L'assureur AXA renforce son engagement contre le charbon - L'EnerGeek

L’assureur AXA renforce son engagement contre le charbon

Le groupe français d’assurance Axa, soucieux d’intégrer les risques environnementaux, sociaux et de gouvernance (risques dits « ESG ») dans ses nouvelles stratégies, continue de réorienter ses investissements vers des projets plus durables. AXA Investment Managers (Axa IM), sa filiale de gestion d’actifs, a annoncé mardi 25 avril, sa volonté d’appliquer aux comptes de tiers sa politique de retrait de toutes les activités commerciales liées à une exploitation majoritaire du charbon.

Alors que les investissements dans les activités liées au charbon reculent de manière significative à l’échelle internationale, le groupe français AXA a annoncé son ambition de réduire encore un peu plus ses investissements liés au charbon, en étendant sa nouvelle politique d’investissement responsable à tous ses comptes tiers.

Lire aussi : Axa veut de l’électricité verte en France

Annoncée dès 2015 avant la conférence de Paris sur le climat, cette politique anti-charbon avait pour objectif premier de désinvestir 500 millions d’euros du secteur du charbon et de tripler ses investissements verts d’ici 2020. Si elle ne concernait jusqu’à présent que les actifs gérés pour le compte de sa maison mère, cette nouvelle stratégie se traduira désormais par un désinvestissement progressif de toutes les entreprises qui tirent à ce jour plus de 50% de leur chiffre d’affaires du charbon. AXA entend en effet « appliquer cette stratégie à l’ensemble des portefeuilles de ses clients », a annoncé la filiale AXA IM dans un communiqué. Cette décision, qui vise notamment les sociétés minières et les fournisseurs d’électricités, s’appliquera donc à quelque 714 milliards d’euros d’actifs sous gestion et conduira au désinvestissement de 177 millions d’euros des portefeuilles obligataires et actions.

Lire aussi : Malgré son engagement pro-climat, Axa veut continuer à investir dans le pétrole et le gaz

Un effort qui va dans le bon sens bien sûr mais qui reste malgré tout largement insuffisant pour plusieurs ONG dont Les Amies de la Terre. Celle-ci considère notamment le seuil de 50% adopté par Axa comme « beaucoup trop élevé« , puisqu’il permet à l’assureur de « continuer à investir dans des entreprises qui, loin de tourner la page du charbon, prévoient la construction de nouvelles centrales ». Le sud-coréen KEPCO, par exemple, qui tire 46% de ses revenus du charbon, échappe à l’exclusion d’Axa, qui « a réinvesti dans l’entreprise à hauteur de 90 millions de dollars » (82,8 millions d’euros) en 2016, affirment les ONG.

Crédits photo : AXA

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
Développement des énergies renouvelables, promotion de l'efficacité énergétique ou de la rénovation thermique, rôle de l'énergie nucléaire dans la transition énergétique... Alors que le débat de l'entre-deux tours s'est avéré animé mercredi 3 mai 2017, les questions énergétiques semblent être…
mer 29 Nov 2017
Vendredi 24 novembre, dans une copropriété en cours de rénovation du 12e arrondissement de Paris, le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, et son homologue de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard, ont dévoilé à la presse…
jeu 24 Juil 2014
Selon un rapport de l'association écologiste WWF qui recense les trente centrales à charbon les plus polluantes de l'Union européenne, l'Allemagne détiendrait quatre des cinq unités de production les plus émettrices de CO2. Et en effet, cette étude baptisée "Europe's…
jeu 1 Juin 2017
Après plusieurs mois de baisse contrebalançant la forte hausse du mois de janvier 2017, les tarifs réglementés du gaz n'augmenteront plus avant l'été. Selon un communiqué officiel de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) publié mardi 30 mai dernier,…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *