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L’Institut Schiller évoque l’avenir de l’énergie nucléaire

Institut SchillerA Berlin, l’Institut Schiller organisait le 25 et 26 juin dernier une conférence internationale pour évoquer l’avenir de l’énergie nucléaire dans les pays en développement. Pour l’ancienne responsable de la division Afrique de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Adeline Djeutie, il est temps de « changer de paradigme ».

Dès le début de sa prise de parole, mise en ligne le 13 juillet, l’intervenante explique qu’avec l’explosion démographique toujours en cours dans les pays en développement, les besoins en énergie vont continuer de croître. Ainsi, d’après les Nations unies, « la population devrait passer de 6,7 milliards en 2011 à 8,7 milliards en 2035 ». Si la hausse de la demande va principalement être portée par la Chine et l’Inde (70 %), l’intervenante souhaite s’intéresser plus particulièrement à l’Afrique.

Selon elle, sur le continent au sud de la mer Méditerranée l’option du nucléaire aurait été écartée, notamment au profit de l’énergie solaire. Pourtant, l’ancienne responsable de l’AIEA affirme que l’Afrique dispose des ressources nécessaires pour développer une industrie atomique performante. Ainsi, elle rappelle notamment que « le Niger et la Namibie sont les 4e et 5e leaders mondiaux de production d’uranium, mais seulement 14,4 % et 47,3 % de leur population respectivement a accès à l’électricité ». Dans ce contexte, elle plaide pour un changement de paradigme, tant pour répondre aux besoins des habitants que pour lutter contre le réchauffement climatique.

Enfin, elle estime que « le fort intérêt des pays émergents dans le développement ou l’expansion de leur programme d’énergie nucléaire traduit le potentiel qui réside dans cette source d’énergie ». Pour en attester, le spécialiste des pays émergents, Jean-Joseph Boillot, évoque le déplacement du Premier ministre indien Narendra Modi en Afrique du Sud début juillet. Ce déplacement avait entre autres pour objectif d’obtenir le « soutien du gouvernement sud-africain pour faire avancer sa candidature à l’adhésion au Groupe des fournisseurs nucléaires afin d’entrer de plain-pied dans le marché nucléaire mondial ».

Lire aussi : L’Afrique pense au nucléaire civil

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • Le problème avec le nucléaire c’est la non prolifération, plus clairement, il ne faut pas que la technologie tombe entre de mauvaises mains. Il faut donc une stabilité dans les pouvoirs et surtout des organismes indépendants gouvernementaux de contrôle des exploitants.

    Maintenant, il y a des unités de production flottantes (Russes) ou sous marines(Françaises FLEXBLUE) qui peuvent être une solution dès lors que l’exploitation est assurée complètement par du personnel des sociétés conceptrices. L’implantation imposée sera le bord de mer

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    • Quelques erreurs de raisonnement : c’est la consommation d’énergie qui stabilise un pays, il suffit de voir les classement de pays en conso par tête de PIB. Et c’est un peu réducteur de dire que les pays ne sont pas assez intelligent pour savoir faire marcher une centrale nucléaire, parce que l’antinucléaire lambda ne sait pas comment ça marche… c’est un des préjugés les plus racistes qui est utilisé par les anti-nucléaires…

      Ensuite, c’est moins cher, et plus facile de faire en secret un programme miliaire nucléaire (une centrifugeuse à monter soi-même dans une montagne et des tonnes de terre pour ses 3g d’U par tonne, c’est tout ce qu’il faut), que de commencer par un programme nucléaire civile.
      L’exemple sont historiques.

      Et au passage, les produits radioactifs issus de l’industrie civile n’ont rien à voir avec ce qu’il faut pour faire une bombe nucléaire, à moins de faire un réacteur plutonigène, mais là, la production électrique est abyssale.

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  • Normal qu’Adeline Djeutie fasse du lobbying pour le nucléaire qu’elle représente. Mais si c’est pour étendre plus encore la génération 3 dépassée avec tous les problèmes qu’on lui connaît, dont le peu d’efficacité en terme de rendement qui est modeste, la mauvaise utilisation des ressources, la gestion impossible des déchets sur une ultra-longue durée que bien évidemment personne ne peut garantir car c’est strictement impossible, les coûts globaux élevés et souvent peu compétitifs à présent surtout en Afrique compte tenu du prix plus bas de la main d’oeuvre pour d’autres solutions alors encore plus accessibles, les risques et leur gestion, le système très centralisé, les aspects de refroidissement dans des territoires subissant des variantes climatiques fortes, la formation complexe et lourde à la maintenance, les risques de guerres, de terrorismes, la corruption, dissémination etc. Ce n’est vraiment pas une évolution favorable pour l’Afrique qui a suffisamment de problèmes lourds à gérer depuis trop longtemps. Mieux vaut déjà se consacrer en plus de l’efficacité globale et d’une meilleure urbanisation notamment, à toutes les gammes des énergies renouvelables qui sont nombreuses, à utiliser de façon optimale selon les situations propres à chaque région d’Afrique et qui créent plus d’emplois, d’entreprises, d’innovations, de prise de conscience de la population à une meilleure utilisation des ressources, à l’efficience énergétique, qui débouche aussi sur une part de la mobilité électro-solaire qui arrive, à la mise en place de systèmes décentralisés régionaux ou locaux non dépendants de pouvoirs encore trop souvent abusifs, d’indépendance à des tarifs et à tout un système centralisé etc. Il y a en effet déjà beaucoup à faire avant d’envisager l’arrivée de la génération 4 si çà s’impose dans certaines régions et qui a de meilleurs résultats en termes de rendement nettement plus élevé, de meilleure utilisation des ressources donc durabilité, de réduction drastique de la durée de vie des déchets. Restera toutefois et entre autre toujours le coût et certains risques. Il y en a plus qu’assez de voir encore des gens raisonner en terme de lobbying, d’intérêts de court terme, partisans ou de méconnaissance des principaux aspects des énergies et de leurs évolutions au lieu d’avoir une approche globale, scientifique, pragmatique, indépendante et d’adopter les meilleures solutions aux différents endroits et avec des technologies le plus possible avancées. Nombre d’études rendent comptent chaque fois des erreurs commises auparavant car certains abordent les sujets sur un seul angle. On a en Europe comme dans d’autres zones géographiques des transitions énergétiques difficiles, encore longues, avec des erreurs commises. C’est dont tout l’intérêt de ne pas renouveler les mêmes erreurs en Afrique et qu’elle puisse disposer du meilleur des expériences passées. C’est son intérêt comme celui du monde entier. Il y a en outre beaucoup de start-up locales très prometteuses. Il faut en plus avoir une bonne connaissance des problèmes sur le terrain très différents de régions à l’autre et des autres besoins associés avant d’arriver avec nos vielles idées et gros sabots alors que nous sommes en retard dans notre indépendance énergétique, transition, sécurité et que l’on en a encore pour quelques décennies à traiter ces problèmes lourds.

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