Une maison à énergie positive : comment ça marche ? - L'EnerGeek Une maison à énergie positive : comment ça marche ? - L'EnerGeek

Une maison à énergie positive : comment ça marche ?

Alors que la nouvelle Réglementation Environnementale (RE2018) se profile comme étant au coeur de la transition énergétique, l’expression « maison à énergie positive » reste encore un peu floue pour de nombreux consommateurs. S’agit-il seulement d’une maison qui produit sa propre électricité ? En fait, le terme renvoie à plusieurs normes énergétiques qui visent à diminuer la consommation de la maison. Et ces installations nouvelle génération ne concernent pas seulement les propriétaires de logements neufs : les anciens bâtiments peuvent également être concernés grâce aux rénovations énergétiques.

Une maison optimisée

Depuis quelques années, l’idéal de la maison passive (une maison qui consomme très peu d’énergie) a été remplacé par une idée plus innovante encore : une maison capable de générer elle-même l’énergie dont elle a besoin. Le concept de maison à énergie positive désigne donc une habitation qui consomme son énergie de façon eco-responsable mais qui est également dotée de moyens de production. Dans les faits, la loi sur la transition énergétique liste en détails les éléments qui permettent à une habitation d’entrer dans cette catégorie. Les normes concernent en premier lieu l’isolation de l’habitation : elle doit être d’un excellent niveau afin de limiter au maximum les déperditions d’énergie. Dans le même temps, la maison doit être équipée d’au moins une unité de production d’énergie renouvelable : panneaux photovoltaïques ou éolienne domestique. Grâce au respect de ces normes, la maison à énergie positive doit produire naturellement plus d’énergie qu’elle en consomme.

Des avantages pour les consommateurs et pour le réseau

La maison à énergie positive a de quoi séduire les propriétaires puisqu’elle promet une diminution de la consommation d’énergie d’environ 10%. Soit une répercussion non négligeable sur la facture énergétique à la fin de l’année. Or, les dépenses énergétiques liées au foyer représentent un pôle de dépenses important pour les ménages français (un peu moins de 250 € par mois et par foyer). Et la promesse de la maison à énergie positive ne s’arrête pas là : pour les particuliers qui souhaitent revendre leur surplus de production, l’argent ainsi récolté peut permettre d’amortir plus rapidement le coût de l’installation renouvelable.

Mais l’avantage ne se limite pas au seul cas des particuliers. Dès 2018, avec la nouvelle Réglementation Environnementale (RE2018), le gouvernement veut rendre obligatoire le cahier des charges de la maison à économie d’énergie positive pour tous les bâtiments neufs. Un moyen efficace d’accélérer la transition énergétique dans tous les foyers français.

La maison à énergie positive : pour le neuf et l’ancien

On pourrait croire que le concept de maison à énergie positive ne concerne que les logements neufs ; il n’en est rien. Désormais, c’est surtout le marché de l’ancien qui est visé par les nouvelles normes énergétiques, et le gouvernement met en place différentes mesures pour inciter les particuliers à investir dans la rénovation énergétique de leurs habitations. Ces incitations recouvrent un large spectre, de la prime d’aide pour le changement de chaudière à la prime pour l’installation de panneaux aérovoltaïques : les particuliers peuvent compter sur différentes aides.

Par définition, les maisons anciennes sont les plus énergivores du fait de la faible qualité des matériaux de construction et du manque d’isolation. Mais la rénovation énergétique permet d’intervenir à plusieurs niveaux, notamment grâce à la mise en place d’une isolation extérieure ou encore à l’installation de triple-vitrage. Ensuite, selon les types de structures, il est possible d’installer une unité de production d’énergie renouvelable, ce qui peut alors faire passer l’habitation rénovée dans la catégorie des maisons à énergie positive.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
mer 17 Mai 2017
Considéré comme un des gros fabricants de panneaux solaires à l'échelle mondiale, le groupe Solarworld a annoncé mercredi 10 mai 2017 son intention de déposer le bilan, compte tenu de l'ampleur de son endettement et des grandes difficultés rencontrées par…
ven 24 Fév 2017
Le groupe danois LM Wind Power, a annoncé jeudi 23 février la construction à compter du mois de mars prochain à Cherbourg en Normandie, d'une vaste usine de fabrication de pales d'éoliennes. Cette nouvelle unité de production dernière génération permettra…
mer 21 Sep 2016
Interrogé par la journaliste de France Inter Alexandra Bensaïd, le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, a souhaité revenir sur les performances de l’électricien. Dans l’émission On N’Arrête Pas l’Eco, le chef d’entreprise a ainsi expliqué que la transformation en cours, vers…
jeu 7 Juil 2016
Une nouvelle étude prospective de l'Agence pour l'environnement et la maîtrise de l'énergie (Ademe), publiée le jeudi 30 juin dernier, met en avant le rôle des énergies renouvelables dans le retour de la croissance économique et de l'emploi. L'Agence affirme…

COMMENTAIRES

  • Il faudra encore communiquer autour du concept « à énergie positive » car le particulier pense justement à tord que ne sont concernés que les logements neufs. Les incitations du gouvernement devraient soutenir une quantité de projets de rénovation de plus en plus conséquente. L’isolation du logement est une base fondamentale ; qui rend plus performante l’installation d’une unité de production d’énergie renouvelable.

    Répondre
  • Aux Etats-Unis çà vaut la peine de faire du solaire sur 80% des toitures, de quoi faire de l’énergie positive (Energie+) ! :

    « Google’s New Tool Says Nearly 80 Percent of Roofs Are Sunny Enough for Solar Panels »

    « In a new expansion of its Project Sunroof, the company has built 3-D models of rooftops in all 50 states, looked at the trees around people’s homes, considered the local weather, and figured out how much energy each house or building can generate if its owners plunk down for some panels.

    Top among the findings is that nearly 80 percent of all buildings the team modeled are “technically viable” for solar panels, meaning they catch enough rays each year to make generating electricity feasible. »

    https://www.technologyreview.com/s/603866/googles-new-tool-says-nearly-80-percent-of-roofs-are-sunny-enough-for-solar-panels/

    .

    Répondre
  • Évidemment, la technologie est là. Dès lors, tout est possible. Il reste à évaluer le cout d’un tel projet pour le budget de l’État et des collectivités publiques de ces incitations financières, et l’impact sur le cout du KWh TTC facturé aux abonnés suite au rachat à prix bonifié de l’électricité ainsi produite. D’où sortir les sommes considérables nécessaires au projet (de l’ordre de dizaines de milliards d’euros), si ce n’est par toujours plus d’impôts ou taxes, ou alors toujours plus d’endettement public ? Et c’est là le plus gros problème dans un contexte de prix bas des hydrocarbures (gaz ou fuel domestique), et qui devrait durer encore longtemps car les réserves sont encore très importantes.(voir la Norvège qui investit beaucoup dans ce domaine).

    De plus, pour ce qui est du bilan carbone de l’électricité produite par le photovoltaïque, celui-ci n’est pas forcément positif. http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0301421516301379

    Répondre
    • @ C02 : la carte citée plus haut ne fait que confirmer le potentiel du solaire aux Etats-Unis, çà ne signifie pas qu’il faut mettre du solaire PV partout et pour ma part certainement pas du solaire PV seul (je suis pour les meilleures solutions types hybride donc thermique inclus etc quand çà se justifie le mieux).

      Les subventions aux énergies fossiles sont toujours bien plus importantes dans le monde aux énergies fossiles polluantes puis au nucléaire risqué et émetteur de déchets de durée ingérable et enfin aux renouvelables recyclables qui arrivent derrière.

      Les énergies fossiles et nucléaire sont pourtant plus polluantes et radioactives par rapport aux énergies renouvelables et elles sont à l’origine de gabegies énergétiques et autres pics de consommation.

      Malgré cela et sans subventions les énergies renouvelables dont solaire et éolien remportent régulièrement et de plus en plus des appels d’offre face aux autres énergies pourtant jusqu’ici les moins chères, ce n’est pas sans raisons.

      Malgré cela également et alors que les aides sont absentes dans de plus en plus de pays avec même désormais la taxation d’énergies renouvelables et que dans tous les cas ces aides sont très réduites et limitées, les énergies renouvelables continuent leur développement et leur prix continue de baisser alors que leur technologie continue de s’améliorer.

      Beaucoup de gens et d’entreprises font ce choix parce que c’est moins cher dans beaucoup de pays et de plus en plus souvent sans aides.

      La réalité économique s’impose, reste à l’offre à s’adapter pour être complète, cohérente et la plus efficiente (exemple : quand on fait du solaire, autant l’utiliser pleinement avec PV + chaleur = ECS + chauffage etc et l’intégration totale dès la construction avec les éléments de charpente et d’isolation comme on le fait parfois à la suite d’un programme de R&D européen est encore mieux et a un excellent EROEI très positif !)

      Dans mes interventions j’ai le plus souvent, quand je le pouvais, souligné l’importance d’utiliser au mieux chaque technologie, c’est l’un de mes soucis majeur, et pour ce qui concerne par exemple le photovoltaïque j’ai toujours rappelé l’importance de faire de préférence de l’hybride (Dualsun, Nelskamp etc) donc d’utiliser au maximum le potentiel solaire et dans le stockage d’opter plus pour du stockage local qu’individuel et dans le cas individuel d’utiliser les meilleurs stockages chaleur (Sunamp, Stiral etc) et dans les batteries celles de flux pour leur absence de pertes (Redflow etc) ou saline (Aquion Energy etc).

      Ceci pour dire que je suis plus que conscient du véritable intérêt et avantages et inconvénients de chaque énergie, dont le taux de retour énergétique EROEI et de tous les autres paramètres de comparaisons.

      A ma connaissance il existe près de 300 études sur l’EROEI du solaire PV dont l’extended EROI (EROIext) et différents paramètres de calcul que l’on peut utiliser pour comparer des énergies.

      (Il ne s’agit pas là d’émissions de C02 simples mais d’énergie produite et consommée, ne pas confondre).

      Elles sont toutes positives sauf la seule étude que vous citez de Ferruccio Ferroni et Robert J. Hopkirk qui donne un EROIext inférieur à un pour le solaire PV mais a été contestée par d’autres scientifiques pour notamment utiliser des données anciennes (Koppelaar etc).

      Charles Hall qui a introduit le concept d’EROEI reconnaît que ce concept n’est pas abouti pour comparer valablement des énergies dont des énergies intermittentes. Ce que confirme Ugo Bardi avec qui il a réalisé des études sur le solaire PV. Tous deux ne démentent d’ailleurs en aucun cas l’intérêt du solaire PV même seul (ce que je n’ai jamais préféré).

      La littérature scientifique sur ce sujet est assez vaste. L’étude que vous me citez se base sur des données principalement en Suisse avec des prix en Suisse, prend effectivement des études anciennes, ne parle que de solaire photovoltaïque, ne tient pas compte du fait que des fournisseurs chinois travaillent désormais avec 100% d’énergies renouvelables pour la production de panneaux, envisage le seul solaire PV ce qui est absurde dans le cas d’un mix énergétique renouvelables global, ne tient pas compte des différentes technologies PV, prend en compte un taux de renouvellement correspondant à des évolutions technologiques et de rendement de la part de gens satisfaits par le solaire et non du fait de son vieillissement, ne tient pas compte de l’aspect recyclage qui améliore encore le bilan, n’envisage pas du tout le solaire hybride etc

      Par exemple en Allemagne dans l’éolien on fait du repowering (remplacement d’une partie d’éolienne pour seulement 10 à 15% du prix initial, non parce que l’éolienne est vieille mais pour avoir une plus forte puissance. Idem dans le solaire. Intégrer entièrement ce type de données sans discernement abouti à des résultats biaisés.

      Cà fait évidemment baisser l’EROEI (tout comme pour les gens qui changent de portable tous les ans ou plus !)

      Pourtant les premiers panneaux solaires conçus en 1954 produisent toujours de l’énergie avec plus de 70% du rendement initial et ce ne sont pas les seuls dans ce cas, on trouve beaucoup de panneaux chinois de très bonne qualité.

      L’EROEI du nucléaire est également déplorable (sans parler du bilan complet jusqu’au grille-pain électrique pour se chauffer ou pour l’ECS où là « du puits à la roue » sans même parler des barrages et du réseau on plonge complètement !) :

      http://www.nature.com/scientificamerican/journal/v308/n4/box/scientificamerican0413-58_BX2.html

      Elle conclue également pour la Suisse notamment (et pas les Etats-Unis ou autres) par :

      « Research and development should however, be continued in order in future to have more efficient conversion from sunlight to electricity and a cheaper, more reliable PV-technology offering increased efficiency and a longer, failure-free lifetime. The market will then develop naturally. »

      Le marché n’a pas attendu pour se développer très fortement et les filières sont très conscientes de l’importance d’améliorer tous les bilans.

      85% de la population mondiale vit dans des régions très ensoleillées et pas seulement notamment en Suisse donc çà ne remet pas en cause la pertinence de cette technologie.

      Ces études sont à compléter et faire évoluer régulièrement pour avoir des données tenant comptes des évolutions les plus récentes.

      D’autres plus complètes vont d’ailleurs sortir sous peu.

      Il faut faire le tri entre celles objectives et d’autres financées par tel ou tel lobby comme c’est malheureusement trop fréquent.

      Cà n’a en outre pas d’intérêt de raisonner sur le seul photovoltaïque alors qu’encore une fois il est essentiel d’exploiter au mieux chaque source d’énergie selon les endroits et l’hybride par exemple a tout son sens dans la plupart des endroits car le PV chauffe (et le soleil aussi !)

      En outre les bilans où l’on capte la chaleur solaire d’été pour se chauffer l’hiver comme entre autres dans l’Alberta au Canada depuis plus de 10 ans, ont des bilans financiers, d’EROEI et d’émissions difficiles à battre tellement ils sont bons.

      Ce sont donc toutes ces approche globales qu’il faut exploiter au mieux et les technologies commencent à ne pas manquer mais il y a encore beaucoup de potentiel.

      Répondre
      • Pour la partie subventions, je rappelle qu’il est nécessaire de les ramener au MWh ou au MJ, ce que vous ne faites jamais. Les comparaisons n’ont, ainsi, aucun sens, vu que vous ne prenez en compte que la valeur absolue.
        L’industrie Chinoise du photovoltaïque serait ainsi déconnectée du réseau national et approvisionné exclusivement en énergies renouvelables bas carbone ? Vous me surprenez ! Avez-vous vérifié vos sources ?
        Avez-vous calculé l’impact de telles importations de panneaux photovoltaïques sur la balance des paiements du pays ? Une approche économique sérieuse de votre part serait souhaitable et cela manque vraiment.

        Répondre
        • @ C02 : Faux !

