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L’Angola fait le pari de l’énergie hydraulique

Barrage_hydraulique_Angola_photo_pedro_parente_AngopL’Angola, pays producteur d’hydrocarbures de premier plan en Afrique, portera au quadruple à l’horizon 2025 sa capacité de production d’énergie et compte pour ce faire sur la valorisation de son énorme potentiel hydraulique. Le gouvernement vient d’officialiser un nouvel accord de coopération avec le groupe Privinvest pour la construction de turbines hydrauliques et la mise en place de fermes de production avec, en ligne de mire, l’objectif de fournir un accès à l’énergie pour plus de 14 millions de personnes.

Déficit énergétique et potentiel hydraulique

Connu pour son industrie pétrolière florissante (l’Angola est le deuxième producteur de pétrole du continent africain derrière le Nigéria), le pays lusophone reste toutefois largement à la traîne en matière d’accès à l’énergie et de diversification de son mix énergétique. A ce jour, seuls 30 % des Angolais ont accès à l’électricité sur un territoire grand comme deux fois et demie la France et peuplé de 24 millions d’habitants.

Mais le gouvernement angolais entend bien faire doubler ce taux d’électrification pour le faire passer à 60 %, et a fait pour cela de l’énergie l’un des axes majeurs de son plan de développement 2013-2017. Il prévoit notamment d’investir près de 23 milliards de dollars d’ici à 2017 dans le cadre du Plan 2025 de Sécurité Énergétique de la République d’Angola, destiné à développer et optimiser ses réseaux électriques. Son objectif : installer 9.000 MW de puissance de production supplémentaire d’ici 2025, en priorisant en particulier la production d’énergie hydraulique. « Notre grand objectif est d’atteindre 9.000 MW en 2025, c’est multiplier par 4 la capacité actuelle, et la grande ressource sera hydro-électrique », expliquait récemment M. João Baptista Borges, ministre angolais de l’Energie et des Eaux.

Lire aussi : L’Afrique peut quadrupler ses capacités d’énergie renouvelable d’ici 2030

Le gouvernement angolais compte donc exploiter au maximum la richesse hydrique du pays, à commencer par le fleuve Kwanza, qui a donné son nom à la monnaie nationale, et qui présente un potentiel considérable. Plusieurs sites de production, dont ceux de Cambambe (960 MW) et Capanda (520 MW) – qui alimentent la capitale angolaise -, ont déjà été rénovés pour augmenter leur capacité, tandis qu’à Lauca, plus en amont, un barrage d’une capacité de 2.060 MW doit voir le jour en 2018, suivi d’un autre, d’une capacité de 2.050 MW, à Caculo Cabaça.

Privinvest et le nouveau programme d’énergie hydraulique angolais

Outre ces projets, l’Angola entend mettre à profit l’ensemble des ressources hydrauliques réparties sur le territoire et vient pour cela de signer un protocole d’entente avec Privinvest, groupe leader dans la production d’énergie hydraulique, via ses filiales CMN et Hydroquest (Groupe EDF), spécialisées dans la production de turbines marines et fluviales.

Selon les termes du protocole d’entente, la Société publique de production d’électricité Prodel et Privinvest se sont engagés à créer une joint-venture en Angola chargée de la fabrication et de l’exploitation des fermes hydrauliques sur le territoire angolais. La phase d’exploitation devrait commencer par la mise en service de trois sites pilotes, qui cumuleront une production minimale estimée à 12 MW. La connexion au réseau du premier site est prévue en 2017, et toute l’électricité produite sera achetée par Prodel.

Lire aussi : Le défi énergétique de l’Afrique : rendre l’électricité accessible à tous

« L’Angola est l’une des plus grandes sources potentielles au monde d’énergie hydraulique inexploitée. L’introduction de technologies existantes sur ses nombreux cours d’eau permettra la production d’énergie à bas prix pour les zones rurales et isolées de ce vaste pays », a déclaré à cette occasion João Baptista Borges.

Crédits photo : Pedro Parente – Angop

Rédigé par : lucas-goal

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