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Du rififi dans l’énergie : Greenpeace France et le SER s’opposent au sujet de la PPE

La consultation publique sur la feuille de route de la loi de transition énergétique s’est achevée le 15 octobre dernier. Alors que le directeur de Greenpeace France, Jean-François Julliard, critique les choix de l’exécutif en la matière, la présidence du Syndicat des Energies Renouvelables affirme au contraire que la Programmation Pluriannuelle de l’Energie apporte la visibilité nécessaire aux industriels du secteur.

Cet été, la ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, a dévoilé la Programmation Pluriannuelle de l’Energie visant à mettre en œuvre la transition énergétique. Après avoir été transmise au Conseil National de la Transition Energétique (CNTE), sa seconde version a ensuite fait l’objet d’une consultation publique, qui s’est achevée le 15 octobre dernier.

En dépit de cette volonté d’associer la société civile à sa démarche, l’exécutif reste critiqué dans sa démarche par certaines ONG, telles que Greenpeace. En effet, mercredi 26 octobre, le directeur de Greenpeace France, Jean-François Julliard, a publié une tribune dans le journal Libération, intitulée : « Monsieur Hollande, sauvez votre bilan sur la transition énergétique ». Dans cette publication, il affirme que si la PPE « est signée en l’état, votre loi de transition énergétique ne sera tout simplement jamais appliquée ».

Pourtant, quelques jours auparavant, le président du Syndicat des Energies Renouvelables, Jean-Louis Bal, assurait que « la plupart de nos propositions ont été entendues ». Selon lui, « la PPE apporte de la visibilité et va nous permettre de mettre en place de nouveaux outils » afin d’atteindre les objectifs de production pour les énergies vertes. A cette occasion, il a notamment tenu à rappeler que, dans la lutte contre le réchauffement climatique, « notre adversaire principal, c’est les énergies fossiles ».

Lire aussi : Les précisions sur la PPE de Ségolène Royal

Crédit Photo : @ConnaissancedesEnergies

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • A quoi servira cette loi ? La France n’est-elle déjà pas le meilleur élève de l’Europe en matière de rejets de co2 (5 t/habitant/ an) ? De qui se moque-t-on ? GREENPEACE a encore une fois perdu l’occasion de se taire.

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    • Si l’on veut être objectif comme plusieurs études scientifiques l’ont démontré et dont le Guardian a développé l’une d’elles, il faut aussi tenir compte des émissions de C02 « importées » et ne pas les mettre sous le tapis ! Dès lors on doit être aujourd’hui encore autour de 12 tonnes par habitant actuellement et toujours à ce titre 4e émetteur de C02 en Europe :

      http://www.planetoscope.com/co2/821-emissions-de-co2-en-france.html

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        • Votre lien n’intègre pas les émissions importées.

          Vous ne cessez de tronquer et fausser les données en prétendant que c’est la réalité, ce n’est pas ainsi que vous pouvez faire des analyses scientifiques fiables.

          Si vous voulez avoir une vision réelle et sérieuse de cette réalité vous ne pouvez en effet objectivement éviter de comptabiliser également les émissions importées puisque la France est principalement axée sur les services et qu’elle importe plus que d’autres.

          Cà a été démontré depuis plusieurs années par différentes études scientifiques (Davis et Caldeira entre autres), détaillées notamment par le Pnas (Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America) et bien d’autres et les données intégrées dans différentes bases sur le sujet (Edgar, Mrio, Citepa, Ademe etc)

          Pour plus de détail dès 2004 par Davis et Caldeira lien pdf en pièce jointe

          http://www.pnas.org/content/107/12/5687/suppl/DCSupplemental

          Comme indiquait le lien que je citais plus haut il faut donc pour la France ajouter les émissions rejetées lors de la production de produits importés, ce qui correspond au final à 12,6 tonnes de CO2 équivalent/an/habitant comme cité sur le lien.

          Ce sont ces chiffres plus réalistes qui sont pris en compte dans les négociations pour le climat et non vos données brutes.

          N’oubliez pas non plus que le nucléaire ne représente qu’une faible partie de nos utilisations totales d’énergie et que depuis 1990 on a bien moins réduit nos émissions que l’Allemagne (17% contre 29%) entre autres.

          Il n’y a donc pas lieu de faire de l’autosatisfaction mais de regarder les réalité « objectivement » si l’on veut corriger les problèmes.

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  • Nombreux du secteur de l’énergie dans le monde s’accordent sur le fait que l’une des meilleures voies est notamment le stockage dont les prix baissent constamment et qui est l’une des bonnes solutions d’optimisation de l’usage des énergies. Aux Etats-Unis par exemple on estime qu’à 100 MWh de stockage correspondent des économies de plus de 133 M$ et plus selon les Etats. Dans le même temps 163 spécialistes de l’éolien dans le monde estiment dans un scénario « médian » récent que son prix (pour 3 applications en onshore et offshore fixe/flottant) devrait encore baisser de 24% à 30% d’ici à 2030 (et 35% à 41 % d’ici à 2050) et plus encore pour le solaire. On a en plus assez souvent sous estimé l’arrivée des véhicules et mobilité électriques, progrès dans les batteries et autonomie qui sont importants pour les transferts d’usage des énergies fossiles vers l’électrique et la baisse des importations dont nous dépendons encore autour de 50%. Il y a donc lieu de tenir compte des ces évolutions et tendances et de s’adapter plus rapidement car on a du retard sur l’ensemble des énergies à force de se croire les meilleurs.

    http://www.nature.com/articles/nenergy2016135.pdf

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    • Et l’empreinte carbone du véhicule électrique alors ? Pas si bon que vous ne l’imaginez. Voir : http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/automobile/20131204trib000799310/le-vehicule-electrique-pas-si-ecologique-que-ca-.html
      A-t-on vraiment du retard ? C’est à voir !
      Autre chose. Plus les pays ont de l’éolien et du solaire PV, plus les consommateurs paient cher leur électricité. Cherchez l’erreur ! Voir l’Allemagne, le Danemark, l’Espagne, le Portugal,…

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      • Il est tenu compte de l’empreinte carbone des véhicules électriques par exemple en Europe dans les programmes pluriannuels concernant la mobilité. Il y a donc lieu d’améliorer plusieurs paramètres concernant ces véhicules (carrosseries en composites, polycarbonate etc comme le font des start-up telles Gazelle Tech en France ou des groupes plus importants comme Covestro/Bayer, améliorant de plus de 50% la conso etc) de même que les batteries. L’intégration du solaire sur les véhicules arrive également rapidement avec les films solaires souples à haut rendement. On réduit donc le poids/volume des batteries et donc l’utilisation de lithium et la puissance des moteurs peut être également réduite comme on le constate régulièrement.

        Le bilan global s’améliore donc d’autant. Aux consommateurs de comprendre ces aspects également.

        Oui on a du retard comme on commence à le voir notamment dans le stockage alors que c’est une bonne solution démontrée d’amélioration de l’usage des énergies et sans risques et alors que la plupart des spécialistes du secteur indiquent que les prix du solaire et de l’éolien comme je l’ai cité vont encore fortement baisser, contrairement au prix du nucléaire qui si il était compétitif s’exporterait plus, ce qui n’est pas le cas et nous coûte de plus en plus cher sans parler des risques.

        Il n’y a pas corrélation dans le monde entre énergies renouvelables type solaire et éolien et hausse des prix de l’électricité. Au contraire ces dernières remportent des appels d’offres pour des prix les plus bas du marché dans beaucoup de pays, y compris devant le charbon ou le gaz pourtant très bas.

        Donc là encore vous faîtes une analyse tronquée. De plus vous comparez la France qui a développé son parc nucléaire dès les années 50 à des pays qui ont commencé leur transition bien plus récemment. Si nous devions comparer une transition nucléaire type EPR à des renouvelables, tout le monde vous dirait qu’il est plus facile d’industrialiser de l’éolien et du solaire et donc de faire baisser les prix que du nucléaire dont par ailleurs de nombreux coûts par nature sont à charge à prix actuels et futurs en fin de vie des réacteurs (démantèlement, stockage, risques). De plus si vous comparez le détail des tarifs vous verrez qu’en Allemagne par exemple le secteur industriel ne paie pas très chez son énergie. Enfin les graphiques de prix se retournent actuellement en notre défaveur. Donc votre analyse tronquée et de court terme est remise en cause dans les études sur le sujet dans le monde et vont l’être encore plus dans le temps. N’oubliez pas non plus que l’Allemagne a beaucoup investi en raison entre autres de la réunification avec l’ex-RDA dont les renouvelables ont été un foyer de développement. Donc c’est plus complexe de comparer plusieurs pays. Le fait est que l’éolien comme le solaire n’ont pas vocation avec une ressource gratuite et une industrialisation aisée à être des énergies chères comme la très forte baisse des prix dans le monde le confirme.