          Pour comparer des énergies on prend en compte le maximum de critères mais certains sont à venir et pas tous connus. Le nucléaire par exemple n’intègre jamais tous les critères intégralement dont le démantèlement par nature avec ses imprévus pas totalement connu, les risques et le stockage. Je pense que vous ne le contestez pas puisque c’est nous en tant que contribuables qui aurions la charge d’accidents nucléaires comme nos descendants les conséquences concernant le stockage de plus de 100.000 ans. Quand il faut stocker puis pouvoir ressortir des déchets au bout de 500 ans comme prévu par exemple en Allemagne entre autres çà fait sérieusement gonfler l’addition et les problèmes techniques et on connaît les déboires et coûts des premiers stockages souvent toujours pas réglés (Etats-Unis, Allemagne, Japon, Russie…) . Si l’on intègre le prix de la pollution durable des énergies fossiles c’est délirant et je vous laisse imaginer si l’on ajoute les impacts du réchauffement climatique. Il est évident comme plusieurs études le montrent que des énergies sales comme le nucléaire filière uranium et les fossiles coûtent très cher au total. Pour le seul aspect du prix on a parlé régulièrement du coût du MWh produit par les différentes énergies dont nucléaire et on connaît aussi le MWh éolien dans différents pays. Les subventions sont largement en baisse sur les renouvelables, très limitées dans le temps et de plus en plus souvent inexistantes, ces dernières commençant même parfois à être taxées.

          Les subventions sont dès le départ inférieures pour les énergies renouvelables comme le mentionnent différentes études (IEA etc). De plus la R&D comme la formation sont généralement le plus souvent privées contrairement au nucléaire qui sont souvent des groupes d’Etats. Le prix du MWh est désormais très inférieur pour par exemple l’éolien comparé au nucléaire dans de nombreux pays. On est déjà à 49 euros le MWh éolien offshore au Danemark pays qui n’est pourtant pas réputé low-cost et c’est de l’offshore plus coûteux que l’onshore par nature. Même en y intégrant le stockage pour l’intermittence les renouvelables sont de plus en plus compétitives. Résultat elles gagnent les appels d’offres contre toutes les énergies et çà va continuer de plus en plus souvent car développement en série dans le monde et loi de Moore notamment.

          Je ne vois donc pas comment vous pourrez démontrer qu’au coût par MWh produit, subventions incluses, les énergies renouvelables dont l’éolien par exemple seraient plus chères. On ne voit pas non plus comment dans ce cas elles se développeraient partout plus vite dans le monde (plus de 170 pays concernés) que le nucléaire. A moins que tout le monde se trompe et que vous soyez le seul à avoir raison !

          Sans oublier qu’elles sont recyclables et sans risques, immense avantage sur la durée aussi.

          Je ne vous remets pas de multiples études car de toutes façons vous ne les lisez pas tellement convaincu que le nucléaire est la solution miracle alors que la filière uranium Gén 3 est dépassée.

          Pour la Chine il y a en effet de plus en plus de marques de solaire chinoises (pas encore toute la Chine évidemment) qui passent à la production 100% renouvelables pour leur fabrication de panneaux solaires.

          La Chine vend à l’international et vue la concurrence elle progresse et c’est bien pour tout le monde.

          A titre indicatif votre étude principalement sur la Suisse parlait de la durabilité des panneaux solaires. Un organisme connu et réputé qui compare la durabilité des panneaux est le norvégien GNV. Dans son dernier classement de 2016 le premier groupe en qualité est le japonais Kyocera mais le second est chinois et d’autres suivent de près.

          Il devient comme on le constate de plus en plus rentable pour beaucoup de pays, entreprises et personnes de faire du solaire donc malheureusement souvent d’importer du solaire notamment de Chine pour le moment que de payer des opérateurs locaux qui importent des énergies fossiles ou de payer du nucléaire de moins en moins compétitif (Etats-Unis, Japon etc).

          C’est regrettable de devoir importer mais dès lors que les consommateurs font des gains par rapport à du fossile ou autre également importé çà n’a pas d’impact défavorable sur la balance des paiement, au contraire.

          Tesla va comme Toyota mettre du solaire sur ses voiture, il le fait avec le japonais Panasonic faute de la part des américains d’avoir assez vite développé le solaire. Renault ne fabrique ni ses batteries ni ses moteurs électriques pour la Zoé entre autres, il les importe à cause notamment de gens comme vous ou comme ici François Cordelle qui ne veulent pas voir les changements en cours et se croient les meilleurs au monde alors que les réalités montrent que nous avons un problème avec notre filière nucléaire et qu’il faut le régler !

