Le Premier ministre français François Fillon a indiqué jeudi devant la Société française d’énergie nucléaire (Sfen) les deux principales leçons à tirer de la catastrophe nucléaire de Fukushima. La première est une amélioration du niveau de « sûreté » pour prévenir de nouveaux accidents de ce type. La deuxième, qui ne manquera pas d’être contestée, est que le choix nucléaire demeure « pertinent ».
La catastrophe de Fukushima a soulevé deux questions selon François Fillon. « Comment prévenir la survenue d’un tel accident ? Est-il raisonnable de sortir du nucléaire ? ». Et le Premier ministre de donner ses réponses à ces deux questions apparues dans les opinions publiques de tous les pays ayant fait le choix du nucléaire civil.
Le Premier ministre a tout d’abord affirmé que l’audit post-Fukushima de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) avait permis d’améliorer le niveau de sûreté des installations nucléaires françaises grâce au « retour d’expérience » de l’accident japonais. Et de poursuivre en insistant sur la mise en oeuvre d’une Force d’action rapide nucléaire (Farn) d’ici 2013.
François Fillon a ensuite assuré que « ce serait une aberration de remettre en cause une technologie compétitive et un enjeu stratégique pour la France ». « Notre pays n’a pas tant d’atouts en matière de compétitivité qu’il puisse se passer d’un des principaux ». Selon lui, « Fukushima ne doit pas faire oublier Kyoto et Copenhague », les deux principaux traités internationaux sur le réchauffement climatique.