EPR : le point sur les exportations

L’EPR est un élément majeur du positionnement international du couple stratégique Areva/EDF. Pour résumer, lorsqu’un EPR est exporté, Areva vend les installations puis EDF prend le relais en apportant un support dans l’exploitation de la centrale nucléaire. En plus du chantier EPR de Flamanville en France, un EPR est en construction en Finlande et en deux en Chine. Des projets sont également n cours de validation aux États-Unis et au Royaume-Uni.

 

Finlande

Depuis juillet 2005, un EPR est en construction à Olkiluoto, au sud-ouest de la Finlande. Ce projet industriel, le plus grand jamais réalisé en Europe du nord, accueille plus de 4 000 personnes provenant de 55 pays. Le contrat porte sur la fourniture d’un EPR livré clés main à l’électricien finlandais Teollisuuden Voima Oyj (TVO). L’objectif principal de l’installation sera de répondre à la demande des industries électro-intensives, principalement papetières. La mise en service est prévue pour 2014.

 

Chine

En 2007, la Chine et la France ont signé le plus important contrat de l’histoire du nucléaire civil. Ce contrat de 8 milliards d’euros porte sur la construction de deux EPR sur le site de Taishan (sud de la Chine) qui seront exploités par la China Guangdong Nuclear Power Holding Corp (CGNPC). Après la France et la Finlande, la Chine comptera ainsi le troisième et le quatrième EPR. Pour la Chine, ces installations et les projets en cours répondent à un double besoin énergétique. D’abord, elles permettront de réduire la part du fossile qui représente actuellement 80 % de la production électrique chinoise alors que le nucléaire ne couvre que 1,82 %. Ensuite, le développement d’un parc nucléaire permettra de répondre à la demande électrique croissante de la Chine dans le cadre de sa modernisation économique.

 

Royaume-Uni

Areva et EDF envisagent depuis 2007 de construire un EPR au Royaume-Uni. Une demande a été déposée le 31 octobre 2001 auprès des autorités britanniques dans le cadre d’une alliance entre EDF et l’entreprise énergétique britannique Centrica. Le 28 novembre, la Commission de Planification des Infrastructures anglaise (IPC) a jugé cette demande recevable. Après étude approfondie de la demande d’Areva/EDF, la réponse du Royaume-Uni sera connu fin 2012.

 

États-Unis

Areva et EDF sont présents aux États-Unis depuis 2005 pour promouvoir l’EPR. Une demande de certification de l’EPR a été déposée fin 2007 auprès de la Nuclear Regulatory Commission. Le verdict sera connu en juin 2012.

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