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L’avenir de l’énergie se trouve dans les data, Astana l’a bien compris

astana-smart-cityDe plus en plus d’experts s’accordent à dire que l’avenir de l’énergie se trouve dans le big data. Antoine Junqua, directeur Energie Teradata France, n’hésite pas à affirmer dans L’Usine digitale que « l’heure de la ruée vers l’or du big data et des traitements analytiques associés a sonné pour le secteur de l’énergie ». Une petite révolution que l’on mène depuis quelques temps déjà sous nos latitudes, mais pas seulement : aux confins de l’Europe, en Asie centrale, des projets de villes intelligentes émergent, comme à Astana. La capitale du Kazakhstan accueillera d’ailleurs l’an prochain l’Expo 2017, consacrée à l’énergie du futur, et qui s’intéressera notamment à la façon dont l’exploitation des données peut favoriser la rationalisation de notre consommation d’électricité.

Les données comme fondement des villes intelligentes

A l’heure où de nouveaux entrants bousculent le marché de l’énergie en donnant la priorité à des services à forte valeur proposés à des tarifs très concurrentiels, les acteurs historiques « ont besoin de recueillir, intégrer et analyser toutes les données à leur disposition, en interne et en externe, et à chaque étape de la chaîne de valeur », pour tenir la dragée haute à tous ces nouveaux venus. L’immense quantité de données collectées est en effet l’atout majeur des ceux qui évoluent dans le secteur depuis de longues années.

Jeremy Rifkin, économiste américain spécialiste de prospective, voit de son côté dans l’utilisation de ces données une mutation économique majeure, qu’il compare volontiers à la révolution hydraulique ou encore à celles de la vapeur ou de l’électricité. Pour l’économiste, « nous voyons émerger un nouveau complexe communications-énergie-transports » caractérisé par une connexion « tous azimuts » de tous les objets grâce aux capteurs. Ces derniers connectent tous les objets de la maison, thermostats, machines à laver… « Cela veut dire que n’importe qui pourra se connecter sur cet Internet des objets, depuis son mobile, comme il le fait sur l’Internet de l’information, et échanger l’énergie renouvelable qu’il aura lui-même produite ! ».

Tout comme Antoine Junqua, Jeremy Rifkin annonce un monde où des millions de « prosumers » (à la fois producteurs et consommateurs) vont pouvoir vendre ou échanger l’énergie dont ils n’ont pas besoin, sur une plateforme Internet, à travers tous les continents. Pour Antoine Junqua, les acteurs souhaitant rester compétitifs dans ce nouveau monde, devront adopter une approche systémique de l’ensemble de la chaîne de valeur énergétique. « Ici encore, le traitement analytique des données s’impose comme l’outil principal pour concrétiser cet objectif », affirme-t-il.

Le traitement analytique des données est désormais un catalyseur d’innovation pour les acteurs de l’énergie. Outre les sociétés et certains particuliers, les collectivités locales devront elles-aussi devenir de plus en plus « smart ». Elles devront utiliser les technologies de l’information et la communication de manière intelligente afin d’améliorer la qualité des services urbains tout en réduisant leurs coûts. Les « smart cities » ou villes intelligentes de demain devront mettre en œuvre une gestion des infrastructures (eau, télécommunications, énergie, transports ou encore de gestions de tri et santé) communicante, adaptable, durable et efficace. Ce n’est qu’à ce prix qu’elles mériteront le titre de « villes intelligentes ».

Astana, bientôt dans le top 50 des villes les plus intelligentes au monde ?

En Europe, plus de 200 villes peuvent déjà se targuer de l’être au moins en partie, selon une étude publiée par la Commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie du Parlement européen. Mais de très stimulantes surprises pourraient venir d’autres contrées. Ainsi, Astana, la capitale du Kazakhstan, mène une véritable transition énergétique, et le pays compte rejoindre dans un avenir proche le top 30 des pays les plus avancés en la matière. La capitale a d’ores et déjà lancé le projet Smart Astana, ayant pour objectif de lui permettre d’intégrer le top 50 des villes les plus intelligentes au monde.

A Astana, on est persuadé que les nouvelles sources d’énergie et les réseaux intelligents détermineront nos modes de production, ainsi que notre modèle social et les dynamiques du développement de demain. D’où les efforts considérables que la ville réalise en matière de transition durable. Des efforts qu’elle aura l’occasion de partager avec le monde entier lors de l’Exposition internationale de 2017, que la ville organise du 10 juin au 10 septembre 2017. Baptisé Expo 2017 « L’énergie de l’avenir », cet événement verra la communauté internationale se réunir pour discuter de la façon dont réduire nos émissions de CO2 et diminuer notre consommation d’énergie tout en rendant cette énergie accessible à tous. Des défis qui ne pourront être remplis sans traitement analytique poussé des données.

L’exposition sera également l’occasion pour le Kazakhstan de montrer comment il compte diversifier son économie en privilégiant les investissements dans la modernisation de son réseau électrique, via les smart grids, et l’implantation d’infrastructures d’énergies renouvelables. En un mot, si l’avenir de l’énergie se joue grâce aux données au sein des « smart cities », l’avenir de ces dernières pourrait bien se jouer l’été prochain à Astana !

Rédigé par : jacques-mirat

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