Lutte contre le changement climatique : les énergies renouvelables seront-elles suffisantes ? Lutte contre le changement climatique : les énergies renouvelables seront-elles suffisantes ?

Lutte contre le changement climatique : les énergies renouvelables seront-elles suffisantes ?

renouvelables

Malgré toutes les bonnes volontés affichées lors des dernières conférences climatiques internationales, les énergies renouvelables font encore pâle figure face au maintien des énergies fossiles dans le mix énergétique mondial, et progressent bien trop lentement pour enrayer l’augmentation globale de la température à plus de 2°C. Un constat inquiétant selon une étude du Centre de recherche sur le climat d’Oslo parue mardi dernier dans la revue Nature Climate Change, et qui impose un investissement rapide dans « d’autres technologies jugées essentielles pour limiter les températures« .

Des énergies renouvelables essentielles mais insuffisantes

Le réchauffement des températures est dû pour une large part à la combustion du gaz, du charbon et du pétrole qui font tourner l’économie mondiale depuis la Révolution industrielle et alimentent nos besoins croissants en électricité. Problème, l’augmentation de la consommation d’électricité à l’échelle internationale dans les années à venir fait craindre une hausse toujours plus importante des émissions de gaz à effet de serre allant à l’encontre des objectifs climatiques, et pouvant avoir de lourdes conséquences pour notre planète (sécheresses, tempêtes, etc.).

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L’essor des énergies renouvelables, présentées comme LA solution pour limiter ce réchauffement d’ici la fin du siècle, ne pourrait être suffisant s’il ne s’accompagne pas en parallèle d’une réduction significative de la part des énergies fossiles dans les secteurs de la production d’électricité et des transports. Comme l’explique Glen Peters, chercheur au Centre de recherche sur le climat d’Oslo (Cicero) et coauteur de l’étude, « les renouvelables représentent à l’heure actuelle moins de 3% de la consommation mondiale d’énergie (même si cette part est cinq fois plus importante qu’en 2000) et la part des fossiles est la même depuis 15 ans: près de 87% ».

Or, « le solaire, l’éolien ou les voitures électriques ne suffiront pas à garder le réchauffement sous les +2°C, la limite que s’est fixé le monde à Paris fin 2015, faute de progrès dans les technologies de capture des gaz à effet de serre », estime le chercheur. Le découplage historique de la croissance des consommations d’énergie et des rejets de CO2 serait pourtant possible par l’accentuation des efforts associés en matière de production renouvelable, de décarbonisation de nos systèmes énergétiques et d’optimisation environnementale des combustibles fossiles.

L’optimisation environnementale des technologies fossiles

Si les mesures d’économies d’énergie et le développement des énergies renouvelables constituent des moyens durables de lutte contre le changement climatique, la proportion et le développement croissant des centrales de production thermique imposent leur adaptation vers une plus grande efficacité à court terme. A ce stade, « les technologies renouvelables n’empêchent pas vraiment la croissance des énergies fossiles ou des modes de transport conventionnels » et « certaines technologies jugées essentielles pour limiter les températures comme la capacité à extraire du CO2 de l’atmosphère, ne sont pas au point« , rappelle l’étude.

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Les techniques de captation et stockage de CO2 par exemple, qui consistent à aspirer le dioxyde de carbone contenu dans les fumées des centrales thermiques pour l’enfouir dans des centres de stockage souterrains, ne seraient pas assez développées, alors même qu’elles permettraient selon l’Agence internationale de l’énergie d’éviter plus de 20% des émissions mondiales de CO2 d’ici 2050. Les biocarburants seraient eux-aussi largement sous-estimés en tant que solution durable pour le climat.

« Toutes ces technologies devraient s’additionner pour dévier une trajectoire qui conduit la planète vers +3 à +4°C, et l’élan du marché seul ne suffira pas« , insiste M. Peters qui appelle au sursaut politique. « Les hommes politiques semblent heureux de subventionner l’éolien, le solaire et les véhicules électriques. Mais ils ne souhaitent pas donner un prix aux carburants fossiles, à travers une taxe carbone par exemple. Or l’objectif 2°C restera impossible si les émissions des carburants fossiles ne chutent pas« , conclut-il.

L’énergie nucléaire, une énergie complémentaire ?

L’urgence du réchauffement climatique nous impose donc de revoir en profondeur notre système de production énergétique afin de réduire son bilan carbone et dans le meilleur des cas, de nous défaire une fois pour toute de l’emprise des énergies fossiles les plus polluantes. La loi française de transition énergétique porte par exemple la part des énergies renouvelables à 40% de la production d’électricité en 2030 et réaffirme ainsi la nécessité de poursuivre l’effort d’investissement et d’innovation pour en assurer le développement.

Difficile de savoir pour autant si le développement croissant de ces énergies, aussi prometteuses soit-elles, sera véritablement suffisant dans les années à venir pour se substituer aux combustibles fossiles et assumer à elles-seules les exigences de notre système de production énergétique sans l’aide d’aucune énergie de complément. Malgré des tarifs de plus en plus compétitifs, les énergies renouvelables, de par leur coût de production encore élevé et leur caractère intermittent, restent liées au développement de nouvelles technologies efficientes en matière de stockage de l’électricité, et l’état actuel des connaissances ne permet pas de dépasser les conséquences de cette intermittence sur la stabilité et la sécurité du réseau d’approvisionnement.

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Le stockage de court-terme de type batteries, les stations de transfert d’énergie par pompage (STEP) et le stockage power-to-gas par méthanation, seules véritables alternatives à ce jour, sont encore bien trop limitées pour envisager une compensation optimale de cette intermittence et le maintien d’une énergie à la fois complémentaire et décarbonée semble inévitable. Le nucléaire, énergie à la fois bon marché, stable et non émettrice de CO2, revient donc progressivement sur le devant de la scène et s’impose dans ce contexte comme une des seules alternatives permettant d’accompagner l’émergence progressive d’un mix électrique 100% renouvelable, et de garantir la sécurité de notre approvisionnement énergétique dans le respect des engagements climatiques.

Crédits photo : Cicero

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • Il est essentiel de préciser que les conclusions sur les technologies de stockage d’énergie, de même que sur le nucléaire, soi-disant « non émetteur de CO2 » « s’imposerait comme l’une des seules alternatives permettant d’accompagner l’émergence progressive d’un mix électrique 100% renouvelable et de garantir la sécurité de notre approvisionnement énergétique », est sorti tout droit de l’imagination débordante de celui qui a écrit cet article non signé et relève du publi-reportage !

    Les travaux du Centre de recherche sur le climat d’Oslo, de même que les liens se référant aux différentes études scientifiques qui viennent étayer ces travaux, tout comme les analyses que publie Glen Peters (entre autres) sur tweetter (754 documents photos et vidéos), n’aboutissent pas du tout à cette conclusion et font une analyse très différente, globale et beaucoup plus riche que cela.

    C’est vraiment passer à côté du fond du sujet, des problèmes de CO2 et autres CH4 notamment, que d’avoir tiré une telle conclusion (sans parler de la ressource uranium) et dénaturé ces travaux.

    L’analyse des revues scientifiques n’a d’ailleurs pas été la même.

    Ce sont par exemple les facteurs clés qui étaient analysés et nécessitent d’agir et d’être revus tous les 5 ans de même entre beaucoup d’éléments l’insuffisance de stockage (pas d’énergie) de C02 :

    http://www.nature.com/nclimate/journal/v7/n2/pdf/nclimate3202.pdf

    Dénaturer une étude afin faire de la réclame pour la filière nucléaire uranium en passant complètement à côté du fond de ces travaux, c’est digne de l’organe de propagande d’Etat Sputnik ou de Russia Today mais pas d’Energeek !

    Dommage qu’il ne soit pas possible de publier l’étude complète.

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    • On peut néanmoins constater qu’aujourd’hui, après des décennies d’installations d’éoliennes et de discours écologistes moralisateurs, des pays comme l’Allemagne, l’Autriche ou le Danemark ont toujours une électricité beaucoup, beaucoup plus émettrice de CO2 que la nôtre.

      Rappelons que l’objectif final reste quand même de baisser ces émissions. Si c’est si efficace, où sont les résultats ?