          De plus pour mémoire le prix d’un panneau solaire est faible par rapport à la main d’oeuvre locale de mise en place et de suivi.

          En outre si vous faîtes de l’hybride comme je le préconise il est fabriqué en France et en Europe.

          Enfin pour mes sources vous noterez que j’essaie de vous fournir toujours des fiables et les meilleures possibles même si avec les développements rapide des technologies et évolutions tous les aspects ne sont pas immédiatement traités.

          Vous me citez la seule étude sur près de 300 qui donne pour le solaire un Eroei un peu négatif, essentiellement basé sur le cas Suisse avec des prix suisses et qui prend des données de 1998 comme d’autres scientifiques plus réputés l’ont relevé. Je la connaissais et l’ai relue entièrement avec intérêt mais elle est déjà contredite par des équipes plus qualifiées, plus complètes et plus récentes et il va en arriver d’autres plus complètes encore car le processus de comparaison évolue pour être plus fiable.

          Répondre
          • Vous donnez ainsi tort à la Cour des Comptes en France sur le calcul du cout des énergies. Je ne suis pas le seul, bien au contraire, a évoquer ces éléments que vous contestez.
            Vous ne comptez pas le cout de la régulation du réseau par les centrales back-up.
            Au Danemark, la faiblesse du cout de l’éolien est facturé très cher au consommateur. Le cout du KWh est ainsi le plus élevé au monde, et vous le savez bien.http://www.knowckers.org/2015/06/dossier-energies-renouvelables-le-cas-danois-est-il-si-exemplaire/

          • @ CO2 : vous mélangez plein de données. La Cour des comptes n’a jamais analysé le prix des énergies renouvelables en fonction des MWh produits du fait même que nous avons encore peu d’énergies renouvelables.

            On sait très bien dans le monde que les énergies fossiles (et c’est un gros problème de pollution et de climat notamment) sont les plus subventionnées, suivies par le nucléaire et en dernier les renouvelables. L’IEA qui parmi d’autres le démontre n’est pourtant pas particulièrement historiquement en faveur des renouvelables.

            Si les subventions aux renouvelables ont une durée très limitée dans le temps et sont en baisse régulièrement, le nucléaire continue d’être subventionné pour renflouer EDF, Areva et différents aspects concernant la R&D, CEA etc, la formation, les sites de stockage etc mais surtout de toutes façons les risques. En cas d’accident la Cour des comptes mentionne dans son rapport de 2012 des coûts estimés par les opérateurs entre 600 et 1000 milliards d’euros par réacteur (on en a 58). Essayez en plus d’imaginer une zone comme Tchernobyl ou Fukushima en France où la densité est élevée et le pays 1er mondial au plan touristique.

            Engie qui est le 2e opérateur français mais majoritaire en renouvelables en France affirme étude très détaillée à l’appui qu’entre autres la région Paca de 5 millions d’habitants peut passer à 100% d’énergies renouvelables d’ici à 2030 stockage compris à un prix de 20% inférieur au nucléaire ancien actuel déjà pleinement amorti. Imaginez l’écart encore plus énorme avec le MWh d’un EPR récent, autour actuellement de 125 euros le MWh. Le prix d’achat éolien en France qui aide la filière à se développer, emplois et export à la clé, est fixé actuellement sauf erreur à 71 euros le MWh et continue de baisser régulièrement.

            Pourquoi croyez vous que le nucléaire a été stoppé depuis des décennies aux Etats-Unis où l’aspect financier compte pour beaucoup et pourquoi plusieurs opérateurs mondiaux n’arrivent pas à exporter et sont en difficultés financières. Cà ne tient pas seulement au bas prix des énergies. qui était récent. Cà datait déjà d’avant.

            Le groupe Lazard entre autres fait régulièrement des études comparatives sur les énergies de même que des départements d’Harvard en font sur les impacts des énergies.

