Convention Seanergy 2017 : les énergies marines renouvelables à l'honneur - L'EnerGeek

Convention Seanergy 2017 : les énergies marines renouvelables à l’honneur

seanergy

Organisée les 22 et 23 mars prochains au Havre, la deuxième édition de la convention internationale des énergies marines renouvelables (EMR) Seanergy reflète, de par son succès et sa forte fréquentation, l’intérêt croissant que suscite cette nouvelle filière énergétique française. A l’étude depuis plusieurs années, les EMR (éolien offshore et hydrolien en tête) entrent en effet aujourd’hui dans une nouvelle phase de concrétisation des projets en cours et de structuration industrielle, et portent avec le soutien du gouvernement, l’espoir d’un développement économique florissant. 

Soutenir une nouvelle filière industrielle naissante

« Après le succès de sa première édition à Biarritz en juin 2016, Seanergy revient, au Havre, territoire pionnier des EMR, pour une semaine dédiée aux Energies Marines Renouvelables », a déclaré dans un communiqué Marc Lafosse, Président de BlueSign, organisateur de Seanergy. Cette deuxième édition se tiendra au Carré des Docks du Havre Normandie, et se présente d’ores et déjà comme l’événement fédérateur de tout un secteur d’activité en plein développement.

Lire aussi : Quelles sont les différentes sources d’énergies marines renouvelables ?

Fort d’un contexte français particulièrement favorable, la Convention Seanergy entend jouer le rôle d’accélérateur et de dynamiseur pour l’ensemble des acteurs impliqués dans la phase de concrétisation industrielle à laquelle sont confrontées actuellement les énergies marines renouvelables à travers le monde.

En effet, si plusieurs fermes éoliennes et hydroliennes devraient voir le jour d’ici 2020 suite aux nombreux appels à projet du gouvernement (on pense notamment aux fermes éoliennes offshore au large de Fécamp, Courseulles, Saint-Brieuc et Saint-Nazaire, mais également aux premières hydroliennes qui doivent être installées à la pointe du Cotentin ou dans le Rhône), le développement d’un savoir-faire et de compétences technologiques spécifiques font aujourd’hui de la filière française une filière prometteuse en termes d’activité et d’emplois pour les territoires d’accueil.

Un espace d’échanges, de débats et de rencontres d’affaires

Industriels et collectivités territoriales se sont associés dans ce cadre afin d’accueillir et de développer dans les meilleures conditions ces sources d’énergie renouvelable génératrices d’activités économiques tout en répondant aux défis techniques, financiers et environnementaux qu’elles soulèvent. Autant d’enjeux qui seront abordés lors de cette convention par l’ensemble des acteurs de la filière (industriels, énergéticiens, PME, bureaux d’études, centres de recherche, institutionnels, écoles/universités, ONG), via des espaces d’échanges, de conférences et de rencontres d’affaires. Des experts venus du monde entier seront présents pour partager leurs expériences et évoquer les sujets déterminants pour l’avenir de la filière comme les technologies les plus matures et les marchés accessibles, les retombées socio-économiques attendues de ces technologies, la sécurisation et la diversification des financements ou encore les enjeux spécifiques aux sites isolés et non interconnectés.

Lire aussi : DCNS Energies se pose en spécialiste des énergies marines renouvelables

« Avec plus de 7000 m2 d’exposition, 3 sessions de conférences, les assises nationales des Energies Marines Renouvelables et plus de 850 rendez-vous d’affaires, Seanergy Normandy 2017 est l’événement incontournable de la filière EMR, à l’heure où les technologies arrivent à maturité et où les premiers projets voient le jour un peu partout dans le monde », explique Marc Lafosse. Au total, plus de 250 exposants (DCNS, EDF EN, Engie, etc.) et 3500 visiteurs sont attendus durant ces deux jours d’exposition. A proximité du Carré des Docks où se tiendra l’événement, les visiteurs pourront également découvrir les sites de certains projets en cours et visiter des navires de prospection océanographique amarrés dans le bassin à flot Paul Vatine.