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      • @ Bachoubouzouc :

        1) La France a fait du nucléaire à l’origine après la guerre pour la dissuasion nucléaire et quelques temps après dans les années 70 sous Messmer car elle n’avait plus guère d’énergies fossiles et qu’il y avait des lobbies. Elle ne se souciait pas du tout des émissions de C02 à l’époque et certains comme vous seraient prêt à utiliser à présent le gaz de schiste qui est aussi émetteur que le charbon et le mazout sur son cycle complet.

        Donc quelle hypocrisie à présent de prendre comme prétexte que le nucléaire n’est que peu émissif pour justifier son développement partout, ce n’était pas l’objectif initial mais juste le hasard ! Si nous avions eu beaucoup de gaz ou charbon nous aurions été comme l’Allemagne ou autres.

        2) Vous comparez la France à des pays qui on été ou sont riches en énergies fossiles, le Danemark a dépendu du gaz et pétrole de la Mer du Nord et avait un mix encore 100% fossile dans les années 70. Plus encore pour l’Allemagne.

        Il est bien évident que pour des questions d’emplois et donc d’électorat, pas plus que nous ne pourrions fermer d’un coup les centrales nucléaires en France si nous le voulions, ces pays ne pouvaient pas drastiquement faire évoluer leur mix en faveur des renouvelables beaucoup plus rapidement. La question du prix des différentes énergies jouait aussi, les renouvelables étant récentes donc plus chères à l’origine et nécessitaient alors des évolutions.

        Les accords de Kyoto datent de 97. L’Allemagne a commencé sa transition énergétique qu’au début des années 90. Le Danemark à peine plus tôt. Vous comparez donc à la France qui a installé ses premières centrales bien avant.

        Ce n’est donc pas exact de dire que les renouvelables n’ont pas eu ou ont eu moins de résultats, ils ont au contraire été très bons et n’ont pas de lien avec le charbon comme vous tentez chaque fois de le faire croire alors que c’est son prix et les acteurs du secteur comme EON etc en Allemagne qui soutiennent ce secteur jusqu’à se mettre en difficulté tellement ils y ont investi.

        Le problème du monopole nucléaire c’est qu’il a abouti à gaspiller l’énergie. On a certes fait du nucléaire mais à côté de çà on a plombé le secteur des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique alors que nous étions en avance dans les années 80 et avons eu notamment un ministre scientifique ex Cnes à une époque (Hubert Curien) qui avait à juste titre soutenu ces secteurs permettant de nous placer comme leaders. (Cà a été aussi pour mémoire l’un des développeurs important d’internet et non Fillon puisqu’il y avait déjà 2,5 millions d’abonnés internet lorsqu’il a quitté le gouvernement, mais c’est juste pour corriger une ineptie de Fillon qui s’arrogeait le développement d’internet alors qu’il a seulement pris le mouvement et en partie seulement participé à sa démocratisation)

        Résultats vous évoquez les émissions de CO2 sans voir que nous dépendons encore à 53% des énergies fossiles et qu’au final avec nos émissions importées nous sommes entre 10 et 12 tonnes de C02 par an et par habitant à savoir en 3 ou 4e position dans l’Union européenne selon les années ce qui n’a rien de brillant. Nous aurions dû être bien meilleurs et bien moins dépendants partant d’où nous partions.

        On n’a ainsi que très peu de réseaux de chaleur (6%) qui pourraient éviter des pics et des importations alors que le Danemark en a près de 60%. Nous avons un habitat avec encore beaucoup de passoires énergétiques. Peu d’unités de biogaz alors que le pays s’y prête bien donc des émissions perdues par encore beaucoup de décharges ou le secteur agricole. Et nous sommes en retard dans le plupart des secteurs renouvelables. On a aussi perdu les avantages que l’on avait dans le secteur hydraulique à l’origine qui se développait bien.

        Bref à cause du secteur et monopole nucléaire les avancées que nous avions ont été étouffées avec pertes d’emplois et de marchés et nos émissions globales n’ont rien de brillant alors qu’elles auraient pu être bien meilleures.

        Vous faîtes la confusion (volontaire ou non) d’associer renouvelables au charbon à cause de l’Allemagne, de son histoire et du prix bas du charbon.

        D’une part çà n’a rien de performant et c’est coûteux d’associer renouvelables intermittentes et charbon, les volants d’inertie en premier, les step, les batteries et autres répondent bien mieux aux variations et intermittences du réseau et pas seulement pour les renouvelables.

        Mais surtout contrairement à ce que vous évoquez, les renouvelables émettent la plupart moins que le nucléaire sur leur cycle complet et çà a été étudié en détail par beaucoup d’universités entre autres, donc on ne voit pas pourquoi les pays qui choisissent les renouvelables en partant au mêmes dates et avec les mêmes capacités auraient de moins bon résultats que nous.

        Je vous mets un lien d’article qui évoque ce sujet tableau à l’appui et une vidéo que j’ai calé sur ce sujet :

        Voir réponse 1b :

        « Nuclear is not carbon free and emits 6-24 times more carbon-dioxide equivalent emissions than wind per unit energy produced over the same 100-year period. Such emissions include those during (a) planning, permitting, constructing, operating, refurbishing and decommissioning a nuclear plant versus a wind turbine and (b) the emissions associated with reducing carbon sequestration in soil by covering the soil with impermeable material or by mining ».

        http://www.ecowatch.com/mark-jacobson-to-james-hansen-nukes-are-not-needed-to-solve-worlds-cli-1882141790.html

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        • Vidéo pour compléter : les renouvelables émettent moins que le nucléaire :

          Et j’en ai d’autres, d’autres auteurs et autres universités si nécessaire pour corriger l’erreur de croire que le nucléaire est moins émissif que les renouvelables qui est juste un argument marketing de lobbying mais pas un fait scientifique étudié en détail :

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          • Le lien est mal passé mais il faut regarder à partir de 20.40 minutes pour vous éviter de chercher

    • Le problème des énergies photovoltaïques et éoliennes (à la différence de l’hydraulique) c’est leur variabilité permanente et instantanée. Or notre système économique exige une électricité de qualité parfaite au niveau de la tension et de la fréquence, exigence que les caprices d’Eole ou de Phoebus ne peuvent satisfaire. C’est pourquoi les systèmes électriques danois et allemands, si souvent cités en exemple par les écologistes sont émetteurs de CO2;, car il faut que les industries allemandes et danoises fournissent en temps et en heure (même à des clients qui se déclarent anti nucléaires) des produits de qualité. Il y a (malheureusement ? ) des lois physiques plus fortes que les incantations de certains gourous. Par contre, il existe 3 pistes pour diminuer à la fois le CO2 et la dangerosité du nucléaire:
      1) Coûteux et lent ; la rénovation des bâtiments et l’amélioration des process industriels
      2) Moins coûteux mais lent aussi : le développement des ressources hydrauliques (notamment les STEP)
      3) Rapide et efficace: le développement des chauffe-eau solaires, technique totalement sous utilisée en France métropolitaine (à la Réunion 50 % des logements sont équipés). Mais l’ADEME ne semble pas favorable à un système qui ne génère pas de rente de situation pour certains lobbyistes du solaire et du photovoltaïque.

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      • @ Bousczasse : la consommation énergétique est aussi très variable et concerne toutes les énergies donc ce n’est pas une spécificité renouvelables. Le gestionnaire de réseau en France rappelle régulièrement que la prévisibilité de l’éolien et du solaire est forte et précise et ne lui pose aucun problème comme d’ailleurs on le constate partout, il n’y a jamais eu de black-out ou de coupures réseau depuis que les renouvelables se développent. De même le réseau actuel en France (on travaille sur Entso-e, ce n’est pas rien) permet l’intégration jusqu’à plus de 40% d’énergies intermittentes. On en est encore loin. Ensuite les multiples modélisations effectuées confirment pour chaque pays ou région une proportion optimale de telle ou telle énergie renouvelable puis du stockage. Plus de 170 pays dans le monde font des renouvelables et se sont donc tous posé la question qui ne manque pas de solutions ni d’expérimentations dont plusieurs très avancées et satisfaisantes même si çà n’arrête pas d’évoluer.