        Je vois que vous n’êtes pas du secteur de l’énergie car ce sont des données que tout le monde ne remet plus en cause depuis longtemps.

        Répondre
        • Vous répondez à côté. Vous êtes encore en dehors de la réalité. Le prix très élevé de l’électricité pour les particuliers en Allemagne, Danemark, Espagne, etc.. est bien du aux investissements massifs dans les renouvelables et aux dépréciations d’actifs pour les producteurs d’électricité. Tout cela malgré la baisse des couts de mise en place des énergies éoliennes et solaire PV. Si vous êtes dans le secteur de l’énergie, vous devriez connaitre tout cela. Les couts du nucléaire que vous annoncez sont inclus dans le prix du KWh actuel et il suffit de consulter les différents rapports de la cour des comptes. Ce n’est pas compliqué.

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  • Vous êtes toujours partisan donc pas objectif. La Suède comme la Finlande ont près de 20% d’énergies renouvelables (hors hydro) et pourtant leur tarif électrique est similaire au nôtre pour les particuliers mais très inférieur au nôtre pour les entreprises (la Suède ayant commencé sa transition plus tôt que les autres). Situation assez identique aux Pays-Bas avec environ 15% d’énergies renouvelables. Au Danemark le tarif pour les entreprises est également inférieur au nôtre pour une transition démarrée bien plus tardivement que la Suède.

    Il faut donc déjà analyser l’ensemble des prix de l’électricité. Et il faudrait intégrer les particularités de chaque pays comme leur histoire énergétique. C’est visiblement un peu compliqué pour vous à appréhender mais il y a plein de paramètres.

    D’autre part vous comparez avec nous dont le parc nucléaire a été initié avant la fin des années 50 et d’énormes investissements publics, barrages etc. effectués et pas intégralement comptabilisés.

    On ne peut pas dire qu’un EPR est de technologie récente donc comparez le prix du MWh d’un EPR actuel (en moyenne 120 euros et je suis gentil) avec l’éolien ou le solaire qui sont déjà près de moitié moins cher et ca va s’accentuer encore de plus de 40% d’ici à 2030. C’est sans compter les autres frais de l’EPR qui pour le nucléaire par nature arrivent pour une bonne part à la fin (démantèlements, stockage, risques).

    Plusieurs pays ont surtaxés la part d’électricité aux particuliers en échanges d’aides pour l’efficacité énergétique etc c’est le cas entre autre du Danemark, de l’Allemagne etc. L’Allemagne est ainsi leader mondial de l’efficacité énergétique avec les retombées positives. Le bilan global de leur transition actuelle est loin d’être aussi mauvais que certains veulent faire croire pour tenter de valoriser le nucléaire en France.

    Vous n’avez sans doute pas intégralement lu le rapport de la cour des comptes et les références car les coûts de démantèlements ne peuvent être intégralement connus puisqu’ils sont à venir et les opérateurs du secteur, eux, ne s’en cachent pas. Idem pour le stockage. On peut relever par ailleurs que ces coûts sont bien supérieurs aux nôtre dans les autres pays et ainsi que l’on en fait déjà l’expérience. Comme on sait en France on « se trompe » très souvent sur les vrais chiffres et réalités du nucléaire (le nuage qui s’arrête aux frontières, l’absence d’incidents graves qui valent actuellement à l’ASN d’arrêter quelques 22 réacteurs et de déposer plainte auprès du procureur pour manquements, ce n’est pas rien, le prix régulièrement revu à la hausse des EPR, les frais cachés etc). Le rapport de la CC qui date déjà laisse beaucoup de questions sans réponses complètes si vous l’avez bien lu comme je l’ai fait.

    Donc si une transition a forcément un coût, associer renouvelables et forte hausse des prix est un cliché simpliste qui n’intègre pas tous les paramètres et retombées, c’est à analyser pays par pays comme un investissement avec des retombées etc d’où un calcul complet beaucoup plus complexe et nuancé.

    D’autant que dans le monde on a des situations où comme je vous l’ai dit les prix ont été tirés à la baisse en deçà du charbon et gaz via les appels d’offres sur les renouvelables.

    Ce qui est clair c’est que les graphiques des prix de l’électricité et prévisions des pays tels que le Danemark, Allemagne etc commencent à se retourner à la baisse alors que chez nous c’est tout l’inverse.

    Donc je répète comme bien d’autres qu’il y a des retards dans le stockage, les renouvelables, les réseaux, l’efficacité énergétique etc et pas de quoi se féliciter ni par rapport à l’état actuel des énergies en France et notre dépendance, ni par rapport à la situation au plan export alors que certaines entreprises se démènent et ont bien compris les réalités techniques et économiques et ce n’est pas un problème juste français.

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    • Je ne suis partisan de rien, à priori, par contre vous faites bien la propagande pour le solaire et l’éolien.
      Les surcoûts du prix de l’électricité ne seraient donc pas dus au solaire PV et l’éolien ? Et la CSPE alors, que finance-t-elle ? Vous êtes d’accord avec moi pour penser qu’elle augmentera fortement en France à l’avenir. Et pour cause, ces fameuses énergies que vous défendez, qui ont le privilège d’être injectées prioritairement sur le réseau, achetées à un prix administré à un cours nettement supérieur au prix de gros contrairement aux autres énergies entrainant manifestement une concurrence déloyale, pour ne pas dire une escroquerie, vis à vis de la population. http://www.lesechos.fr/11/02/2016/LesEchos/22127-044-ECH_electricite—l-immense-faillite-de-l-europe–.htm
      Comme je le disais précédemment, la France n’en a vraiment pas besoin et a ce qu’il faut comme moyens de production et à un prix maitrisé.

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      • Dany vous m’avez encore sorti un article de lobbying sans objectivité, plein d’incohérences et de mélanges entre la France et l’Allemagne dont est spécialiste le secteur nucléaire et qui est mensonger de la part de JF Raux qui pour rappel a fait toute sa carrière à EDF et qui encore plus royaliste que le roi (et nous prend pour des andouilles !) Même EDF n’aurait pas osé de telles inepties ! Plus cohérent aurait été par exemple celui ci-après d’une journaliste des Echos pris au hasard :

        http://www.lesechos.fr/26/01/2016/lesechos.fr/021650201023_electricite—la-chute-des-prix-complique-encore-la-donne-pour-edf.htm

        Sans rentrer dans tous les détails, JF Raux par exemple souligne la perte globale d’EDF liée au prix bas du marché à cause en fait du charbon mais il en accuse les renouvelables alors qu’EDF elle-même à accru sa part de charbon pour profiter des prix bas. La part des renouvelables comme vous l’avez affirmé serait « minime », donc vous ne pouvez prétendre que ce sont elles les responsables de cette perte ou pire de l’ensemble comme ne manque pas de le faire croire JF Raux dans sa formulation erronée.

        D’une part vous avez le tarif Arenh et par ailleurs le fait qu’EDF comme monopole n’a pas été capable d’améliorer sa compétitivité depuis longtemps et s’est lancé dans des investissements erronés à l’étranger notamment. Enfin les charges nucléaires sont à la hausse avec le vieillissement du parc comme je n’arrête pas de le dire mais c’est si facile d’accuser les renouvelables tout en prétendant qu’elle ne produisent rien. On est dans un modèle Tepco qui au Japon faisait comme EDF et avait pris de mauvaises habitudes à force de ne pas regarder les réalités en face comme je prends la peine depuis des semaines de vous alerter. On sait comment çà s’est terminé. Le bas prix du charbon, les hivers doux et la concurrence ont achevé de souligner les problèmes du secteur nucléaire. Les renouvelables ne représentent pas grand chose dans toutes ces données. Vous pouvez lire dans l’article ci-dessus que le seuil de compétitivité du tarif d’EDF est vite atteint. Ce groupe n’est donc pas dans tous les cas en mesure de baisser ses tarifs même hors renouvelables dans une situation d’hiver doux alors qu’il n’y a même pas eu surproduction de nos voisins et qu’il y a eu plusieurs années avec un certain manque d’eau dans les stations hydro.

