée sous un angle plus environnemental. Souvent sous-estimé du fait de son immatérialité, Internet génère des impacts environnementaux bien réels. Envoyer un e-mail d’un Mo équivaut à une heure de consommation d’une ampoule de 25 W (soit 25Wh), et un courriel sans pièce jointe à 5Wh. Pour les rendre moins énergivores, l’Ademe préconise ici de bien cibler les destinataires, de limiter les pièces jointes (ne pas répondre en laissant la pièce jointe), et de supprimer les mails devenus inutiles. Attention également au choix du navigateur pour les recherches sur internet. Certains consomment plus d’énergie que d’autres, Chrome étant « un des plus gourmands (27 Wh pour 1.000 pages vues) devant Internet Explorer et Firefox« , ajoute l’Agence.

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Concernant les séances de navigation, il est recommandé de faire « court et simple« . Vous pouvez pour cela aller directement sur le site recherché, en utilisant l’historique de vos consultations, en créant des favoris dans votre navigateur pour les adresses que vous consultez régulièrement ou en tapant directement l’adresse URL d’un site lors d’une recherche. Mais également de faire une recherche précise en utilisant des mots-clés pertinents et en affinant votre recherche, utilisez les flèches au niveau de la barre d’adresse (reculer ou avancer d’une page) qui permettent d’économiser le rechargement des pages, et fermer les onglets que vous n’utilisez pas.

Il est possible enfin de limiter le fonctionnement des animations flash sur les pages consultées (elles sont gourmandes en énergie alors que certains logiciels permettent de les bloquer), et de supprimer régulièrement les informations inutiles ou les images périmées si vous êtes en charge d’un site web, d’un blog, ou d’une page sur un réseau. Son utilisation en sera d’autant moins coûteuse en énergie.

Pour un espace de vie partagé moins énergivore

Que vous travailliez dans un bureau individuel ou dans un espace de travail partagé, l’éclairage, le chauffage et la climatisation constituent eux-aussi des postes de consommation énergétique très importants pour une entreprise. Le chauffage tout d’abord, représente en moyenne près de 50% des dépenses en énergie des bureaux et peut être facilement économisé, même dans un espace ouvert.

Il faut pour cela bien penser à éteindre les radiateurs d’une pièce avant de l’aérer, fermer les volets, les stores et/ou les rideaux pendant la nuit (une bonne protection peut réduire de 60% la déperdition de chaleur d’une fenêtre), dégager les radiateurs de tout ce qui peut empêcher une bonne diffusion de la chaleur, et fermer les portes de communication avec les espaces peu ou pas chauffés comme les locaux de rangement par exemple. La consommation d’énergie pour la climatisation peut quant à elle atteindre 20% pour les grands immeubles de bureau. Il est conseillé dans ce cadre de bien rafraîchir le matin afin de créer des circulations d’air en ouvrant les fenêtres, de fermer les protections solaires, puis les fenêtres dès que la température extérieure dépasse celle du bureau, et d’utiliser des ventilateurs, une solution bien souvent suffisante et moins consommatrice d’énergie que la climatisation.

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L’optimisation de l’éclairage peut entraîner enfin jusqu’à 70% de dépenses en moins sur ce poste. Il suffit pour cela d’adopter quelques réflexes simples à mettre en place. Éteignez les lumières dans les bureaux et salles de réunion quand vous les quittez. « 10 minutes d’éclairage inutile 3 fois par jour, c’est l’équivalent au bout d’un an de 5 jours d’éclairage en continu », précise l’Ademe. Vous pouvez également installer votre poste de travail de manière à profiter au mieux de la lumière du jour, dégagez les fenêtres de ce qui fait obstacle à l’éclairage naturel, et bien penser à recycler vos lampes.

Crédits photo : Ademe

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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