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Hinkley Point, une solution « gagnant-gagnant » pour l’ensemble des partenaires

HinkleyPointQuelques jours après le vote du conseil d’administration d’EDF en faveur du projet Hinkley Point en Angleterre, Emmanuel Macron a tenu à rappeler que les deux EPR restaient la meilleure option pour le mix-énergétique britannique et une solution « gagnant-gagnant » pour l’ensemble des partenaires.  

Pour Emmanuel Macron, le ministre français de l’Economie, le petit flottement observé ces derniers jours outre-Manche au sujet d’Hinkley Point n’a rien d’anormal. « Le nouveau gouvernement britannique a confirmé son engagement en faveur du nucléaire et du projet Hinkley Point. Il s’agit d’un délai naturel propre à un gouvernement qui arrive, qui devrait se terminer en septembre ». Le locataire de Bercy précise également ne pas croire « à un revirement de leur choix car leur équation énergétique n’a pas changé ». Le réseau électrique insulaire a en effet besoin de la puissance des réacteurs français pour répondre aux besoins de la population.

De son côté, François Hollande, le chef de l’Etat français, s’est entretenu avec Theresa May, la nouvelle Première ministre britannique, sur le sujet. Une entrevue au cours de laquelle la nouvelle locataire du 10 Downing Street n’a pas remis en cause le projet Hinkley Point, au contraire, d’autant que les syndicats outre-Manche sont aussi très majoritairement pour le développement de l’industrie nucléaire.

Lire aussi : Hinkley Point : Jean-Bernard Lévy « ne doute pas du soutien du gouvernement britannique »

Certaines rumeurs ont un temps évoqué le financement chinois comme un obstacle à l’approbation du parti conservateur. De son côté, le porte-parole de la diplomatie chinoise, Hua Chunying, a évidemment tenu à souligner que « ce projet a reçu l’adhésion de la Chine, du Royaume-Uni et de la France dans un esprit de bénéfice mutuel, de collaboration et de coopération gagnant-gagnant ».

Crédit photo : @TheGuardian

Rédigé par : lucas-goal

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COMMENTAIRES

  • Une solution perdant-perdant pour les consommateurs britanniques et pour les contribuables français.

    Les britanniques vont payer l’électricité nucléaire EPR plus du double du prix du marché pendant 35 ans, tarif indexé depuis 2012. Plus cher que l’éolien terrestre, le solaire photovoltaïque et l’éolien en mer en 2025, date supposée de mise en service du premier EPR.

    Les contribuables français vont mettre la main à la poche pour renflouer Areva et pour financer EDF criblé de dettes.

    Répondre
    • Les prix de marché de l’électricité sont appelés à augmenter jusqu’à au moins 100€/MWh vu que le coût complet de toutes les technologies tend vers ce prix là :
      – gaz, du fait de l’augmentation du prix du CO2 et de celui du gaz
      – charbon, pour les mêmes raisons
      – nucléaire, avec l’augmentation progressive des exigences de sûreté qui portent le coût de production en France de l’EPR de série vers 70-90€/MWh.
      – éolien, qui est déjà quasiment à ce prix, sans que le coût de l’intermittence (qui tend à augmenter avec le taux de pénétration des énergies intermittentes dans le mix) ne soit inclu.
      – PV, pour les mêmes raisons.

      Les anglais ne sont pas irrationnels, ils ont étudié le dossier, et ils se lancent là dedans.

      Par ailleurs, il est toujours risqué de parier sur le coût d’une technologie dans 10 ans.

      Tout ce qu’on sait aujourd’hui, c’est que Hinkley Point, même à ce niveau de prix, est en dessous de l’éolien et du PV tel qu’il est pratiqué au Royaume-Uni, et sans compter le coût de l’intermittence. Sachant que la baisse des coûts de ces technologies renouvelables a déjà tendance à plafonner en Europe.

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