Bruxelles donne son feu vert à la recapitalisation d'Areva par l'Etat - L'EnerGeek

Bruxelles donne son feu vert à la recapitalisation d’Areva par l’Etat

La Commission européenne a donné mardi 9 janvier son aval de principe au plan de restructuration et de recapitalisation du groupe nucléaire Areva par l’Etat français. Bruxelles a en effet conclu que le projet de la France d’octroyer une aide à Areva sous la forme d’une injection de capitaux de 4,5 milliards d’euros était bien conforme aux règles de l’UE en matière d’aides d’État.

Entérinée par la signature d’un contrat de cession le 16 novembre dernier entre Areva et EDF, la restructuration du groupe nucléaire français et son besoin de recapitalisation restaient soumis jusqu’à présent à l’approbation de la Commission européenne. Ce plan de sauvetage d’Areva prévoyait notamment la cession de son activité réacteurs (Areva NP) à EDF et le recentrage du groupe sur les activités liées au cycle du combustible, logées dans la nouvelle société NewCo. Cette nouvelle entité bénéficiera d’une augmentation de capital d’un montant total de 5 milliards d’euros assurée en majeure partie par l’Etat français et complétée par d’éventuels investisseurs étrangers.

Lire aussi : Recapitalisation d’Areva : une offre ferme à 500 millions d’euros pour 10% de NewCo

A ce jour, Areva a reçu des offres des groupes japonais MHI et JNFL, pour un montant de 500 millions d’euros équivalent à 10% du capital de NewCo. L’Etat, qui s’était engagé à assurer le succès de l’opération, devra donc prendre le reste en charge, à savoir 4,5 milliards d’euros, après le feu vert de Bruxelles qui a considéré que cette injection de capitaux était conforme aux règles de l’UE en matière d’aides d’Etat. « Le plan de restructuration d’Areva permettra à l’entreprise de devenir viable sans fausser indûment la concurrence au sein du marché unique », a expliqué la Commission pour justifier sa décision.

Lire aussi : L’agence russe Rosatom manifeste son intérêt pour Areva

Ce feu vert européen reste néanmoins soumis à deux conditions qui pourraient repousser la recapitalisation effective d’Areva à l’été 2017. Bruxelles souhaite en effet que l’autorisation de la cession d’Areva NP en vertu des règles européennes sur les concentrations soit validées également et que les essais destinés à démontrer la conformité de la cuve du réacteur EPR en chantier à Flamanville soient concluants. Un dernier point sur lequel les groupes EDF et Areva se disent confiants mais qui nécessitera d’attendre les conclusions de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) annoncées pour la fin du premier semestre.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
ven 5 Fév 2016
A la toute fin du mois de janvier, les principaux responsables du site nucléaire de Flamanville ont dressé devant la presse les perspectives pour 2016. Entre l’exploitation des réacteurs installés et l’avancement du chantier de l’EPR, les agents d’EDF ont…
mer 27 Nov 2013
L'expert en sécurité informatique Eugene Kaspersky, co-fondateur de la société et de l'antivirus du même nom, a déclaré que le malware (logiciel malveillant) Stuxnet avait infiltré le réseau des centrales nucléaires russes. Une information révélée lors d'une conférence en Australie…
jeu 23 Oct 2014
Dans le cadre du "grand carénage" orchestré par EDF afin de garantir la sûreté de ses installations et prolonger le cas échéant leur durée d'exploitation, la centrale nucléaire de Gravelines, dans le nord de la France, devrait connaitre plusieurs aménagements dans les années…
lun 17 Juin 2013
En France, la loi prévoit que les déchets nucléaire à vie longue soient stockés dans un centre national d’ici 2025, à 500 mètres de profondeur. Selon l’Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs), tous les pays qui utilisent…

COMMENTAIRES

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *