Recapitalisation d'Areva : l'Etat dit non au groupe chinois CNNC - L'EnerGeek

Recapitalisation d’Areva : l’Etat dit non au groupe chinois CNNC

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Selon une source proche du dossier relayée par BFM Business, le groupe chinois CNNC ne participera pas dans l’état actuel des négociations à l’augmentation de capital d’Areva prévue dans le cadre du plan de restructuration et de recapitalisation du géant nucléaire français. L’Etat, principal actionnaire d’Areva, s’y serait opposé lors des derniers échanges entre les deux parties, jugeant les exigences chinoises inacceptables.

Approuvé par Bruxelles au début du mois de janvier, le plan de sauvetage d’Areva prévoit la cession de son activité réacteurs (Areva NP) à EDF et le recentrage du groupe sur les activités liées au cycle du combustible, logées dans la nouvelle société NewCo. Cette nouvelle entité bénéficiera d’une augmentation de capital d’un montant total de 5 milliards d’euros assurée en majeure partie par l’Etat français et complétée par d’éventuels investisseurs étrangers.

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Si des rapprochements ont déjà eu lieu ces derniers mois avec les groupes nucléaires nippons MHI et JNFL (Japan Nuclear Fuel Limited), qui se sont engagés à apporter 500 millions d’euros en contrepartie de 10% du capital de NewCo, d’autres investisseurs étrangers pourraient suivre. On pense notamment à l’agence russe Rosatom qui a exprimé, au mois de janvier, son intérêt pour Areva, ou au groupe chinois CNNC, en négociation avec l’Etat français depuis plusieurs semaines. Ce dernier, qui semblait jusqu’à présent en bonne position compte tenu des bonnes relations entretenues avec EDF sur le dossier de l’EPR britannique, pourrait toutefois passer à la trappe rapidement.

Lire aussi : L’agence russe Rosatom manifeste son intérêt pour Areva

Selon une source proche du dossier, les négociations n’auraient pas abouti à ce stade en raison des exigences bien trop élevées de la compagnie chinoise. Pékin aurait exigé de devenir le premier actionnaire derrière l’Etat français dans un contexte de relations diplomatiques tendues avec Tokyo, tandis que la France souhaitait que les investisseurs chinois et japonais détiennent la même participation au capital de NewCo. CNNC aurait également demandé de disposer d’un siège au conseil d’administration de NewCo, alors même que l’Etat français s’est toujours exprimé contre l’idée d’une représentation directe des investisseurs tiers.

Si les désaccords semblent profonds, les négociations devraient malgré tout se poursuivre, laissant la porte ouverte à une éventuelle entrée ultérieure d’investisseurs chinois autour de table.

Crédits photo : Areva

Rédigé par : La Rédaction

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