Solar Impulse 2 : le solaire, avenir de l'aviation ? - L'EnerGeek

Solar Impulse 2 : le solaire, avenir de l’aviation ?

solar_impulse_photo_Milko VuilleC’est à Abou Dhabi qu’a commencé et s’est terminée l’aventure de Solar Impulse 2. Le 26 juillet dernier, cet avion à propulsion électrique terminait en effet avec succès un périple tout aussi ambitieux qu’improbable : un tour du monde en avion avec le soleil pour seul carburant. L’objectif de Bertrand Piccard et André Borschberg, les deux pilotes suisses ambassadeurs du projet, était de promouvoir les technologies renouvelables. Récit d’un incroyable voyage et des perspectives ouvertes par le projet.

« Les technologies propres peuvent réaliser l’impossible »

C’est le 9 mars 2015 que l’avion solaire Solar Impulse 2 a décollé de l’aéroport Al-Batten d’Abou Dhabi, à quelques kilomètres de la capitale des Émirats arabes unis (EAU), pour un périple autour du monde grâce à la seule énergie solaire. Un peu plus d’un an après, le 26 juillet dernier, l’avion se posait sur la même piste ; l’équipe tout entière pouvait alors célébrer une première mondiale : un tour du monde aérien de 40.000 kilomètres sans avoir consommé la moindre goutte de carburant.

« Plus qu’un exploit dans l’histoire de l’aviation, c’est un exploit dans l’histoire des énergies renouvelables. C’est maintenant à votre tour d’aller plus loin », s’est exclamé Bertrand Piccard en débarquant de son aéronef.

Équipé de 17.200 cellules solaires déployées sur le dessus de ses ailes, Solar Impulse 2 est en effet un engin qui aura contribué à marquer d’une pierre blanche l’histoire de l’aviation, en bouclant son tour du monde mais pas que. André Borschberg a également établi un autre record : celui du plus long vol en solitaire sans ravitaillement et sans escale en parcourant en 5 jours les 8.900 kilomètres séparant Nagoya (Japon) et Hawaii (États-Unis).

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« J’ai lancé le projet Solar Impulse en 2003 pour transmettre le message que les technologies propres peuvent réaliser l’impossible », explique son compère de vol, Bertrand Piccard. Un début d’aventure que le pilote décrit comme compliqué : les sponsors ne soutiennent que faiblement l’initiative et les médias ne portent que peu d’intérêts au projet.

« Il y a qu’une seule façon d’échouer, c’est de ne pas essayer »

Mais aujourd’hui, le son de cloche est totalement différent. « Ce que nous voyons, c’est que Facebook démarre un projet de drones solaires avec la même technologie que celle que nous avons utilisée. De grands groupes comme Airbus ou des institutions comme la Nasa travaillent aussi sur un avion à propulsion électrique comme le nôtre dont la seule source d’énergie est le soleil. C’est encourageant de voir qu’ils ont intégré dans leur plan de développement des projets renouvelables », constate André Borschberg.

Cette performance pionnière, saluée notamment par le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, a donné naissance au Comité international pour les technologies propres (ICCT). Le but de cette organisation et de fédérer ONG, entreprises et associations désireuses de faire entendre leurs opinions. Et ainsi avoir plus de poids au niveau de son impact politique.

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Quant à l’impact de Solar Impulse sur le secteur de l’aviation, Bertrand Piccard se révèle plutôt optimiste. D’ici une dizaine d’année, des avions électriques seront selon lui capables d’embarquer une cinquantaine de passagers sur des vols courts et moyens courriers. Et ce dernier de répéter tel un mantra la phrase qui l’a toujours fait avancer : « Il n’y a qu’une seule façon d’échouer, c’est de ne pas essayer ».

Crédit photo : Milko Vuille

Rédigé par : lucas-goal

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COMMENTAIRES

  • L’apport solaire à l’aviation et aux dirigeables est intéressant, comme aux transports en général, mais nettement plus important et sur de nombreux plans très avantageux, avec la meilleure efficience possible, même mieux que l’hydrogène, pour les EIV (Energy independent vehicles), dont en particulier les véhicules électro-solaires.

    Parmi la quinzaine de véhicules 2/5 places qui existent dont plus de 6 sont sur le point d’être commercialisés (EVX Immortus – Australie, 4 modèles Hanergy Solar – Chine, Sion de Sonomotors – Allemagne), entre autres exemples la Sunriser Solar de ThyssenKrupp et Bochum Univ : jusqu’à 1500 km d’autonomie à 70 km/h, vitesse de pointe 140 km/h, avec seulement 60 kg de batterie. C’est l’immense avantage d’optimiser le poids, l’aérodynamisme, le Cd/Cx, la gestion de l’énergie etc. Il ‘agit d’une 3 places et ont pouvait aussi citer parmi celles homologuées sur route et pour leurs résultats confirmés par la FIA, l’eVe Sunswift, la Stella Solar Lux, la Suncruiser etc, donc ce n’est plus anecdotique, évite les réseaux de charge coûteux et est tout à fait pertinent pour des véhicules légers 2/5 places :

    http://bosolarcar.de/thyssenkrupp-sunriser/

    .

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  • « Maison passive », ce?est une expression, un label ?
    Au sens franeais, ce serait un label, car le?appellation ne fait pas le?objet de?un reglement national. Mais les performances energetiques de le?habitat passif depassent celles du Betiment Basse Consommation (BBC), le niveau reglementaire franeais le plus eleve actuellement (Effinergie). Une vraie maison passive doit etre certifiee et doit repondre e des criteres precis, edictes par le Passivhaus Institut :

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