Les centrales nucléaires face aux attaques terroristes

Les centrales nucléaires constituent une cible potentielle pour des groupes terroristes. Conscient de cet enjeu, le gouvernement français a mis l’accent, depuis le lancement du programme nucléaire, sur la protection anti-terroriste des installations nucléaires hexagonales. Des normes de sécurité qui se sont accrues depuis le 11 septembre 2001.

L’essentiel des dispositifs de réponse anti-terroriste du parc nucléaire ne sont pas rendues publiques et font l’objet d’une coordination étroite entre le ministère de la défense, les services de renseignement et l’opérateur EDF. Toutefois, un certain nombre d’éléments sont disponibles sur le sujet.

 

 

 

Trois niveaux de sécurisation assurent la protection des sites nucléaires:

- 1er niveau : La surface physique de la centrale est délimitée par une clôture. A ce niveau, on ne trouve aucun bâtiment important pour la production d’électricité (réacteur, salle des machines, station de pompage, etc…). Cette zone est surveillée par des agents de sécurité. A la centrale de Cruas, par exemple, les militants de Greenpeace ont été interpellés dans cette zone.

- 2e niveau : Une seconde clôture délimite cette nouvelle zone protégée et dotée d’un système de surveillance spécialement dédié avec présence de caméras infrarouges. Si cette limite est franchie, le responsable de la sécurité du site isole l’accès aux autres bâtiments en bloquant les tourniquets d’accès, seul moyen d’accéder à certaines parties des installations et appelle immédiatement des gendarmes. A la centrale de Nogent-sur-Seine, les activistes de Greenpeace ont été appréhendés à ce niveau.

- 3e niveau : Cette zone surprotégée offre une protection maximale. L’accès à ce niveau est rendu impossible par le blocage des tourniquets et la surveillance spécifique du site. Cette zone contient entre autres la salle de commande qui permet de piloter un réacteur nucléaire. Il existe également une seconde salle, à l’emplacement inconnu, sur le site afin de piloter les fonctions essentielles de sûreté en cas de défaillance de la première salle.

 

 

 

 

Un dispositif basé sur une coordination Gendarmerie-EDF

Trait le plus visible du dispositif anti-terroriste, la présence depuis plusieurs années de pelotons de gendarmerie à proximité de toutes les centrales du pays. Des pelotons particulièrement dédiés à la surveillance et à la protection des installations nucléaire, et dont les membres ont reçu une formation spécifique pour faire face à une menace terroriste.

Des gendarmes sont affectés 24/24h et 365 jours par an à la sécurisation physique des centrales. Ils effectuent des rondes permanentes et surveillent les différents accès.

Près d’une centaine d’exercices conjoints, impliquant les forces de l’ordre et les équipes EDF, sont effectués chaque année pour simuler des intrusions, tester et améliorer les dispositifs de réponse en cas d’attaques terroristes.

L’ensemble des centrales françaises mettent également en oeuvre les normes les plus strictes du plan Vigipirate en ce qui concerne les entrées sur site (qu’il s’agisse du personnel ou des visiteurs). Chaque personne entrant doit présenter ses papiers d’identité et ses informations sont transmises à la préfecture concernée qui choisit ou non de l’autoriser à rentrer.

 

 

 

 

2 réactions sur Les centrales nucléaires face aux attaques terroristes

  1. Pourquoi a t’il fallu autant de temps pour retrouver les intrus ?
    Les moyens utilisés par les équipes de sécurité sont t’ils bien adaptés : Chiens, Caméra infra rouge, lunettes de vision nocturne.. autre…. ?
    Est t’il prévu ou planifié un audit des moyens de protection contre tous les types d’intrusion ?

  2. Pingback: Nucléaire : Proglio veut renforcer la sécurité des centrales | L'ENERGEEK : l'énergie facile en quelques clics !

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