            Voilà le résumé d’un article qui les cite :

            The first point is the very basic fact that new wind power and/or solar power plants are typically cheaper than new coal, natural gas, or nuclear power plants — even without any governmental support for solar or wind. Not only are they typically cheaper — they’re much cheaper in many cases.

            Et vous pouvez vous référez à l’étude comme à d’autres qui pourtant ne prend pas en compte les derniers prix mais fait une analyse au plan mondiale subventions comprises :

            https://cleantechnica.com/2016/12/25/cost-of-solar-power-vs-cost-of-wind-power-coal-nuclear-natural-gas/

            .

          • Selon par exemple le groupe danois Danfoss (et Mads Warming pour le citer), les prix de l’électricité au Danemark sont moins élevés qu’au Royaume-Uni ou en Allemagne, et équivalent à la moitié des prix italiens, un peu comme au Brésil ou en Chine.

            Et comme le souligne parmi d’autres l’étude détaillée ci-après le nucléaire est plus cher que le solaire et éolien en Grande-Bretagne et en Allemagne (20 ans de recul permettent de faire le constat c’est donc fiable et édifiant). En conséquence je ne vois donc pas en quoi le nucléaire au Danemark aurait pu être moins cher que les renouvelables :

            https://www.agora-energiewende.de/en/topics/-agothem-/Produkt/produkt/65/Comparing+the+Cost+of+Low-Carbon+Technologies%3A+What+is+the+Cheapest+Option%3F/

            C’est drôle qu’au nom du sacro-saint cocorico et nucléaire français vous preniez tous les chercheurs, scientifiques, ingénieurs et décideurs du secteur de l’énergie qui sont nombreux (2000 personnes sur ce secteur juste au Fraunhofer Instit. en Allemagne) pour des gens stupides et pensiez que tous les pays qui ne font pas du nucléaire se sont trompés.

            Nous avions déjà il me semble évoqué le cas du Danemark. Le prix de l’électricité aux entreprises, de mémoire et sauf erreur car je n’ai pas pris le temps de revérifier les dernières données, est équivalent au nôtre. C’est donc celui aux particuliers qui est plus élevé mais en voie de retournement à la baisse alors que le nôtre est à la hausse pour encore un certain temps et on a devant nous les problèmes et coûts de recarrénage, démantèlements, stockages et risques.

            Mais comme je l’avais déjà dit c’est avec taxes (sur Eurostat notamment) et notamment à l’efficacité énergétique incluse. Cà a été le principe choisi par plusieurs pays du Nord dont l’Allemagne et çà a permis à cette dernière d’être leader mondial en efficacité énergétique avec à la clé des marchés et au Danemark d’être également très bien positionné alors que nous sommes en retard.

            Regardez également les prix de base hors taxes de l’électricité pour avoir une meilleure idée.

            Je ne prends pas le temps de les rechercher mais vous avez des études qui incluent les apports des énergies renouvelables en termes d’exportations rapportées aux habitants.

            Et là aussi c’est édifiant, on est très loin derrière.

            Il y a des données également sur la R&D publique de ce secteur en Allemagne qui a été grâce à ce principe extrêmement basse en terme de coûts (de mémoire 3,5 milliards d’euros seulement)

            Idem en matière de brevets où l’Europe détient plus de 30% des brevets mondiaux dans les renouvelables et ces pays sont également leader et profitent des retombées.

            Pour comparer et faire un vrai bilan il faut donc analyser toutes ces données. A force de vous situer dans un esprit partisan pro-nucléaire vous en oubliez l’objectivité scientifique et économique.

            Il y a eu des erreurs de commises dans chaque pays mais au lieu de sous estimer les autres qui n’ont pas fait autant d’erreurs que vous ne semblez le penser à force de lire des sites de lobbying pro-nucléaire, mais ont très bien géré certains aspects qui peuvent nous servir d’exemples, le fait est que nous avons pris du retard, nous avons perdu des marchés, notre filière nucléaire uranium est dans l’impasse, on en arrive à falsifier des documents dont l’ASN se rend compte, on joue sur les bilans et dettes par le biais de prolongation de la durée des centrales mais tout cela ne peut avoir qu’un temps et nous amène à prendre de plus en plus de risques.

