L'hydrolienne D10 prête à être immergée au large de l'île d'Ouessant - L'EnerGeek

L’hydrolienne D10 prête à être immergée au large de l’île d’Ouessant

palembang_photo_defense.gouvC’est dimanche 21 juin, au terme d’une longue et impressionnante préparation, que l’hydrolienne D10 de la société bretonne Sabella a été chargée sur le Palembang, navire spécialisé dans le transport de charges lourdes. Ce dernier devrait quitter le port de Brest dans la journée de mardi 23 juin, direction le puissant courant du Fromveur, au large de l’île d’Ouessant, où sera installé cette première hydrolienne industrielle de conception française.

Ce ne sont pas moins de 40 personnes qui ont été mobilisées, samedi 20 juin, pour préparer le Palembang à recevoir l’hydrolienne D10 et le matériel qui sera nécessaire à son immersion dans les eaux du Finistère. Cette préparation a notamment nécessité le soutien du cargo Pilsum, lors du chargement d’un robot sous-marin.

Mais l’opération la plus délicate, l’embarquement de l’hydrolienne sur le Palembang, s’est déroulée le dimanche après-midi. Les deux grues hydrauliques de 450 tonnes du navire ont d’ailleurs étaient très utiles pour charger la D10 et ses 400 tonnes.

« Sur la structure bâbord de la coque, on met en place deux supports de 30 tonnes qui permettront de tenir la turbine sous l’eau avant sa mise à l’eau. Il faut aussi fixer et calibrer les systèmes de positionnement pour la mise à l’eau, ainsi que le système du robot sous-marin qui nous permettra de travailler sous l’eau », a notamment expliqué Fanch Le Bris, le directeur général de Sabella.

L’hydrolienne devrait être immergée sur son site de production jeudi 25 juin au moment de la pleine mer. Elle sera déposée par 55 mètres de fond et reliée au câble électrique de deux kilomètres la reliant à l’île d’Ouessant, pour laquelle elle produira de l’électricité. Une fois totalement opérationnelle, elle devrait permettre de répondre à 15% des besoins en énergie électrique des 800 habitants de l’île.

Grâce à des capteurs installés sur sa structure métallique (hydrophones, courantomètres et caméras), la D10 permettra également de connaître plus précisément son impact sur la faune marine. Les données récoltées seront analysées par l’Ifremer, le centre marin Océanopolis ou le Parc naturel marin d’Iroise.

Crédit photo : defense.gouv

Rédigé par : guy-belcourt

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