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Les perspectives pour la géothermie selon l’ADEME

centrale_geothermie_islande_photo_Gretar_IvarssonCap Gemini consulting a réalisé une étude sur les perspectives de l’énergie géothermique à la demande l’ADEME (Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) : d’ici dix ans, le marché mondial de cette énergie pourrait plus que doubler.

Selon l’ADEME, la géothermie est une énergie renouvelable compétitive, avec un fort intérêt économique et stratégique, et qui pourrait représenter, en 2023, un marché mondial de près de 3 milliards de dollars par an.

Perspectives mondiales de la géothermie

En 2010, 40 pays sont producteurs de cette énergie, et 5 en exportent. La puissance installée était de 11.000 MW.

Entre 2013 et 2023, l’ADEME prévoit que le marché mondial soit multiplié par 2,3, et que 835 MW seront installés annuellement pendant cette période. La plus grosse marge de progression est prévue pour l’Afrique, avec un développement multiplié par 9.

Cependant, son développement implique de prendre des risques financiers, les temps de développement des projets pouvant être longs. Il nécessite donc un nombre important de savoir-faire particuliers concernant la technique, l’aspect commercial, et le financement.

Des atouts français

Selon l’étude de l’ADEME, les industriels français possèdent les compétences pour être des acteurs importants de la filière géothermique, et établir une offre compétitive et renouvelable.

Pour mettre en valeur cet avantage, et dynamiser l’offre France en mettant en place un plan d’action opérationnel pour la conquête de marchés étrangers, l’ADEME a réuni tous les acteurs de la filière le 9 et 10 juillet.

Les industriels français sont encouragés par l’ADEME à se fédérer, pour pouvoir mieux s’exporter. Selon l’agence environnementale, la France se situe au 4ème niveau de maturité de la filière géothermique (qui correspond à une filière organisée), mais pourrait facilement passer au 6ème et dernier niveau de maturité, l’exportation.

La France combine en effet de nombreux atouts : ingénierie, équipements, exploitation et maintenance d’équipements énergétiques … Cependant, même si la France est déjà présente en Indonésie, au Chili et au Mexique, des progrès restent à faire en mutualisation des risques exploratoires, pour pouvoir s’implanter dans des zones qui sont pour l’instant au premier ou deuxième niveau de maturité.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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