            Vous ne voyez pas non plus « qu’à force de se croire les meilleurs » comme vous le prétendez, nous sommes obligés d’acheter désormais beaucoup de technologies à ces pays, des éoliennes Vestas danoises très compétitives en terme de MWh produits aux volants d’inertie Stornetic allemand etc) et on ne peut pas dire que notre nucléaire se vend par contre on doit le renflouer régulièrement et ce n’est pas près de s’arrêter.

  • Etude de novembre 2016 donc plus récente qui analyse beaucoup plus d’études et tente de remettre de l’ordre dans les mode de comparaisons, soulignant notamment les chiffres âgés (1998 !) pris par Ferruccio Ferroni et Robert J. Hopkirk et abouti donc à des conclusions plus positives.

    Voir pdf page 16 table 3 ligne 3

    http://www.rembrandtkoppelaar.com/publications

    Koppelaar R.H.E.M., (2016). Solar-PV energy payback and net energy: Meta-assessment of study quality, reproducibility, and results harmonization Renewable and Sustainable Energy Reviews.

    The analysis was based on a review, reproduction, and harmonization of thirty-four studies that
    investigated for solar-PV systems the energy payback time in years and energy return, in solar
    energy output gain per energy input. The study showed that the mean harmonized EPT values for mono-and polysilicon solar-PV was 3.8 and 2.9 years, and the mean NER 2.7 and 9.2 times. An
    analysis of the meta-data yielded that the data used to produce these results is on average 7 years old, with a range of 2 to 18 years. The impact of this publication to data-delay was quantified in two analyses. First, a comparison of five studies with only recent data collected since 2009, versus twenty-nine using data collected before, showed that in studies with recent data the harmonized EPT halved, and the harmonized NER doubled. Second, a data-age correction for a sub-set of technological improvements yielded an improvement in the harmonized EPT from 3.5 to 2.4 years, and in the harmonized NER from 9.7 to 11.4 years. Based on these conclusions

    Three recommendations are made:

    – First, in the interpretation of any study the data-sources including secondary data should
    be scrutinized on their data age and if they reflect recent technological standards in solar-
    PV manufacturing.
    – Second, in future studies an effort should be made to utilise available primary or
    secondary data, that reflect more recent technological standards, as opposed to harken
    back to copying older data.
    – Third, that the year wherein the original data as collected is reported, regardless of
    whether it is primary or secondary data from other sources. The analysis also found that the quality of study reporting to interpret and accurately reproduce existing study results was challenging, due to limited transparent reporting of meta-data, especially technical system specifications, data-handling procedures, and solar supply chain descriptions. Also in four studies an error was found where primary inputs were directly compared with final electricity outputs, and smaller discrepancies were established to plausibly also be due to electric to thermal energy conversions in the manufacturing supply chain.

    Based on these conclusions five recommendations are made to improve study transparency and
    comparability:
    – First, to include in the reporting tables relevant meta-data on solar module specifications
    (e,g, dimensions, rate Wpeak output, packing factor, cell and module efficiency,
    – Second, to report in a table the energy inputs broken-down per module manufacturing
    supply chain component (e.g. each facility or unit process from quartz to module), including a distinction between direct process and embodied materials energy.
    – Three, to report in a table the additional energy inputs, which can include transportation,
    operation & maintenance, disposal/recycling, auxiliary, transmission, Balance of System
    (BOS), higher order embodied energy, and other inputs.
    – Fourth, when collecting original data to specifically include reporting of both primary
    and final energy values, and when carrying out conversions to explicate the conversion
    procedure in the paper.
    – Fifth, if any adjustments are made of secondary data, such as combining sources, averaging, or technological adjustments, to include the adjustments in quantitative form in the study.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *