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Zoom sur l’évolution de la production électrique des régions françaises

paysage_france_photo_Facy5Le Commissariat Général au Développement Durable (CGDD) vient de publier une étude portant sur l’évolution régionale du secteur de l’énergie entre 2002 et 2012. Ce dossier officiel, réalisé par le ministère de l’Écologie, permet notamment de dresser un panorama des moyens de production électrique français région par région, et de constater leurs évolutions dans notre mix. Il donne aussi des informations intéressantes sur nos habitudes de consommation énergétique.

Le CGDD rappelle, en introduction de ce dossier, que la puissance du parc nucléaire et des installations hydroélectriques sont stables : matures et rentables, ces énergies n’ont pas connu de variation majeure de leur puissance au cours de ces 10 dernières années. De fait, l’essentiel de la croissance du parc de production électrique français est assuré par les filières renouvelables, éolien et solaire photovoltaïque en tête.

 

Les énergies éolienne…

Le secteur éolien français a connu une forte progression entre 2005 et 2012 : la puissance des turbines françaises a été multipliée par 11, passant de 691 MW à 7.517 MW en un petit peu moins d’une décennie. Le rapport du CGDD rappelle que deux régions font figure de leader dans le domaine : la Champagne-Ardenne et la Picardie, dont la puissance est respectivement 1.119 MW et 1.033 MW (pour une puissance de 50 MW en 2005).

Mais de manière plus globale, certaines régions tricolores restent à l’écart de cette dynamique. Les analystes du CGDD expliquent en effet que 57% de la puissance éolienne française est répartie dans seulement 5 régions (la Bretagne, la Lorraine et le Centre-Val de Loire en plus des deux régions citées précédemment). À l’inverse, l’Alsace et l’Aquitaine ne comptaient encore aucun parc éolien en 2012.

 

… et photovoltaïque s’envolent!

Comme l’éolien, le parc photovoltaïque tricolore a vu sa puissance augmenter de manière exponentielle entre 2009 et 2012 : elle a été multipliée par 16, passant de 253 MW à 3.939 MW. On apprend que près de 60% de cette puissance se concentrent dans 6 des régions françaises, globalement les plus ensoleillées (Paca, Midi-Pyrénées, Aquitaine, Languedoc-Roussillon, Pays de la Loire et Rhône-Alpes).

Toutefois, contrairement au secteur éolien, toutes les régions françaises, même les moins ensoleillées, sont équipées d’infrastructures de production d’énergie solaire, même si le niveau d’équipement varie grandement : la Picardie affiche par exemple un petit 29,5 MW alors que la Lorraine atteint 204,3 MW.

 

Une production d’électricité stable…

Selon le rapport de la CGDD, la production totale nette d’électricité s’est stabilisée autour de 540 TWh au cours des 10 dernières années. Des disparités régionales sont là aussi à constater puisque près de 75% de la production électrique française se fait dans seulement 5 régions (Rhône-Alpes, Centre-Val de Loire, Haute-Normandie, Lorraine et Nord-Pas-de-Calais).

Contrairement à la seule production d’électricité, la production totale d’énergie primaire baisse. En 2012, la France a produit quelques 114 Mtep d’énergie primaire (hors renouvelable thermique). Sur la dernière décennie, la production d’énergie primaire a diminué de 3,3% en raison de la chute de la production française d’énergies fossiles (la production de charbon s’est complètement arrêtée depuis avril 2004, et les volumes de production de pétrole brut ont été divisés par 1,6 en 10 ans). La production fossile restante, résiduelle, se concentre dans 3 régions (Aquitaine, Île-de-France et Champagne-Ardenne).

 

… pour une production et une consommation globale d’énergie en baisse

Du côté de la consommation finale d’énergie, le rapport du CGDD permet de constater une baisse de 8% en métropole au cours des 10 dernières années. Cette baisse est cependant inégale au regard des régions concernées : la Lorraine affiche une impressionnante baisse de 21% de sa consommation énergétique alors que la Franche-Comté a vu sa consommation baisser de seulement 3%.

Sur les 10 dernières années, les auteurs de l’étude notent que « la répartition sectorielle de la consommation s’est sensiblement modifiée ». La part de l’ensemble du secteur tertiaire (transports y compris) a augmenté pour désormais s’établir à la moitié de la consommation finale d’énergie. L’industrie représente 20 % de la consommation finale contre 26 % dix ans auparavant. Enfin, la part du résidentiel et de l’agriculture n’a pratiquement pas varié : elle s’élèvait respectivement à 28 % et 2 % en 2012.

Crédit photo : Facy5

Rédigé par : guy-belcourt

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