Transition énergétique : deux candidats, deux visions

Au cours du débat, François Hollande et Nicolas Sarkozy ont rappelé leur vision de la transition énergétique. Si les deux candidats sont en faveur du développement des énergies renouvelables, leur désaccord est profond sur la question du nucléaire.

Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy ne veut pas toucher au parc et à la filière nucléaire, pourvoyeuse de nombreux emplois. Pour lui, il faut développer les énergies renouvelables tout en gardant le parc nucléaire intact, car il permet de fournir une énergie fiable et bon marché contrairement aux énergies fossiles dont les prix sont fluctuants.

Il veut rentabiliser au mieux le savoir-faire technologique français en comptant sur le fait que de nombreux pays, notamment les pays en développement se lancent dans la construction de nouvelles centrales.

Nicolas Sarkozy veut diminuer la consommation d’énergie, dans le cadre du plan d’efficacité énergétique adopté en décembre.

Le président sortant veut prolonger la durée de vie des centrales de 40 à 60 ans, au prix de travaux de modernisation, pour rentabiliser le parc français.

François Hollande

De son côté François Hollande s’est prononcé pour la fermeture de Fessenheim, la plus ancienne du parc français, au cours du quinquennat. Et il veut réduire la part du nucléaire de 75 à 50 % d’ici 2025 (fermeture de 24 réacteurs).

Il a décidé de finir chantier de l’EPR mais aucun nouveau projet de réacteur n’est envisagé.

François Hollande est également en faveur du développement des énergies renouvelables. Mais pour lui, ce développement doit progressivement  compenser la baisse de la production électrique liée à la fermeture progressive d’une partie du parc nucléaire.

Il maintient la durée de vie des réacteurs à 40 ans, rappelant que le prolongement de la durée de vie des centrales ne peut pas se faire sans de lourds investissements.

Le candidat socialiste veut progressivement réduire la part du nucléaire dans le mix électrique français, qu’il qualifie de « dépendance ».

Pour compenser les pertes d’emplois liées à la fermeture des centrales, il veut développer la filière du démantèlement nucléaire et faire de la France un leader dans ce domaine. Il considère le démantèlement comme un  secteur d’avenir, compte tenu des nombreuses centrales qui doivent être ou devront être démantelées dans les années à venir.

4 réactions sur Transition énergétique : deux candidats, deux visions

  1. Mon sentiment sur cet article est que l’auteur donne surtout ses positions et les attribuent a chacun des prétendants selon sa convenance.

    Je n’ai pas le souvenir d’avoir entendu Flamby parler de ne pas faire d’autre EPR que l’actuel de Flamanville, et je l’ai même entendu dire que c’était important de terminer Flamanville 3 (le 1er EPR sur le sol métropolitain), notamment pour le développement de cette industrie.

    Par contre, fermer 24 réacteurs, çà diminue la puissance nucléaire DE 50% en nombre de réacteurs, mais ne ramène pas le MIX ÉLECTRIQUE a 50% DE nucléaire ! Faut pas déconner avec des raccourcis aussi gros !
    Et il a bien précisé qu’il ne s’agirait que d’une seule centrale : Fessenheim. Et d’après ce que j’ai lu, ce ne sera pas avant 2017 dans tous les cas alors ….

    Personnellement, je trouve stupide de sacrifier une centrale dont la première tranche vient d’être rénovée et autorisée par l’ASN. Ce serait désavouer l’indépendance de l’ASN, qui est l’agence la plus indépendante du monde dans son domaine de la sûreté nucléaire…Une sorte de balle dans le dos en clair ! Bravo Flamby ! Pour un prétendant qui dit vouloir remettre de l’indépendance dans tous les domaines (cf longue diatribe des « moi, je »), en voilà un (domaine) ou celle-ci serait perdue. Et lorsque l’on connait les temps qu’il faut dans cette industrie pour acquérir cette indépendance…

    Et les énergies fossiles elles sont ou dans votre article ? Vous vous dites très passionné par l’énergie dans votre profil, mais lorsque je regarde la liste de vos articles, vous êtes surtout passionné par la lutte contre le nucléaire sans le dire explicitement. C’est assez ambigu dans vos articles et vos phrases, mais comme ce n’est pas la première fois que je vous lit…En tout cas c’est comme çà que moi, je vous comprend.

  2. Dommage, car j’aime bien votre site pourtant…

  3. Et pourquoi Hollande ne commence pas par fermer les tranches à charbon encore existantes sur le territoire; quand on sait que le thème principal c’est de diminuer les émissions de CO2 et qu’en plus les cendres émises représentent des quantités autrement plus importantes que les déchets nucléaires, chargées de saloperies comme des métaux lourds, du mercure etc… et même des radionucléides?

    Il montre juste son ignorance sur le sujet. Je ne sais pas si Sarkozy s’y connait mieux, mais au moins il ne l’a pas montré à ce point, il a même prouvé qu’il connaissait le rôle de l’ASN, et que ce n’est pas à un président de la république de décider de fermer ou non une centrale, c’est un sujet à régler entre l’ASN et l’EDF.

  4. @ Laurent

    Les centrales thermiques sont encore utiles lors des pics, mais elles vont le devenir encore plus a cause des énergies dites fatales comme les éoliennes et les photopiles.

    Pour l’ASN, il faut savoir que le président André Claude Lacoste est en fin de mandat, ce qui laisse le champ libre a une manipulation montré comme une nomination susceptible de mettre fin a l’indépendance de notre agence de sureté, pour la sacrifier sur l’autel de la politique politicienne pour un parti qui ne représente que 2.5% des voix de la présidentielle. Le pire c’est qu’il va le faire alors qu’il semble très mal comprendre la place de l’énergie dans l’économie… je n’ai pas l’impression qu’il ait compris que l’énergie abondante et bon marché est la mère de toutes les transformations de nos sociétés depuis plus de 150 ans. Y compris les transformations sociales qui découlent des progrès techniques. Le hic c’est que l’abondance se termine, et que le prix va inévitablement grimper. Alors bloquer les prix a la pompe pendant trois mois …

    Le déficit de la balance commerciale ne fait que commencer sa longue descente aux enfers s’il ne montre pas qu’il a compris cette importance de l’énergie. Sarkoléon ne se trompait pas sur les chiffres : 62 milliards sur 70 étaient du a l’importation d’énergies fossiles. Même si je pense qu’il avait été briefé avant le débat. Il est vrai qu’il est difficile de voir ce qui est juste au milieu d’un salade de mensonges …

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