        Il n’y a aucun lien entre renouvelables et émissions de C02 par le charbon ou le gaz. On ne construit pas de centrales à charbon à cause des renouvelables. Le charbon est utilisé en Allemagne comme encore en France uniquement à cause de son faible prix et des emplois, conséquence d’une part plus importante de gaz de schiste aux Etats-Unis qui a fait baisser les prix du charbon.

        D’où la nécessité de mettre un prix plus important au C02 qui dissuade les pollueurs.

        Les renouvelables fonctionnent bien mieux et de façon bien plus efficiente dans un mix optimal entre elles, variable selon les pays comme les multiples modélisations le démontrent et avec le cas échéant selon les pays des moyens de stockage en complément qui n’ont pas besoin d’être de grands barrages mais peuvent être localisés juste là où ils sont nécessaires. Les volants d’inertie par exemple répondent de façon parfaite à la variabilité quotidienne de consommation.

        Pour le solaire l’Ademe y est favorable et estime son développement insuffisant comme elle l’écrit chaque année dans ses rapports. Il y a des aides concernant le thermique et par ailleurs l’hybride et l’aérovoltaïque, on ne voit pas où il serait question de rentes dans ce domaine.

        Il est nécessaire d’aller au delà des chauffes-eau puisque l’on fait nettement plus avec l’hybride : l’électricité pour l’habitat et la mobilité, le chauffage en grande partie voire total, le stockage par batterie, le Na-ion étant entre autres satisfaisant pour l’habitat (Aquion Energy etc), de la chaleur par matériaux à changement de phase PCM (Sunamp etc), l’amélioration des COP des pompes à chaleur, le stockage d’énergie dans les immeubles par air comprimé adiabatique qui est une des solutions universelles et satisfaisantes comme le font Air4power en France, Lightsail Energy aux Etats-Unis entre autres etc.

        La liste des solutions efficientes et satisfaisantes qui ne cessent d’arriver ne manquent pas et ces problèmes ne se traitent donc pas seulement sous quelques angles ni à quelques niveaux restreints mais sur de multiples axes et niveaux.

        Répondre
        • L’intermittence ne pose pas de problème de stabilité de réseau ou autre, sans gaz, ni charbon, ni nucléaire dans plus de 139 pays déjà étudiés pour ne citer que cette seule source parmi les dizaines spécialisées existantes dans le monde :

          https://youtu.be/709gTesw8kA?t=2703

          .

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  • J’ai de nombreux liens sur le sujet pour développer mais pour faire court, dans les 15 solutions proposés par exemple pour la Scandinavie par le même centre Cicero récemment, je ne vois pas où il serait question de nucléaire comme « inévitable » :

    http://norden.diva-portal.org/smash/record.jsf?pid=diva2%3A1047088&dswid=-3558

    Pour réduire le CO2 il faut de multiples approches et techniques dans tous les domaines concernés qui sont nombreux c’était un des aspects du fond de l’étude.

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  • Dans les contre-vérités actuelles, (c’est à dire lorsque les faits démentent le discours), il y a la baisse des prix des énergies renouvelbles. Les « bien-pensants » affirment que très prochainement l’éolien aurait un prix de revient inférieur à 50 €/MWh et à moins de 100€/MWh pour le photovoltaïque. Or la CRE Commision de Régulation de l’Energie) (en annexe 2 de sa délibération CSPE) développe sur 5 ans glissants le prix auquel les consommateurs (via la CSPE ci-dessus) sont obligés d’acheter le MWh éolien et solaire. Pour l’éolien, il n’y a aucune baisse des prix qui évoluent (en positif) de 1 à 2% / an et on se situe à 101 €/MWh. Pour le Photovoltaîque, la baisse des prix est réelle mais on est encore à 374 €/MWh en 2015. Ceci à comparer aux 42 €/MWh pour les « concurrents » d’EDF auxquels EDF est obligée de vendre le 1/4 de sa production.
    Donc les consommateurs continueront à être obligés de payer aux fournisseurs d’énergie renouvelables de très confortables rentes de situationsur la bases des contrats de 15 ans pour l’éolien et de 20 ans pour le photovoltïques, contrat à p^rix garantis et indexés

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