        On se demande d’ailleurs pourquoi JF Raux critique l’Allemagne qui est en droit de faire ses propres choix. La réalité est qu’en Allemagne le réseau n’était notamment pas prêt pour absorber la production offshore du Nord vers le Sud car plus long que prévu comme on peut aisément le comprendre vue la situation géographique et densité de population. Je pourrais développer les autres raisons.

        Donc n’allez pas encore une fois accuser les renouvelables des déboires d’EDF surtout après avoir prétendu que la production des renouvelables est « infime » ce qui est complètement paradoxal.

        Il y a eu un manque de transferts d’usages du pétrole/gaz vers l’électrique c’est clair, comme nous l’avions évoqué. La transition était préconisée au niveau européen mais nous sommes dans une Europe des « Nations » qui ont fait comme d’habitude et comme dans d’autres domaines chacune comme elle l’entendait sans se concerter assez au départ avec les autres ce qui a été à l’origine d’erreurs qui se corrigent actuellement.

        Il est évidemment important de s’impliquer dans les renouvelables, le stockage etc car ces secteurs se développent rapidement dans le monde et les prix comme les projections sont à la baisse et çà continue. Impossible de zapper ce secteur sur tous les plans sinon à être encore dépendants et avoir des prix à venir chers.

        Vous pouvez constater que les renouvelables elles s’adaptent dans le monde avec le plus souvent une bonne souplesse vue la baisse des prix et appels d’offres et ce la plupart du temps désormais sans subventions mais au contraire des taxes.

        Et on assiste à la même chose dans le secteur du stockage. Par exemple encore ces jours-ci on pouvait constater que le prix du MWh renouvelables + stockage (pourtant dans le cas cité batteries) aux Etats-Unis est désormais moins cher que le gaz (pourtant au plus bas) déjà de plus de 6% et çà va continuer.

        Tout simplement car il est notamment plus coûteux d’entretenir une centrale thermique gaz qu’un stockage.

        Au plan individuel on voit que Tesla sort une batterie de haute capacité dont le prix de l’électricité fournie, tous paramètres inclus est de facto moitié moins cher que ses meilleurs concurrents LG, Sonnen etc.

        Même s’il fallait une planification pour les entreprises etc, en fixant des objectifs face aux réalités du marché et des technologies (donc l’aspect politique n’est pas véritablement exact et pour preuve les groupes privés ont été en accord et il y a eu pourtant maintes concertations avec tous les intervenants et même les représentants des associations écologistes s’estimaient mal représentés donc n’ont pas participé mais ils vont sans doute servir de bouc émissaires !), le problème n’est pas tant de savoir quel niveau de nucléaire etc il faut avoir et à quelle date mais regarder objectivement la réalité du marché est des développements actuels et s’adapter.

        Abonnez-vous aux multiples fils (objectifs et non de lobbying nucléaire ou autres) technologiques/scientifiques/économiques sur les énergies, le stockage etc dans le monde et vous allez comprendre qu’il était et qu’il est plus que temps de s’adapter et les vieux poncifs et postures politiques ou de lobbying ne pèseront pas lourd face aux réalités qui s’imposent progressivement mais sûrement. Ce n’est notamment pas en cassant ou en ciblant l’éolien ou le solaire en France qu’EDF s’en sortira mieux ou même en accusant des associations écologistes de ceci ou cela. Total ou Engie entre autres s’adaptent, ils n’ont pourtant pas une réputation d’organisations écologistes ! Le développement est mondial on ne peut donc que tenir compte des réalités technologiques et de marché. Même la Russie s’y met et pourtant Poutine disait qu’il ne voulait pas d’énergie à partir de m…e (biogaz) dans un style de très haute tenue bien poutinien !

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          • Un autre article pris au hasard du dirigeant d’Enel (l’EDF italien) pour vous démontrer que les points de vue sont différents dès que l’on sort de France et du système centralisé auquel appartient Gilles Bellec (ex Mines) dont vous remarquerez qu’il n’accuse que partiellement les renouvelables, dont je ne conteste pas non plus en faible partie le rôle dans la baisse des prix de l’électricité actuels (mais qui est favorable aux consommateurs et industriels européens). Il précise comme les écologistes qu’il aurait fallu plus taxer le C02 ce qui est aussi mon avis et aurait obligé notamment les opérateurs de centrales polluantes à s’adapter plus vite, mais crise oblige une centrale à charbon dans l’Ouest de la France par exemple ne sera pas taxée donc continuera à polluer, il faut comprendre aussi les aspects sociaux. Je suis en désaccord par contre sur le cas des Etats-Unis qui n’attendent pas pour la transition vu les marchés mondiaux, technologies et emplois induits et les chiffres le démontrent.

