En France, les turbines à combustion ont une puissance cumulée de 1.400 MW. Fournissant de l’énergie rapidement et en quantité, elles sont utilisées pendant les périodes de pointe et pour remplacer une autre installation électrique, en cas de panne.
Fonctionnant avec des combustions fossiles (gaz ou fioul domestique), les turbines à combustion (TAC) répondent aux besoins « d’extrême pointe ». Par conséquent elles fonctionnent très peu de temps, pas plus de quelques centaines d’heures par an.
La puissance fournie par les turbines à combustion est modulable, ce qui permet d’ajuster en direct la production d’électricité en fonction de la consommation et de ses évolutions au quotidien.
Capables de démarrer en quelques minutes, les TAC atteignent leur pleine puissance en quelques heures. Elles produisent de l’électricité très rapidement et en grande quantité.
Les TAC assurent également une mission de sécurité d’alimentation électrique, qui permet de remplacer d’autres installations électriques en cas de panne.
Comme les turbines à combustion fonctionnement sans apport d’énergie externe, elles peuvent par exemple fournir l’électricité nécessaire pour redémarrer des centrales thermiques et des centrales nucléaires.
Le rendement des turbines à combustion, relativement faible, peut être amélioré grâce au procédé de cogénération ou grâce à la technologie des centrales à cycle combiné qui associent une turbine à combustion à une turbine à vapeur.
Les turbines à combustion ont un fonctionnement proche de celui d’un moteur à réaction.
De l’air frais, comprimé à haute pression, est propulsé dans une chambre de combustion dans laquelle il est mélangé à du fioul ou gaz naturel. Ce mélange est appelé gaz de combustion.
La combustion produit des gaz chauds qui sont propulsés dans une turbine qu’ils activent. La rotation de la turbine entraîne un alternateur qui produit de l’électricité
En France les turbines à combustion ont une puissance cumulée de 1.400 MW.
On compte 2 turbines à combustion d’une puissance unitaire de 85 MW, à Dirinon en Bretagne. Elles sont notamment utilisées en soutien du réseau électrique breton, tout comme les trois turbines à combustion à Brennilis : deux d’une puissance unitaire de 85 MW et une de 125 MW.
Les autres turbines à combustion sont toutes situées en Ile-de-France : 1 turbine de 128 MW à Arrighi, 3 turbines d’une puissance unitaire de 185 MW à Vaires-sur-Marne, 2 turbines d’une puissance unitaire de 185 MW à Montereau.
Les turbines de Montereau ont été mises en service en novembre 2010 dans le cadre d’un programme de construction de nouveaux moyens de production thermique à flamme d’EDF, en vue d’augmenter les capacités de pointe du parc.
Pingback: Quel avenir pour les centrales thermiques françaises ? (1/2) | L'ENERGEEK : l'énergie facile en quelques clics !
Pingback: Sûreté électrique : renforcement du réseau en région parisienne | L'ENERGEEK : l'énergie facile en quelques clics !