L'énergie de demain à l'honneur des prix Technology Review du MIT - L'EnerGeek L'énergie de demain à l'honneur des prix Technology Review du MIT - L'EnerGeek

L’énergie de demain à l’honneur des prix Technology Review du MIT

Oorja_Technology_review_photo_Imperial_College_of_LondonTechnology Review, la revue du MIT (Massachusetts Institute of Technology), est passée par la France au mois d’avril pour la quatrième édition de ses prix annuels dédiés à l’innovation et réalisés en partenariat avec BNP Paribas. Dix innovateurs français de moins de 35 ans ont été sélectionnés pour leur invention dans le cadre d’un concours largement porté cette année sur le développement durable. Sandra Rey, présidente de Glowee, et Clémentine Chambon, pour le projet Oorja, font partie des lauréats dans le domaine énergétique. Coup de projeteur sur ces innovations qui entendent bien révolutionner l’approvisionnement énergétique de demain.

De la lumière sans électricité

Glowee, tout d’abord, est une jeune start-up française à l’origine d’une technologie innovante de bioéclairage sans électricité, laissant entrevoir des applications multiples permettant de réduire la facture d’électricité et la pollution lumineuse. A la base de cette innovation, un procédé novateur fondé sur la bioluminescence de bactéries génétiquement modifiées.

Comme l’explique Sandra Rey, « le principe consiste à emprisonner entre deux feuilles d’autocollants transparents un biosystème composé de bactéries et d’algues. Ces dernières fournissent du glucose aux bactéries bioluminescentes qui, la nuit, émettent de la lumière ». Contrairement aux réactions chimiques lumineuses ou au processus de phosphorescence, la bioluminescence ne s’épuise pas tant que les micro-organismes, alimentés par un liquide et des ressources alimentaires, sont en vie.

Cette technologie suscite d’ores et déjà l’intérêt de multiples secteurs : aéorports, mobiliers urbains, construction des routes, etc. Les applications, indique Sandra Rey, « sont très nombreuses. La signalétique, par exemple, est un support parfait pour cette lumière dont l’intensité ne varie pas ».

Des micros centrales électriques pour les pays en voie de développement

De son côté, Clémentine Chambon, à l’initiative du projet Oorja, s’est donnée pour objectif de fournir de l’énergie aux plus démunis grâce à des micros centrales autonomes et écologiques. Elle utilise pour cela la technologie solaire et la biomasse hybride (issue des déchets agricoles) dans un modèle de production d’électricité permettant de fournir une source plus fiable, économique et durable d’énergie destinée aux communautés rurales.

Chaque centrale créée pourra fournir assez d’énergie pour le fonctionnement de 20 à 30 entreprises et 100 à 150 foyers. Cette innovation permettrait donc non seulement aux ruraux d’améliorer leur quotidien mais aussi de développer des entreprises et donc de soutenir le développement économique et social dans ces régions. En Inde notamment, où Oorja sera testé en premier lieu, les femmes des communautés rurales pourraient voir leur vie transformée par ce progrès.

Comme l’explique Clémentine Chambon sur le site Avenir.net, « ce sont les femmes qui sont le plus victimes des énergies traditionnelles qu’elles utilisent pour cuisiner, souvent elles doivent aussi aller chercher le bois, ce qui prend parfois des heures, avant la longue préparation du repas. Il y a vraiment un lien entre l’émancipation des femmes, le développement des villages et les énergies renouvelables ».

Crédits photo : Technology Review MIT / Imperial College of London

Rédigé par : livingston-thomas

lun 2 Jan 2017
Les groupes japonais Panasonic et américain Tesla ont annoncé le 27 décembre dernier un nouveau programme de collaboration destiné à fabriquer, au sein de l'unité de production de Buffalo, dans l'Etat de New York, des cellules et modules photovoltaïques. Ce partenariat,…
ven 8 Mar 2013
Le coût de la transition énergétique fait débat en Allemagne. Fin février, le ministre  de l’Environnement, Peter Altmaier, a prévenu que la sortie du nucléaire pourrait coûter 1.000 milliards d’euros au pays sur les deux prochaines décennies. Une explosion des…
lun 16 Juin 2014
Avec l'arrivée des groupes français EDF et Bouygues en tant que partenaires techniques du projet, la centrale biomasse ivoirienne Biovea semble plus que jamais lancée sur les rails de son ouverture, prévue fin 2015. Porté par la société Biokala, ce…
mer 13 Juil 2016
En plein cœur du désert du Néguev, dans le sud d'Israël, ingénieurs et ouvriers œuvrent à l'édification de la plus haute tour solaire du monde : la tour Ashalim. Véritable pari sur l'avenir, ce projet renouvelable devrait permettre à l'État…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *