Isolation des murs par l’extérieur ou l’intérieur : comment faire le bon choix ? - L'EnerGeek

Isolation des murs par l’extérieur ou l’intérieur : comment faire le bon choix ?

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Dans le cadre des nouvelles réglementations environnementales et thermiques (RE2018 ou RT2020) liées à la rénovation énergétique des logements ou bâtiments existants, l’isolation thermique des murs (comme des combles) se retrouve logiquement sur le devant de la scène. Premier rempart contre la chaleur ou le froid et principal atout d’un logement contre les déperditions d’énergie, l’isolation peut, quand elle est bien posée, permettre de réaliser de fortes économies sur la facture d’électricité. Il existe à ce jour plusieurs techniques pour optimiser l’isolation des murs, par l’extérieur ou par l’intérieur, dont le choix dépendra de l’état et des caractéristiques de chaque habitation. Explications.

L’isolation des murs par l’extérieur, le choix de l’efficacité

Solution la plus efficace « thermiquement parlant », l’isolation des murs par l’extérieur consiste à recouvrir vos murs d’une couche d’isolant supplémentaire. Relativement coûteuse, cette technique présente le principal avantage de ne pas modifier la surface habitable de votre logement et offre en moyenne une réduction de 25% des consommations d’énergie. Elle nécessitera néanmoins en contrepartie l’obtention préalable d’une déclaration de travaux ou d’un permis de construire.

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Elle peut être effectuée à l’occasion d’un ravalement de façade par exemple si votre habitation n’est plus toute jeune, et permet de renforcer l’étanchéité à la pluie et de traiter un grand nombre de ponts thermiques. Vous obtiendrez ainsi des températures stables et homogènes entre le jour et la nuit, l’été et l’hiver, et réduirez les écarts de température, donc les mouvements différentiels et les contraintes d’origine hygrothermique. Cette protection des structures contre les chocs thermiques et contre l’action agressive de l’eau permet notamment d’augmenter l’inertie thermique et participe à la pérennité du bâtiment.

L’isolation thermique extérieure (ITE) peut être envisagée aussi bien pour des projets de bâtiments neufs ou en rénovation et se décline sous deux formes particulières, l’ITE sous enduit et l’ITE sous bardage. Dans le premier cas, l’isolant est couvert par un sous-enduit qui maroufle une armature de fibre de verre, tandis qu’un enduit de finition vient terminer le système. Dans le cas d’une ITE sous bardage, l’isolation thermique est réalisée par l’insertion d’isolants entre les ossatures bois, elles-mêmes fixées au support au moyen d’équerres. Le bardage est fixé ici directement sur l’ossature bois.

L’isolation des murs par l’intérieur, une isolation plus économique

A privilégier dans le cas où vous ne souhaitez pas modifier l’extérieur de votre logement, l’isolation thermique par l’intérieur (ITI) coûte généralement moins cher mais ne permet pas de traiter l’ensemble des ponts thermiques d’un mur. Ces ponts sont créés par les liaisons mur/plancher (ou plafond) et le pourtour des menuiseries (fenêtres et portes) et peuvent entraîner des déperditions calorifiques non négligeables (5 à 10 % des pertes de chaleur d’une maison non ou mal isolée).

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Cette technique sera donc légèrement moins efficace que la première, tout en restant rapidement rentable. Les performances de votre isolation dépendront en grande partie de l’épaisseur de l’isolant que vous choisirez d’installer. Logiquement, plus l’épaisseur est importante, plus elle est isolante, mais plus elle empiète également sur votre espace habitable. Un point à ne pas négliger dans le cas d’une petite surface habitable. Cette solution ne nécessitera aucune démarche administrative mais impliquera de gros travaux au sein même de votre habitation, ce qui peut être un inconvénient en fonction de la durée du chantier.

Il existe deux grandes solutions techniques d’isolation des murs par l’intérieur. L’isolation des murs sous ossature métallique tout d’abord est la solution la plus polyvalente et celle qui permet le meilleur calfeutrement des parois. Ce système permet de mettre en œuvre des isolants très performants dont les fortes résistances thermiques sont adaptées à la construction BBC (dans les logements neufs), mais également de récupérer la planéité des murs irréguliers ou courbes en s’adaptant à tout type de contrainte (décrochement de mur, défaut d’aplomb, aspérités, humidité, etc.) dans le cas d’une rénovation. Ce système est également approprié dans le cas de murs mitoyens qui doivent faire l’objet d’une isolation phonique soignée, la paroi intérieure se retrouvant désolidarisée du mur mitoyen, limitant de ce fait la transmission des vibrations sonores.

L’isolation des murs par doublage collé associe quant à elle deux éléments par collage, un isolant et une plaque de plâtre. Ce système de doublage permet de poser en une seule fois l’isolant et le parement, le panneau de doublage étant directement fixé sur le mur à l’aide d’un mortier adhésif. Ce type d’isolation nécessite toutefois une planéité impérative des murs, une caractéristique pas toujours évidente à obtenir en cas de rénovation d’un logement ancien fait de murs en pierre par exemple.

L’isolation répartie, une option supplémentaire pour les logements neufs

Il existe enfin une troisième façon d’isoler votre logement en cas de construction neuve ou d’extension. Cette technique, baptisée « isolation thermique répartie » (ITR) consiste à faire supporter l’isolation au gros œuvre afin d’éviter un ajout de matériau qui, mal posé, pourrait engendrer une mauvaise étanchéité à l’air. Le matériau de construction de l’habitation sert donc ici à la fois de paroi et d’isolant et offre un délai de construction réduit. On utilise pour cela des matériaux de type monomatériaux comme des briques monomurs ou des blocs de béton cellulaire, ou de type plurimatériaux (bois, paille ou chanvre par exemple).

Crédits photo : Akuptsova

Rédigé par : La Rédaction

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