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Au Costa Rica, les abattoirs participent à la production énergétique

Disgesteur_biogaz_photo_Alex_MarshallRégulièrement cité en exemple pour son mix électrique fortement décarboné, le Costa Rica ambitionne d’atteindre 100 % d’énergie renouvelable dans sa production d’électricité dans les prochaines années. Ce petit pays d’Amérique centrale compte pour cela sur l’ensemble des ressources naturelles renouvelables à sa disposition (géothermique, éolienne et hydraulique) mais également sur la biomasse et le biogaz, exploités entre autres, au sein des abattoirs de la capitale San José .

Pour une production de viande plus durable

Partie intégrante d’une transition énergétique quasi terminée, les abattoirs El Arreo et Del Valle, situés à quelques kilomètres de la ville de San José, transforment le lisier en biogaz. Ces deux groupes, pourtant concurrents, on fait le choix de s’associer pour investir plus de trois millions de dollars dans un digesteur leur permettant de convertir les effluents d’élevage en biogaz.

L’ensemble des déchets organiques sont transformés en gaz méthane destiné à l’alimentation des chaudières. Cette innovation doit permettre à terme à ces deux sites d’abattage d’éliminer l’utilisation des chaudières à combustible et de fonctionner à plus de 80 % via le biogaz, les 20 % restant étant assurés par du gaz naturel.

« Ça fait longtemps que l’on cherchait une solution pour les déchets organiques du site, principalement des excréments et du sang, qui provoquent des mauvaises odeurs et de la pollution. Cela est dérangeant pour les voisins car nous nous trouvons dans une zone résidentielle », explique Jonathan Molina, le gérant d’El Arreo.

Cette initiative permet ainsi de réduire les émissions de CO2, la production de déchets et les odeurs, et la facture énergétique des abattoirs.

Le biogaz, partie intégrante d’un modèle énergétique propre et ambitieux

Outre l’exemple des abattoirs de San José, le biogaz, impulsé par l’Institut public costaricien de l’électricité (ICE), devrait largement progresser dans les années à venir au Costa Rica. Le programme de soutien mis en place permet aux entreprises alimentaires, comme les plantations d’ananas par exemple, de récupérer les fruits abîmés et d’en faire de l’électricité. Les digesteurs produisent actuellement 2,2 MW d’énergie et passeront prochainement à près de 4 MW, lorsqu’une station de production de biogaz à partir d’eaux usées entrera en activité.

Comme l’explique à l’AFP (relayé par le Parisien) Carolina Hernandez, chargée de cette énergie à l’ICE, « utilisé dans les conditions de sécurité nécessaires, le digesteur est comme une source de gaz naturel. Sauf qu’il n’est pas stocké sous pression et qu’il n’y a pas de bouteilles de gaz ».

Rappelons ici que le Costa Rica, a annoncé avoir produit 98,55 % de son électricité grâce à des énergies renouvelables au premier semestre 2015, et vise 100 % d’électricité verte d’ici 2021. Son mix électrique est composé à ce jour d’énergie hydroélectrique (66,39 %), de géothermie (15,2 %), d’énergie éolienne (7,26 %) , de biomasse (0,83 %), et de solaire (0,01 %).

Crédits photo : Alex Marshall

Rédigé par : livingston-thomas

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