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Grands travaux du parc nucléaire : pas de surcoût selon Henri Proglio

centrale_nucléaire_nogent_photo_clicgauche_wikimedia_commonsA l’occasion de la présentation des résultats financiers d’EDF, Henri Proglio a démenti la rumeur véhiculée par le Nouvel Observateur selon laquelle le coût des grands travaux du parc nucléaire français se chiffrerait à 70 milliards d’euros. Selon le PDG de l’électricien français, le chiffre annoncée initialement, à savoir 55 milliards d’euros, est bien le bon.  

« Quand nous donnons des éléments chiffrés c’est que nous y croyons » a déclaré Henri Proglio, précisant que ce chiffre de 55 milliards a été défini après « une analyse solide ». Ce chiffre est concordant avec celui de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) qui évoquait fin mai un « montant d’investissements de l’ordre de 50 milliards d’euros ».

Selon EDF, le futur investissement de 55 milliards couvre le montant des travaux liés à la prolongation de la durée de vie du parc (45 milliards) et la mise en œuvre des nouvelles mesures de sûreté décidées après la catastrophe de Fukushima (10 milliards).

Alors que les prix de l’électricité augmentent de 5% aujourd’hui jeudi 1er août, Henri Proglio a également rappelé que l’énergie nucléaire permettrait à la France, en dépit de ces futurs investissements de modernisation, de conserver une électricité compétitive.

Selon lui, le nucléaire est un atout, « mais pour le pérenniser, il faut moderniser en permanence notre outil industriel. Donc beaucoup investir. Cela coûte cher. Mais au final, la France gardera l’électricité la moins chère d’Europe. Aujourd’hui, nos prix sont inférieurs de 35 % à la moyenne européenne ».

Par ailleurs, dans une interview accordée au Monde, Henri Proglio est revenu sur la future fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim. Le patron d’EDF a révélé que ses équipes avaient d’ores et déjà commencé à travailler sur ce dossier.

 

 

Rédigé par : jacques-mirat

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COMMENTAIRES

  • En tout cas, le nucléaire n’a rien à voir avec un prix plus faible de l’électricité.

    Comparatif : http://energeia.voila.net/electri/taux_nucle_prix.htm

    Si EDF avait été une entreprise 100% privée depuis 50 ans, les prix de l’électricité auraient été bien plus élevés depuis longtemps.

    Et beaucoup moins de réacteurs nucléaires auraient été construits. Voici pourquoi :

    http://www.ucsusa.org/nuclear_power/nuclear_power_and_global_warming/nuclear-power-subsidies-report.html

    Sans subventions directes ou indirectes, le nucléaire n’est toujours pas viable aux Etats-Unis. Sans doute de même en France.

    Répondre
  • @Gaspar : Aux USA, le faible coût des énergies fossiles a toujours été un obstacle au développement massif du nucléaire (le pays a tout de même deux fois plus de réacteurs que la France). Les pétroles et gaz de schiste n’ont fait que renforcer cette situation. De plus dans un pays où le capitalisme est roi, une industrie nécessitant des investissements massifs pour des gains espérés seulement à long terme, a peu de chances de prospérer.
    La situation française est exactement contraire. Et surtout, c’est le choix d’un parc nucléaire standardisé et exploité par une seule entreprise (EDF) qui a permis d’obtenir des coûts aussi bas.

    NB : ce parc a été autofinancé par EDF. Depuis 1982, l’Etat actionnaire (de gauche comme de droite) n’a pas versé un seul centime à l’Entreprise, qu’il a au contraire souvent ponctionné – comme il en a le droit – , et a commencé à privatiser.

    Cdt

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