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Le plus grand parc éolien d’Europe va se construire en Norvège

eoliennes_norvege_photo_FraggelotC’est dans les environs de la ville de Trondheim, dans le centre de la Norvège, que l’énergéticien public Statkraft s’apprête à construire le plus grand parc éolien terrestre d’Europe. Ce projet renouvelable, qui représente un investissement de 1,1 milliard d’euros, permettra de doubler la puissance éolienne actuelle de la Norvège. Et de confirmer une fois encore que la péninsule scandinave se rêve toujours en leader européen des énergies propres.

6 fermes éoliennes pour un parc de 1.000 MW

Le producteur d’électricité norvégien Statkraft et ses partenaires ont officialisé, dans un communiqué de presse publié le 23 février dernier, la construction du plus grand parc éolien terrestre d’Europe. Ce projet renouvelable consiste à déployer 6 fermes éoliennes dans le comté du Trøndelag (à Fosenhalvøya, Hitra et Snillfjord), pour une puissance cumulée totale de 1.000 MW.

Ce ne sont pas moins de 278 turbines éoliennes Vestas d’une puissance unitaire de 3,6 MW qui seront installées sur le littoral norvégien au cours des 4 prochaines années. Une fois mises en exploitation, d’ici 2020, ces installations permettront de produire annuellement 3,4 TWh d’électricité. Et ainsi répondre de manière totalement respectueuse de l’environnement aux besoins (en électricité et en chauffage) de quelque 170.000 ménages.

« Le gouvernement donne clairement la priorité aux énergies renouvelables. Il est important que nous accomplissions un changement vers une industrie verte et réduisions les émissions de gaz à effet de serre », explique Monica Mæland, ministre de l’industrie.

Un coup de fouet aux énergies renouvelables

Le projet est chapeauté par l’énergéticien Statkraft, qui en détient majoritairement les rênes (52,1%). L’énergéticien local TrønderEnergi et le consortium suisse Nordic Wind Power (qui regroupe Credit Suisse Energy Infrastructure Partners et le groupe suisse d’énergie BKW) en contrôlent respectivement 7,9% et 40% des parts.

La chef du gouvernement, Erna Solberg, estime que cet ambitieux projet permettra de donner un véritable « coup de fouet » aux énergies renouvelables en Norvège. En effet, grâce à sa puissance de 1 GW, il permettra à lui seul de doubler la capacité de production d’électricité d’origine éolienne du pays.

La Première ministre de la Norvège a également salué « un des plus gros projets industriels » du pays, qui générera également des retombées économiques. L’entretien et l’exploitation des 6 parcs éoliens nécessiteront en effet la création de 40 à 50 nouveaux emplois. Le projet permettra également d’augmenter les revenus des communes impliquées.

Crédit photo : Fraggelot

Rédigé par : guy-belcourt

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COMMENTAIRES

  • Leader des énergies propres ? En tout cas, c’est loin d’être le cas actuellement. Les Norvégiens sont en tête des européens pour les émissions de G.E.S. Il n’y a pas que l’électricité à prendre en compte. Et tous les autres domaines : transports routiers, aériens, maritimes, le chauffage, et le reste… Ils ont beaucoup de gaz et de pétrole, (et un peu de charbon). Alors pourquoi se priver ?

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    • @Zada, vous dites:

      « Les Norvégiens sont en tête des européens pour les émissions de G.E.S. »

      Fournissez vos sources avant de donner de telles contre vérités.

      Les données de l’Agence Européenne de l’environnement reprises sur le Wiki « Gaz à effet de serre » ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Gaz_%C3%A0_effet_de_serre ou Google si le lien ne fonctionne pas ) ne cite même pas la Norvège parmi les 10 premières nations européennes productrices de G.E.S.

      C’est donc comme souvent: affirmer n’importe quoi sans aucune source.

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      • Dans le peleton de tête de toute façon. Cela ne change rien pour l’essentiel de mes propos. Ne vous emballez pas.

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  • « D’après les données de l’EEA(2), les 5 pays scandinaves ont émis en moyenne 10,3 tonnes de gaz à effet de serre par habitant(3) en 2010 contre 9,4 tonnes en moyenne dans les 27 pays de l’UE. Cette moyenne masque néanmoins des situations contrastées : l’Islande fait partie des pays européens émettant le plus de gaz à effet de serre par habitant (14,3 tonnes) tandis que la Suède, qui a instauré une taxe carbone dès 1991, en émet seulement 7,1 tonnes par habitant. Entre ces deux pays figurent la Finlande (13,9 t/hab.), la Norvège (11,1 t/hab.) et le Danemark (11 t/hab.). »

    Au dessus de la moyenne certes, mais loin des plus polluants.

    De rien.

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  • Puissance crête : 1000 MWh mais rien sur le facteur de charge. Il n’est pas précisé non plus la production annuelle d’électricité. Ce n’est pas un petit oubli quand même.
    Facteur de charge: 20 %, 25 %, 30 % ? Le saura-t-on? En plus, ce n’est pas une énergie pilotable.

    Répondre
    • Rectification : Puissance crête : 1000 MW et non MWh . De toute façon, sans facteur de charge, cela n’a pas de sens. Pas de coût du MWh non plus. Décevant.

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    • @ ZADA : Attention vous parlez encore sans savoir, petite leçon de vocabulaire :
      Une puissance s’exprime en W, en kW ou encore en MW ou GW. La puissance-crête comme vous l’appelez, ou plus simplement la puissance installée, est donc de 1000MW. L’énergie produite en revanche, s’exprime en Wh, kWh ou encore MWh ou GWh; en effet elle est égale à une puissance multiplié par un temps de production c’est à dire : E = P * t, d’où son unité en Wxh.
      Et pour votre info, la production est bien mentionnée : « Une fois mises en exploitation, d’ici 2020, ces installations permettront de produire annuellement 3,4 TWh d’électricité. » Peut être n’avez vous tous simplement pas reconnu l’unité de la production (3.4TWh = 3400GWh) …
      Pour calculer le facteur de charge, rien de plus simple :
      3400000/1000=3400h de fonctionnement pleine puissance par an
      3400/8760=38.8% (où 8760=nombre d’heures dans une année).
      N’hésitez pas si vous avez besoin d’autres éclaircissements.

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      • J’ai écrit le commentaire avant votre rectification, ravi de voir que vous vous êtes renseigné entre temps 😉

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        • Effectivement; j’avais fait un peu vite, mais je le constate tous les jours (hier soir même sur France inter – le téléphone sonne) de nombreuse personnes, même spécialistes de l’énergie, faire cette erreur.

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