Coopération nucléaire entre l’Algérie et l’Union Européenne - L'EnerGeek

Coopération nucléaire entre l’Algérie et l’Union Européenne

Nucléaire_algérie_ue_cernUne convention de partenariat entre l’Algérie et l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (Cern) a été signée à l’occasion de la visite à Alger d’une délégation de l’organisation, les 25 et 26 mai dernier. Destiné à renforcer les liens de coopérations sur le plan technologique, cet accord prévoit notamment une participation accrue des chercheurs algériens dans l’ensemble des projets du Cern.

Et en effet, comme le précise la convention, les chercheurs mais également l’ensemble des doctorants et ingénieurs algériens seront désormais «impliqués de manière effective dans des activités expérimentales du Cern, reconnu comme milieu d’échanges où évoluent des compétences».

Ils pourront bénéficier d’une «formation, d’acquisition de connaissances en technologies de pointe et d’un savoir-faire significatif dans les domaines les plus divers». On retrouve notamment parmi les domaines d’études cités l’optique de précision, la supraconductivité, la physique de l’ultravide ou encore la physique des couches minces.

Un programme de coopération donc qui semble le bienvenu pour l’Algérie alors que le ministre de l’Energie et des Mines Yousef Yousfi a récemment annoncé la volonté de son pays de mettre en service une centrale nucléaire d’ici 2025. Confronté à une hausse constante de sa demande en électricité, l’Algérie voit dans le nucléaire l’opportunité de répondre à la demande tout en diversifiant son mix énergétique.

Le gouvernement a d’ailleurs créé un Institut National de Génie Nucléaire dont la mission sera de former les ingénieurs et les techniciens indispensables au bon fonctionnement de la future centrale. De plus, l’Algérie pourra compter sur ses 29.000 tonnes de réserves prouvées d’uranium (volume permettant de faire tourner deux réacteurs de 1.000 MW pendant 60 ans).

Crédits photo : Torkild Retvedt

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
ven 14 Juin 2013
Hier, la Commission Européenne a proposé d'instaurer des contrôles réguliers des installations nucléaires, par des experts non nationaux. Le but est de renforcer la sûreté nucléaire. Les installations nucléaires (centrales et réacteurs) pourraient donc être contrôlées tous les six ans,…
mer 19 Fév 2014
Près de 70% de l’électricité produite dans le monde est d’origine thermique (charbon, fioul, gaz naturel), et donc émettrice de CO2. Mais selon Eurostat, l’organe de la Commission Européenne dédiée aux statistiques, l’Europe fait bien mieux que la moyenne mondiale :…
mar 12 Jan 2016
Organisé par le département de l’énergie nucléaire du ministère vietnamien des Sciences et des Technologies, un colloque a rappelé les ambitions énergétiques du pays. Afin de préserver l’environnement et de répondre aux besoins en électricité de la population, les dirigeants…
mar 28 Fév 2017
Le 1er février, la Députée Barbara Romagnan présentait son rapport sur la faisabilité technique et financière du démantèlement des installations nucléaires. Quelques jours plus tard, le 22 février, la commission du développement durable de l’Assemblée Nationale auditionnait cette fois le…

COMMENTAIRES

  • L’Algérie a beaucoup mieux à faire que de se lancer dans le nucléaire pour produire son électricité.
    Dans ce pays comme dans d’autres, le nucléaire est un serpent de mer qui réapparaît de temps à autre depuis 20 ans.

    Le solaire photovoltaïque et l’éolien coûtent beaucoup moins cher pour ce pays, peuvent très vite être mis en fonction et sont sans danger.

    http://energeia.voila.net/electri2/nucle_pv_maghreb.htm

    Le solaire est d’autant plus adapté à ce pays comme à tous ceux autour de la Méditerranée qu’il produit à son maximum lorsque les besoins sont les plus élevés.

    Lorsque le besoin s’en fera sentir, le stockage du jour pour le soir sera devenu bon marché, aucune crainte de ce côté.

    Répondre
  • … avec à la clé, n’en doutons pas, de belles commissions pour ces marchés juteux !… Peu importe si l’on met en danger les populations avec une industrie qui n’est au point que théoriquement et impossible à gérer sur le long terme, notamment, l’élimination de ses déchets, véritable cauchemar !… Alors que maintenant, on dispose de toute une palette alternative , grâce notamment à des milliers d’hectares de désert qui peuvent enfin servir à quelque chose !…

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *