Le réseau électrique kényan, fragile mais exemplaire - L'EnerGeek

Le réseau électrique kényan, fragile mais exemplaire

singe_photo_Peggy_MarcoC’est un incident des plus insolites qui a paralysé le réseau électrique du Kenya au début du mois de juin. Ce pays d’Afrique de l’Est a en effet été privé d’électricité pendant plusieurs heures le mardi 7 juin dans la matinée à cause… d’un singe ! L’animal a chuté sur un transformateur électrique de la ville de Gitaru, dans le centre du Kenya. L’incident ne fait que mettre en exergue une fois de plus la fragilité d’un réseau électrique qui est pourtant régulièrement montré en exemple en raison de la place centrale qu’y tient la géothermie.

Une coupure de courant causée par un singe

« À 11h29, un singe a grimpé sur le toit de la station hydroélectrique de Gitaru avant de tomber dans le transformateur. La chute a entraîné la surcharge des autres machines et la perte de plus de 180 MW dans la station, ce qui a déclenché une panne nationale », a expliqué par voie de communiqué de presse la Kenya Electricity Generating Company (KenGen), un des plus gros producteur d’électricité du pays.

Il aura fallu 4 heures et une intervention des équipes techniques de la KenGen pour que le courant soit rétabli dans les zones touchées par la coupure et que la situation revienne à la normale. « Les installations de KenGen sont sécurisées par des barrières électriques pour éloigner les animaux sauvages. Nous regrettons cet incident isolé et la société examine des solutions pour encore améliorer la sécurité sur nos différents sites », a ensuite fait savoir l’électricien kényan.

Le fautif, quant à lui, se porte bien. La KenGen a en effet annoncé que le singe avait survécu à sa chute sur le transformateur électrique. Secouru par les équipes de l’électricien, il a ensuite été confié au personnel du Service kényan de la Faune.

Le Kenya mise sur la géothermie

Le Kenya est un pays qui s’appuie sur ses atouts géographiques et géologiques pour renforcer la structure de sa filière de production d’électricité. Le pays tire en effet une grande partie de son énergie électrique de sources renouvelables, principalement l’hydraulique et la géothermie, au point que le Secrétaire général des Nations unies s’est même dit impressionné des efforts réalisés par le Kenya en matière d’électricité verte.

Grâce à des conditions climatiques favorables, la filière hydraulique a longtemps occupé une place primordiale dans le mix électrique kényan (plus de 50 % en 2012 par exemple). Au cours des 5 dernières années, les sécheresses à répétition ont cependant rendu cette source d’énergie beaucoup moins fiable. C’est donc vers la géothermie que le gouvernement s’est tourné pour tendre vers son indépendance en matière d’électricité.

Grâce aux 14 sites de géothermie éparpillés le long de la vallée du Rift, faille de 6.000 kilomètres qui court jusqu’en Afrique australe, le Kenya est devenu un des leaders de cette énergie renouvelable à l’échelle mondiale. Bien qu’encore sous-exploité, le potentiel géothermique kényan est estimé à 10.000 MW. Aujourd’hui, il s’élève à 609 MW et représente ainsi un quart de la production électrique totale du pays.

Crédit photo : Peggy_Marco

Rédigé par : lucas-goal

mer 1 Mar 2017
Intégrant pour la première fois en France une procédure de dialogue concurrentiel permettant aux candidats potentiels de s'informer sur le cahier des charges, le troisième appel d'offres consacré au parc éolien offshore de Dunkerque, a vu sa date limite repoussée…
ven 28 Juil 2017
Dans son dernier bilan mensuel publié jeudi 27 juillet 2017, le gestionnaire du réseau à haute tension (RTE) a détaillé comme à son habitude les évolutions de la production et de la consommation électrique française et noté pour le mois…
mar 17 Déc 2013
DCNS devrait commercialiser prochainement une centrale électrique basée sur la technologie des Énergies Thermiques des Mers (ETM) et s'est lancé en partenariat dans le domaine de la climatisation par l'eau de mer. En Martinique l'industriel français espère également tester un…
jeu 7 Avr 2016
Si l'objectif de 40 % d'électricité renouvelable en 2030 prévu dans la loi de transition énergétique reste tout à fait possible aujourd'hui, il nécessitera néanmoins un développement rapide de l'énergie éolienne marine, plus coûteuse, mais aussi plus régulière dans la production d'électricité…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *