Le Maroc entame la construction d'une centrale nucléaire - L'EnerGeek

Le Maroc entame la construction d’une centrale nucléaire

nucleairemarocD’après le quotidien Akhbar Al Yaoum, le Royaume du Maroc aurait commencé la construction de sa première centrale nucléaire. Sur le site de Boulbra, les infrastructures permettront d’assurer l’indépendance énergétique du pays dans les années à venir.

Comme le rappelait encore récemment le ministre de l’énergie, Abdelkader Amara, « l’Etat marocain considère, dans le cadre de sa stratégie énergétique, l’électronucléaire comme étant une option à considérer dans le mix énergétique national à long terme ». D’ailleurs, lors de sa visite au Maroc fin 2015, l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) avait estimé que « le cadre législatif nucléaire national était tout à fait conforme aux standards internationaux ».

Pour l’instant, seule l’Afrique du Sud dispose d’un tel équipement sur le continent. Le Maroc affiche donc son ambition technologique en lançant ce chantier qui devrait être achevé dès 2017. Qui plus est, avec cette installation, qui pourra produire entre 800 et 1000 mégawatts d’électricité, soit 7 % des besoins du Maroc en la matière d’ici 2020, le Royaume est sur la voie de l’indépendance énergétique.

Crédit Photo : @HuffingtonPost

Rédigé par : jacques-mirat

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COMMENTAIRES

  • C’est un article qui m’a fait halluciner !!!! Déjà pour commencer, il faudrait une décision politique dans ce sens, ce qui n’est pas encore le cas! Il faudrait également une « Public acceptance » ce qui n’est pas le cas non plus. Rajoutant à ça, une étude de projet d’une quinzaine d’années en moyenne, débloquer des fonds, mettre en place les infrastructures logistiques, industrielles et humaines… ET surtout créer une agence régulatrice de sûreté et de sécurité nucléaire qui n’existe pas au jour d’aujourd’hui! Donc, messieurs les reporters, essayer de maîtriser le sujet avant de publier n’importe quoi!

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  • Nous sommes en 2016. Achever dès 2017 un réacteur nucléaire dont la construction n’a pas encore commencé, en une année donc, est un exploit qui n’a jamais été réalisé dans le monde.

    Pour mémoire, le réacteur EPR de Olkiluoto en Finlande a été commencé en 2005 et ne sera pas en service avant 2018.

    Un réacteur russe de Novovoronezh commencé en 2008 est toujours en travaux.
    Deux minuscules réacteurs russes de 32 MW sont en construction depuis 2007.

    Dans les cas les plus rapides, la construction dure 5 ans. Mais en général, c’est plutôt 6 à 8 ans, quand ce n’est pas plus de 40 ans comme ce réacteur américain commencé en 1972 et qui devrait entrer en service prochainement.

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  • Il doit certainement y avoir une erreur :

    Si cette centrale avait été nucléaire, il y aurait eu un appel d’offre, Areva aurait bataillé contre les russes et les coréens, bref on en aurait entendu parler.

    Il est plus probable que cette centrale soit au gaz ou au charbon.

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  • Il faut certainement comprendre que le Maroc prépare « le terrain » : notamment la construction de lignes THT pour évacuer l’énergie électrique produite dans le futur, et cette construction prend de nombreuses années…. le temps de lancer un appel d’offres et de retenir.. EDF, donc la France.

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  • Pour ceux qui ne sont pas au courant, une agence de sûreté nucléaire a été créée au Maroc depuis peu.
    Certes un an ça paraît très court pour la construction d’une centrale, mais il faut savoir que la technologie des REP est très maîtrisée de nos jours. Les constructions qui ont duré 4 ou 5 ans consistent en plusieurs tranches (et ont été entamées il y a de ca plusieurs décennies, d’où la maîtrise actuelle de la technologie), soit une puissance de plusieurs milliers de MégaWatts, or à la vue de la puissance annoncé pour ce « projet » de centrale, celle ci ne devrait consister qu’en une seule tranche. Tout cela pourrait réduire la durée de construction à bien moins de 4 années si c’est un REP.
    Pour ceux qui ont évoqué l’EPR, ce type de réacteur demande un investissement beaucoup plus élevé, et possède un retour d’expérience très limité voire inexistant, donc il est impossible que ça soit la technologie retenue pour le Maroc.
    Pour finir, je pense que s’il est vrai que ce projet est en cours, je doute que l’avis ou « l’acceptance » d’une population dont plus de la moitié ne sait même pas ce qu’est l’énergie nucléaire soit pris en compte.
    Il serait favorable au pays que ce projet soit réel, car il pourrait éventuellement mener vers des projets de dessalement d’eau de mer, inévitables au vue de la pénurie d’eau de 2040.

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    • Aucun réacteur ne s’est construit en, je cite : « bien moins de 4 années si c’est un REP ». Pour cette puissance, même un modèle de 1000 MWe chinois CPR1000 ou Hualong, c’est 4 ans minimum. Et effectivement, comme le mentionnait Bachoubouzouc, il y aurait eu un appel d’offre et on en aurait entendu parler.
      Sans compter le temps de création d’une autorité de sûreté nuclééaire nationale marocaine car on ne voit pas un état souverain se fier à ue autorité étrangère.
      Le temps de la créer, former les personnes, encore quelques années de plus…
      Mais ce n’est pas le seul article de ce site à commettre ce genre de raccourci.
      Absence totale de connaissance du sujet.

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    • Erratum : Le Maroc s’est effectivement doté d’une autorité de surete nucleaire. On peut lire sur le site de l’AFCEN en décembre 2015, Najib Caoui, président d’AIGAM, l’Association des ingénieurs en génie atomique du Maroc écrit : « En septembre, le pays s’est même doté d’une agence de sûreté et de sécurité nucléaire et radiologique ! »
      Mais on lit aussi :
      « Depuis 2008, la stratégie adoptée par le Maroc s’articule autour de trois phases.
      La première couvre la période 2015-2020. Sur cette première phase, l’attention est portée sur un programme très ambitieux d’énergies renouvelables qui va presque couvrir 2 000 MWh de solaire et de 2 000 MWh d’éolien.
      Une seconde phase, entre 2020 et 2030, mettra l’accent sur le développement du gaz naturel liquéfié. Un vaste programme d’infrastructures et d’utilisation du GNL dans les centrales à cycle combiné est actuellement à l’étude.
      Enfin, au-delà de 2030, le Maroc pose la question de l’opportunité de l’option nucléaire. Le démarrage d’un programme nucléaire nécessite une expertise en matière de sûreté mais également des capacités financières importantes. »

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      • Le Maroc ne s’est toujours pas doté d’un régulateur nucléaire. Le 6 février, lors d’un conseil des ministres à Laâyoune, SM le roi Mohammed VI a nomé 5 hauts fonctionnaires dont Khammar Mrabit (directeur Sécurité à l’AIEA à Vienne) à la tête de l’agence Marocaine à la sécurité et à la sûreté nucléaire. Mr Mrabit, qui finit son mandat à l’AIEA en mois de juin 2016, devrait commencer à créer cette institution durant le 2ème semestre de cette année. Il faudrait savoir également, que cette opération nécessitera plusieurs mois à quelques années.

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