Emirats arabes unis : un premier réacteur nucléaire opérationnel dès 2017 - L'EnerGeek Emirats arabes unis : un premier réacteur nucléaire opérationnel dès 2017 - L'EnerGeek

Emirats arabes unis : un premier réacteur nucléaire opérationnel dès 2017

réacteur_EAUEngagés depuis plusieurs années dans un programme de développement de l’énergie nucléaire, les Emirats arabes unis ont annoncé via de récentes déclarations du président de l’ENEC, la compagnie nationale de l’énergie nucléaire, leur volonté de mettre en service leur premier réacteur dès 2017. Un premier pas dans l’énergie nucléaire qui devrait représenter à l’horizon 2020 plus de 25% de la production d’électricité nationale.

Invité à s’exprimer lors de la 10e conférence arabe sur l’énergie le lundi 23 décembre dernier à Abu Dhabi, le président de l’Emirates Nuclear Energy Corp (ENEC), Mohamed al-Hammadi, a fourni quelques précisions sur les délais de mise en service des quatre réacteurs actuellement en construction sur le site nucléaire de Barakah à l’Ouest d’Abu Dhabi aux Émirats arabes unis.

Selon Mohamed al-Hammadi, le premier des quatre réacteurs nucléaires construit en collaboration avec l’entreprise nationale d’électricité sud-coréenne KEPCO sera prêt à produire de l’électricité d’ici à 2017 et les trois autres d’ici à 2020. Des réacteurs qui devraient générer, une fois opérationnels, plus de 25% des besoins en électricité des Émirats arabes unis.

La construction de ces quatre réacteurs de 1400 MW chacun, a fait l’objet d’un contrat de plus de 20,4 milliards de dollars remporté en décembre 2009 par un consortium international conduit par la Korea Electric Power Corp et regroupant plusieurs groupes internationaux comme Samsung, Hyundai et Doosan Heavy Industries. M. Hammadi a également indiqué que l’ENEC avait conclu un contrat de trois milliards de dollars avec des firmes internationales pour approvisionner les réacteurs en matériaux nucléaires pendant 15 ans.

Des investissements importants donc qui concrétisent la volonté des Émirats arabes unis et des pays du Golfe de manière générale de s’engager pleinement dans les énergies décarbonées afin de réduire à terme leur forte dépendance aux hydrocarbures et améliorer de manière significative leur bilan carbone. En complément de l’énergie nucléaire, 5% des besoins en électricité des Émirats seront fournis d’ici à 2020 par des sources d’énergie renouvelables permettant ainsi de réduire de 12 millions de tonnes les émissions de CO2.

En mars 2013, les Émirats avaient inauguré Shams-1, la plus grande centrale d’énergie solaire à concentration alors mise en service au monde, installation en mesure d’alimenter quelque 20.000 domiciles en électricité.

Crédits photo : UAE Interact

Rédigé par : livingston-thomas

mar 14 Oct 2014
La filière nucléaire française s'organise et se regroupe pour la première fois cette année au sein du World Nuclear Exhibition, un salon international exclusivement dédié aux métiers et aux acteurs du nucléaire et qui vient d'ouvrir ses portes ce matin…
mer 14 Jan 2015
La Ministre de Écologie, Ségolène Royal, a réaffirmé, dans un entretien accordé à l'Usine Nouvelle le 8 janvier dernier, la place de l'énergie nucléaire dans le mix énergétique français présent et futur. Convaincue qu'il faut faire preuve de pragmatisme plutôt…
jeu 16 Juil 2015
Auditionné par l'Assemblée nationale ce mercredi 15 juillet, le président du groupe EDF, Jean-Bernard Lévy, s'est voulu rassurant sur la conduite des négociations dans le cadre du rachat de la branche Réacteur Areva NP, affirmant que le dossier devrait être…
dim 14 Août 2016
Un riverain de la centrale nucléaire de Leibstadt, en Suisse, a publié une vidéo de la tour de refroidissement prise à l’aide d’un drone. L’auteur du film affirme vouloir relancer le débat sécuritaire alors que l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire…

COMMENTAIRES

  • C’est bien que ce pays qui regorge de pétrole prépare son avenir, car cette ressource se tarira un jour.
    Et qu’il ait choisi le nucléaire pour remplacer des centrales au fuel et limiter la pollution.

    Il a cependant fait le choix de centrales « low-cost » fournies par la Corée, avec un niveau de sûreté moindre que celles de 3ème génération comme l’EPR français qui n’a pas été retenu en 2009 à la suite d’un appel d’offres.
    Espérons qu’il n’aura pas à regretter cette décision et surtout qu’il aura à coeur de mettre à niveau ses systèmes de sûreté au lieu de se contenter du minimum, comme les japonais l’avaient fait à Fukushima.

    Répondre
    • Je crois qu’on peut se faire tout petit au sujet de ce contrat. Là où les chantiers d’EPR accumule emmerdes après emmerdes, celui-ci avance exactement comme prévu, sans dépassement ni de délai ni de coût, et l’EAU se félicite certainement tous les jours d’avoir choisi la Corée plutôt que la France. Bon, ils peuvent encore avoir des soucis car le chantier du réacteur modèle en Corée semble rencontrer quelques difficultés de finition, mais dans tous les cas, c’est complètement minime par rapport aux EPR.

      Quand à la sécurité, arrêtons de s’enfuir la tête dans la sable, il est classé en 3ème génération, c’est à dire plus sûr que les réacteurs qui tournent actuellement en France, et ils sont en train de soumettre le design pour qualification aux US, dont le régulateur est *très* exigeant, il y a tout un cas de mécanisme de sécurité pour continuer à assurer le refroidissement en cas de panne électrique, refroidir la cuve pour éviter qu’elle soit transpercer par le corium, refroidir celui-ci et le capturer s’il en sortait, tout ceci est fort convaincant même si des puristes pourront trouver ce que fait l’EPR encore mieux.

      Répondre
  • C’est vrai qu’avec les ennuis,les surcouts et les retards,cumulés de notre EPR,nous n’avons pas de quoi nous vanter par rapport à ces réacteurs Sud-Coréens.Espérons que les réacteurs EPR de Taishan,en Chine, auront moins de retards et moins d’ennuis que ceux de Flammanville et d’Olkiluoto.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *