Etiquettes-énergie : les rendre plus lisibles pour une meilleure efficacité énergétique Etiquettes-énergie : les rendre plus lisibles pour une meilleure efficacité énergétique

Etiquettes-énergie : les rendre plus lisibles pour une meilleure efficacité énergétique

Alors que la consommation des ménages ne cesse d’augmenter et que l’efficacité énergétique est devenue peu à peu un des enjeux fondamentaux de la transition énergétique, l’Europe tente d’agir dans le sens d’une plus grande responsabilité énergétique en facilitant l’accessibilité des produits les moins énergivores aux consommateurs. La Commission européenne a en effet annoncé fin mars 2017 la mise en place, pour les appareils ménagers, de nouvelles étiquettes-énergie plus lisibles et mieux adaptées aux progrès technologiques enregistrés ces dernières années.

Les usages spécifiques de l’électricité

La consommation d’électricité des ménages a augmenté de plus de 50% en France depuis les années 1990, en grande partie à cause des usages spécifiques de l’électricité qui représentent près de 52%. Ces usages spécifiques désignent des équipements qui ne peuvent fonctionner qu’avec de l’électricité. C’est notamment le cas des appareils électroménagers dont la consommation spécifique a progressé de 40% durant les vingt dernières années.

Si cette tendance peut surprendre au regard des efforts consentis vers une meilleure efficacité énergétique, elle s’explique logiquement par le développement du multimédia ou l’augmentation du taux d’équipements électriques des ménages. En parallèle, ce dynamisme a été accompagné par la mise en place d’outils de mesure permettant d’y voir plus clair, et d’épauler les consommateurs dans le choix d’appareils les plus économes en énergie : les étiquettes-énergie.

Une échelle de performance énergétique

Conçue pour fournir aux consommateurs des informations fiables et comparables, l’étiquette-énergie accompagne les produits en sortie de fabrication et comporte, sous forme de pictogrammes, des informations sur les caractéristiques essentielles pour choisir un appareil ménager performant et respectueux de l’environnement. Cette échelle de performance énergétique a été mise en en place au niveau européen dans les années 1990, et distingue les différents degrés de consommation allant de la classe G pour les appareils peu économes à la classe A +++ pour les appareils sobres et efficaces sur le plan énergétique (un appareil classé A+++ par exemple consommeraient 30 à 60 % de moins qu’un appareil classé A+).

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Comme l’explique Monique Goyens, directrice générale de l’Organisation européenne des consommateurs, « en améliorant les niveaux de consommation énergétique des appareils ménagers ou électriques quotidiens, nous permettons aux consommateurs de limiter l’augmentation de leur facture d’énergie […] et alors que les achats en ligne augmentent de plus en plus, il est parfaitement logique pour les acheteurs d’avoir une étiquette d’énergie utile à leur disposition pour comparer les produits ».

On retrouve notamment ce dispositif sur les lampes, les ordinateurs ou les téléviseurs mais aussi depuis le 1er janvier 2015, sur certains appareils électroménagers comme les fours, les réfrigérateurs, les congélateurs, les lave-linge, les lave-vaisselle ou les hottes. Les hottes, par exemple, disposent d’un barème incluant à la fois la classe d’efficacité énergétique, la consommation d’énergie annuelle en kWh, la classe d’efficacité d’évacuation des flux de vapeur, la classe d’efficacité d’éclairage de la surface de cuisson, la classe d’efficacité de filtration des graisses et enfin, la déclaration du niveau de bruit aérien de l’appareil.

Vers une classification plus lisible pour les consommateurs

Problème, la notation actuelle serait devenue inadaptée aux évolutions du progrès technologique et à l’optimisation considérable des appareils en termes de consommation d’énergie. Allant de « A+++ » à « G », cette échelle ne rendrait plus compte des véritables performances de chaque appareil et induirait même de la confusion chez le consommateur qui ne perçoit pas nécessairement que la différence est aussi grande entre des produits de catégorie A et A+ qu’entre A et B.

Les étiquettes-énergie affichées sur les appareils ménagers devraient donc bénéficier d’un toilettage et d’une simplification destinés à les rendre plus lisibles pour les consommateurs. Selon un communiqué de la Commission européenne publié mardi 21 mars dernier, les États membres et le Parlement européen auraient déjà trouvé un accord de principe dans ce sens permettant une révision des règles régissant l’étiquetage de l’efficacité énergétique des appareils ménagers, et le retour à une classification de A à G plus compréhensible.

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La Commission, qui avait soumis au Parlement et Conseil de l’UE un projet de révision en juillet 2015, s’est félicitée d’un accord « qui donne plus de pouvoir aux consommateurs ». « Les innovations technologiques permettent aux citoyens européens de profiter des produits les plus avancés sur le marché, il était donc grand temps de mettre à jour la gamme des étiquettes », a souligné de son côté le vice-président de la Commission en charge de l’Union de l’Énergie, Maros Sefcovic, cité dans le communiqué.

Crédits photo : Lars Curfs

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • Il est appréciable d’observer qu’après 25 ans d’existence, l’étiquette-énergie revient à une échelle plus simple et des classes qui suivront le progrès en matière d’efficacité énergétique.

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