Le Havre, un pôle industriel et stratégique de pointe 

De Saint-Nazaire à Dunkerque en passant par Cherbourg, plusieurs ports ont commencé à investir ces dernières années dans des énergies marines renouvelables (EMR), riches de promesses en termes d’emploi. Le Havre tient dans ce contexte une place particulière et jouit aujourd’hui d’une proximité directe avec une majeure partie des projets de parcs éoliens en mer et hydroliens. La ville se situe par exemple à mois de 200 milles de huit projets de parcs éoliens en cours et à moins de 300 km de la première hydrolienne raccordée au réseau et des projets pilotes de la zone du Raz Blanchard.

Elle accueille également quelques grands noms de la filière dont la société Adwen (récemment cédée par Areva à Gamesa) qui travaille sur la mise en place d’un grand complexe industriel destiné à la fabrication des éoliennes de 8 MW. Ce complexe comprendra une usine de fabrication de pales, une usine d’assemblage des nacelles, un banc de test des éoliennes et un parc fournisseurs pour la fabrication des roulements, des boîtes de vitesse, des génératrices, ainsi que des éléments du mât. Le Havre est aussi le lieu d’activité choisi par le consortium Eoliennes Offshore des Hautes Falaises (EDF Energies Nouvelles – Enbridge – wpd Offshore) qui réalise la construction des fondations en béton pour le parc éolien au large de Fécamp et y a installé son centre de maintenance.

Lire aussi : Les énergies marines montent en puissance au niveau industriel

De manière générale, la région cherche à se positionner sur le marché de la sous-traitance des EMR, et la Chambre Régionale de Commerce et d’Industrie de Normandie organise régulièrement des rendez-vous d’affaires avec les grands donneurs d’ordres de la filière, afin de permettre aux entreprises locales et régionales de décrocher des contrats. Le salon Seanergy Normandy 2017 est organisé en ce sens, avec le soutien de la Région Normandie, de la Communauté de l’Agglomération Havraise (CODAH), de la Ville du Havre, du Port du Havre – HAROPA, de la Chambre de Commerce et d’Industrie Seine Estuaire et de l’ONEM (Ouest Normandie Energies Marines).

Crédits photo : Seanergy / Le Havre Développement

Plus d’informations : http://seanergy-convention.com/

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
sam 13 Août 2016
Le champion des énergies renouvelables espagnol est parvenu à un accord avec un groupe de créancier pour restructurer sa dette. Si cet accord est validé, il permettra à l’énergéticien d’éviter la plus grosse faillite de l’histoire de l’Espagne. (suite…)
mer 27 Mai 2015
Si les premiers Trophées de la transition énergétique décernés par le magasine l'Usine Nouvelle ont récompensé de nombreux projets le 19 mai dernier, c’est l’entreprise grenobloise HydroQuest qui a remporté le grand prix « coup de cœur » du jury grâce à l’Amazon, un modèle…
mar 13 Oct 2015
Le gouvernement suédois vient de confirmer son intention d’abandonner les énergies fossiles. Pour y parvenir le pays scandinave compte notamment augmenter le budget dédié aux énergies renouvelables, tout en conservant son parc nucléaire. Une stratégie conforme aux dernières recommandations du…
Aperçu de la production énergétique française par filière depuis 2012 et nette prédominance du nucléaire dans le mix énergétique français. Source: https://opendata.rte-france.com

COMMENTAIRES

  • Parmi les projets d’énergie marine, il y avait les systèmes houlomoteurs développés en Ecosse: (Pelamis Wave Power) Après 12 ans d’activité, cette société n’a jamais réussi à développer un modèle performant et aucun repreneur ne s’est présenté. Un bagatelle de 180 M£ pour les contribuables écossais. De plus, quand on compare le buzz médiatique qui avait entouré l’annonce des projets et la totale discrétion (un seul article dans la presse financière écossaise commentant le jugement de faillite) lors de la disparition de ces boudins houlomoteurs, on peut se dire que les énergies renouvelables sont fondées sur la vente des indulgences écologiques, elle-même appuyée sur un discours moralisateur orchestré de main de maître par des spécialistes du pouvoir d’influence.

    Répondre
    • Si on devait stopper tout un secteur nouveau parce qu’une entreprise n’a pas abouti, on n’aurait jamais évolué dans aucun secteur !

      Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *