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COP21 : quels sont les enjeux de la conférence sur le climat de Paris ?

COP21_Paris_Photo_Arnaud_Bouissou_MEDDELa COP21 s’est officiellement ouverte, ce lundi 30 novembre au Bourget, en présence de nombreux dirigeants internationaux, tous réunis pour, ensemble, impulser un nouvel élan dans la lutte contre le changement climatique. Considéré par beaucoup comme la conférence de la dernière chance, suite à l’échec de Copenhague en 2009, ce rendez-vous doit déboucher sur un accord global et contraignant permettant de limiter le réchauffement climatique à 2°C. Des négociations qui s’annoncent d’avance très compliquées.

Inciter à des efforts climatiques supplémentaires 

La conférence de Paris sur le climat, organisée au Bourget, a débuté ce matin. L’objectif est connu depuis des mois : mettre toutes les nations sur la voie d’un avenir durable en empêchant les températures moyennes mondiales d’augmenter de plus de 2°C par rapport au 19e siècle et l’ère préindustrielle. Un seuil au delà duquel les scientifiques prédisent les pires scénarios et des conséquences météorologiques extrêmes. Pour y remédier, il est nécessaire de parvenir à une baisse de 40% des émissions mondiales de gaz à effet de serre en 2050, et de 100% d’ici la fin du siècle.

Problème, si les contributions gouvernementales, remises progressivement ces derniers mois par plus de 170 pays à la Convention des Nations-Unies contre le changement climatique, représentent près de 90% des émissions de la planète, elles sont encore insuffisantes pour limiter le réchauffement climatique.

En l’état actuel des contributions, l’élévation de la température du globe serait seulement limitée à 2,7°C, soit bien plus que les seuils de 1,5 °C à 2 °C évoqués lors de la dernière session de négociations organisée début novembre à Bonn. Laurent Fabius estime toutefois qu’il est toujours possible « d’obtenir une trajectoire permettant de limiter le réchauffement en dessous de 1,5-2°C d’ici la fin du siècle », mais qu’il faudra de nouveaux efforts sur le long terme.

Responsabilité différenciée et financement des politiques climatiques

Ce texte d’accord devra faire état de ces grands objectifs en matière de régulation des températures tout en respectant des principes d’équité et de responsabilité commune mais différenciée, et les capacités respectives de chaque nation. Ces principes inscrits dans la Convention de l’ONU sur le climat renvoient à la nécessité de prendre en compte la responsabilité historique des pays développés dans le réchauffement et la capacité d’action des autres Etats en fonction de leur niveau de développement.

De nombreux pays en développement exigent dans ce cadre un soutien financier et technologique pour réduire leurs émissions et faire face aux impacts déjà ressentis. Selon ces pays, les récents efforts consentis par les pays développés et les institutions bancaires internationales ne suffisent pas, et ceux-ci souhaitent avant tout qu’une feuille de route précise soit établie. Elle devra définir les grandes étapes et sources de financement consacrées à la réduction des émissions de CO2 mais également aux processus d’adaptation et d’atténuation des effets du réchauffement planétaire.

Pour rappel, les pays développés – émetteurs historiques des gaz à effet de serre – se sont engagés en 2009 à financer à hauteur de 100 milliards de dollars par an d’ici à 2020 la transition des pays du sud vers des énergies propres et renouvelables.

La nécessité d’un accord juridiquement contraignant

L’accord validé par l’ONU le 11 décembre prochain devra également disposer d’un mécanisme permettant de contraindre chaque pays à respecter ses engagements. Le caractère juridiquement contraignant d’un éventuel accord sur le climat divise pourtant la communauté internationale et semble encore loin d’être acquis malgré le récent soutien de la Chine.

« Nous ne sommes pas réunis à Paris pour une discussion de salon, nous sommes réunis pour prendre des décisions juridiquement contraignantes », a toutefois prévenu Laurent Fabius le dimanche 29 novembre à la veille des négociations. Une déclaration qui en dit long sur les intentions françaises et sur les enjeux des négociations en cours.

Crédits photo : Arnaud Bouissou – MEDDE

Rédigé par : livingston-thomas

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COMMENTAIRES

  • Le problème, ce n’est pas celui des prétendus « réfugiés climatiques » mais celui des réfugiés DEMOGRAPHIQUES.

    Dans des pays où la population a été multipliée par 3 ou par 4 ou par 5 en cinquante ans, la nature ne permet pas de produire assez pour nourrir toute la population.

    L’eau puisée dans les nappes phréatiques s’épuise et l’augmentation du prix du pétrole jusqu’en 2014 a aussi limité les moyens pour irriguer.

    La déforestation, en particulier la destruction de la mangrove des rivages a entraîné l’érosion dans ces endroits, comme l’extraction du sable près des côtes ailleurs.

    Malgré la croissance des émissions de CO2, la température mondiale n’augmente pas depuis 15 ans. L’année la plus chaude, à quelques millièmes près, n’est pas la même pour tous les instituts.

    Et curieusement, la température augmente plus dans les stations météos englobées par l’extension des villes (îlot de chaleur) que dans celles situées très loin de toute installation humaine.

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