            http://www.lesechos.fr/23/05/2016/lesechos.fr/021955008700_francesco-starace—–des-centrales-electriques-devront-fermer-en-europe–.htm

            Vous noterez que la fermeture pour entretien de centrales thermique en GB a fait flamber les prix de l’électricité en septembre et que c’est désormais la France avec la fermeture à ce jour de plus de 20 réacteurs. On atteint ainsi plus de 103 euros le MWh donc il faut peu au plan européen pour que les prix de marché remontent haut, donc les renouvelables ont bon dos. L’Ukraine aurait d’ailleurs intérêt à bénéficier de nos excédents d’énergie pour améliorer son économie.

            Vous noterez aussi que la mise en réseau a permis un surcroît d’énergie, donc on avait construit trop de centrales thermiques quand les prix étaient chers, c’est là une des multiples causes du problème actuel et pas juste les renouvelables qui sont faiblement responsables parmi toutes les causes.

            Aurora Energy Research, un consultant britannique indépendant qui réalise des études sur l’énergie en Europe a réalisé une étude pour la Solar Trade Association qui souligne comme je vous l’indiquait que le cumul solaire + éolien + stockage permet de bénéficier d’énergies peu chères (ils confirment la bonne complémentarité solaire + éolien comme je précisais aussi et c’est en Grande Bretagne, bonjour le solaire !) dont les prix baissent encore (+ très peu polluantes, sans risques, recyclables à près de 100 %) mais en plus le cumul des 3 permet une économie globale de 25%. La GB pourrait ainsi avoir aisément 55% de solaire et éolien en 2030. Je vous mets le lien dans un autre post ci dessous.

            Les Etats-Unis font le même constat. La Chine pareil et aura pour cette raison 24 GW de capacité dès 2020.

            Je lis ce constat partout. Donc quelle utilité de refaire l’erreur avec des EPR risqués de technologie obsolète et coûteux ce que l’on a fait avec des centrales thermiques ces dernières années.

            Et quel intérêt comme le prétend Yves Chalmin de passer via le gaz de schiste ou gaz naturel ou les agrocarburants pour la transition alors que l’éolien comme le solaire sont d’autant plus compétitifs qu’il progressent et que le stockage dont les prix baissent aussi accroît leurs avantages tout comme la gestion et l’optimisation globale des énergies et les transferts d’usages des énergies fossiles, ainsi que tous les pays le constatent, sauf certains en France accrochés à leur modèle nucléaire uranium qu’ils voudraient imposer et généraliser pour conforter leur rentes de retraitement et monopole mais dont ils ont été incapables de solutionner les problèmes majeurs que pose cette filière et dont ils sont également incapables de garantir les risques qu’il laisseront pour plus de 100.000 ans un peu partout dans le monde. C’est absurde comme modèle pour un minerai qui n’aura fourni de l’énergie que pour à peine un siècle.

            Pour les excédents actuels d’énergie en Europe c’est aux centrales les plus polluantes de fermer (mais çà pose aussi des problèmes d’emplois locaux etc) et aux centrales nucléaires les plus risquées et anciennes car un accident aurait un impact considérable.

            Par ailleurs comme cité dans vos articles les transferts d’usages du pétrole/gaz sont à accélérer.

            Les aides aux renouvelables sont globalement assez réduites en Europe surtout à compter du 1er janvier prochain avec le régime des appels d’offre et au final çà n’aura pas duré bien longtemps contrairement aux fossiles ou au nucléaire. Il n’y a pas lieu de casser ces secteurs par des politiques changeantes et alors qu’elles créent des emplois et de l’innovation comme de l’export mais il y a sans doute lieu de cibler les meilleures technologies (les plus efficientes, les plus propres, recyclables etc) et l’intégration dans la construction et plus car c’est étonnant de voir encore des immeubles récents chauffés au gaz ou au grilles pain électrique qui posent bien plus de problèmes que l’intermittence solaire ou éolien.

            Tesla/Solarcity avec son toit solaire et stockage à prix compétitif et aussi pour la mobilité à fait une avancée mais il aurait pu prévoir une option hybride donc aussi thermique comme Dualsun en France pour les panneaux, Nelskamp pour les tuiles etc. qui ont un bien meilleur rendement global.

            Pour le rendement du stockage il y a plus d’une centaine de solutions répertoriées dans le monde parmi plus encore, comme ayant de bons rendements et qui sont soit déjà compétitives soient qui vont l’être très prochainement.

            Vous pouvez constater que le marché tant au plan individuel que des grosses unités de stockage progresse vite depuis déjà quelques années et que par ailleurs les prix chutent. De nombreuses unités se construisent avec différentes techniques.

            C’est un mouvement mondial qui atteste que c’est de plus en plus compétitif et viable. Les nombreux achats dans ce domaines le confirment également. C’est pareil dans le domaine des véhicules électriques ou l’on sait que les batteries vont progressivement changer de type même si le lithium a encore quelques années devant lui.

            C’est la meilleure preuve que je puisse vous apporter que les rendements et prix du stockage retiennent comme je l’indique l’attention de plus en plus de monde sans parler des investisseurs et les graphiques parlent d’eux-mêmes.

  • « votre loi de transition énergétique ne sera tout simplement jamais appliquée »

    Sur ce point, Greenpeace a parfaitement raison, mais ils en sont lourdement responsables.

    À force de pousser leur idéologie antinucléaire, Greenpeace a contribué à l’objectif de « 50% de nucléaire et 30% de renouvelables en 2025 ». Ce qui donne 20% aux fossiles, là où ils n’étaient qu’à 6,2% en 2015.

    La PPE implique donc de fermer des installations nucléaires déjà rentabilisées et en état de fonctionner, de construire des installations PV et éoliennes à grand renfort de subventions, ainsi que des CCG avec les importations de gaz qui vont avec.

    Autrement dit, de renchérir fortement le coût de l’électricité tout en dégradant fortement son bilan CO2 et en dégradant l’indépendance énergétique de notre pays. On marche sur la tête.

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  • à Bachoubouzouc : Euh…Si Juppé (ou Sarko ou Fillon),devient président en 2017,l’électronucléaire restera entre 75% et 80 % et la loi de Hollande(pompeusement baptisée  » de transition energétique ») passera à la trappe.
    Maintenant si par malheur(gros malheur), la Gauche repasse…Les problèmes que vous prédisez sont devant nous.

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    • C’est là où le bas blesse : Ce coup-ci, la gauche est à peu près certaine de ne pas l’emporter. Mais dans 5 ou 10 ans, l’alternance va bien finir par la ramener au pouvoir.

      Et le problème initial (la nécessité pour la gauche de gouvernement de s’allier avec la toute petite minorité écologiste pour construire une majorité au parlement) restera entier.

      Sur le long terme, ce problème doit donc absolument être résolu si on ne veut pas que la France se jette périodiquement des bâtons dans les roues énergétiques.

      Et pour ça il faut :
      – soit que la minorité écologiste disparaisse complètement du paysage politique français, ce qui ne me semble pas possible.
      – soit que la minorité écologiste cesse d’être antinucléaire. Et ça va demander un gros gros travail pédagogique autour du nucléaire, travail dans tous les cas nécessaire et qui a trop longtemps été délaissé.
      – soit que la gauche de gouvernement se trouve de nouveaux alliés pour faire de temps en temps 50% aux élections sans les écologistes. Bref, assumer le rôle des communistes à une certaine époque. Sauf que maintenant l’extrème-gauche façon Mélenchon est elle aussi antinucléaire. Alors où seront ces nouveaux alliés, au centre peut-être ?

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  • à Bachoubouzouc : Des nouveaux alliés au centre,non hostiles au Nucléaire me semblent possibles. Par exemple des Centristes alliés à des Socialistes non antinucléaires comme Montebourg ou Valls. Auxquels se rajouterait aussi, une partie des écologistes,sur lesquels un très gros travail pédagogique autour du nucléaire aurait suffisamment porté ses fruits,pour qu’ils cessent d’ostraciser le nucléaire,me parait envisageable.Mais comme vous dites,ce gros gros travail pédagogique ne doit plus être délaissé,sous peine d’ echec. Mais qui pourrait le faire,vraiment efficacement ?

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