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Le nucléaire, élément déterminant du mix énergétique britannique

centrale_Wylfa_photo_David DixonAvec un premier réacteur connecté au réseau électrique dès 1956, le Royaume-Uni fait partie des États précurseurs en matière d’exploitation civile de l’énergie nucléaire. Le parc britannique est aujourd’hui devenu le deuxième plus important de l’Union européenne et les ambitions de Londres pour l’atome ne semblent pas s’essouffler : celui-ci devrait être un élément déterminant pour la politique énergétique du Royaume-Uni pour encore quelques décennies. 

Un parc d’une puissance de 8,9 GW

Le Royaume-Uni dispose sur son territoire de sept centrales nucléaires, composées de quinze réacteurs exploités par EDF Energy, filiale de l’électricien français EDF. Au total, le parc nucléaire britannique affiche une puissance cumulée de 8,9 GW. Cette puissance de production a permis de générer en 2015 63,9 TWh d’électricité, l’atome représentant ainsi 18,9 % de la production électrique nationale.

Aujourd’hui, une grande majorité de réacteurs nucléaires britanniques affichent plus de trente ans d’exploitation. Face à cette donnée, Londres a décidé d’étudier de nouveaux projets portant sur la construction de nouvelles tranches nucléaires. L’objectif est clairement de continuer à développer l’énergie nucléaire : une puissance de 18 GW devrait voir le jour au cours des prochaines décennies.

Lire aussi : Hinkley Point : les précisions apportées à la Commission énergie du Royaume-Uni

« Le nucléaire est l’un des trois piliers de la stratégie énergétique à long terme du Royaume-Uni, aux côtés des centrales à gaz et des énergies renouvelables », précise Coralie Laurencin, du cabinet spécialisé IHS Energy. Il faut en effet savoir que le Royaume-Uni fait actuellement face à la diminution de ses ressources fossiles en Mer du Nord. Londres a également décidé de fermer l’ensemble de ses centrales à charbon d’ici 2025.

Un remplacement progressif du parc nucléaire britannique

Le renouvellement du parc nucléaire britannique est donc une décision stratégique qui a pour objectif d’assurer la sécurité d’approvisionnement énergétique du pays. Sans ce renouvellement, le gouvernement britannique aurait dû faire face à un important déficit au niveau de sa puissance de production (près de 20 % de la production d’électricité auraient dû être remplacés).

Lire aussi : Le Royaume-Uni prolonge la durée de vie de 4 centrales nucléaires

En plus de l’allongement de la durée de vie de certains réacteurs, de nombreux projets nucléaires sont aujourd’hui en cours de développement aux quatre coins du Royaume-Uni. La presse évoque régulièrement la construction par EDF du réacteur de 3ème génération d’Hinkley Point, dans le sud-ouest de l’Angleterre. Deux réacteurs devraient également voir le jour d’ici 2025 sur le site de la centrale de Wylfa Newydd, au nord-ouest du pays de Galles. Ainsi que trois réacteurs AP10000 au nord-ouest de l’Angleterre, à Moorside.

Les problématiques environnementales actuelles ont également joué en faveur de l’atome. Peu émettrice de CO2, l’énergie nucléaire est aux yeux de Londres une ressource idéale pour réduire ses émissions polluantes. Cet aspect stratégique s’est traduit par une loi, l’Electricity Market Reform, qui reconnaît notamment le nucléaire comme une énergie bas-carbone qui devrait permettre de contribuer à réduire les émissions de CO2 britanniques aux même titre que les énergies renouvelables.

Crédit photo : David Dixon

Rédigé par : lucas-goal

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