Après une année 2011 frappée par la sécheresse et un déficit de production, l’année 2012 marque un net regain pour l’hydroélectricité.
L’an dernier, la production hydraulique avait chuté de 25% en raison du déficit pluviométrique. Un tel scénario ne devrait pas se reproduire pas cette année.
« Au mois d’avril, l’excédent de pluviométrie est de 50% par rapport à la normale » peut-on lire dans un rapport de la Compagnie nationale du Rhône, une filiale de GDF exploitant 19 centrales hydroélectriques.
Même constat du côté d’EDF qui préfère néanmoins adopter une posture prudente. Le taux de remplissage moyen des quelques 640 barrages gérés par le groupe est certes supérieur à 60%.
Mais l’électricien garde une marge de sécurité importante en cas de sécheresse soudaine, de manière à disposer de réserves suffisantes pour faire face à d’éventuels pics de consommations.
Car l’un des grands avantages de l’énergie hydraulique est d’être mobilisable rapidement, et de permettre de s’ajuster aux fluctuations de la demande sans générer de pollution, contrairement aux centrales thermiques.
Sûrement l’une des raisons pour lesquelles EDF continue de développer son parc hydraulique. Alors que la mise en eau du barrage de Rizzanese, en Corse, vient de commencer, le chantier de la centrale hydraulique de Romanche-Gavet a débuté l’année dernière.
-19,8% d’émissions de CO² en 2011 pour le parc de production électrique français.



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