Le PS et les Verts s’opposent sur le nucléaire

Les négociations entre le PS et les Verts risquent d’être compliquées. En effet, le parti dirigé par Cécile Duflot compte faire de la sortie du nucléaire une condition sine qua non d’un éventuel accord de gouvernement avec le Parti Socialiste. L’équipe de François Hollande refuse de céder au chantage.

« Il n’y aura pas d’accord de gouvernement si nous ne sommes pas d’accord sur le fait qu’il faut sortir du nucléaire. Et comme il n’y a pas de victoire de la gauche sans les écologistes, cela pose problème ». A six mois des élections présidentielles, Eva Joly montre ses muscles.  La candidate écologiste lie en effet tout accord pour une coalition gouvernementale à un engagement pour une sortie du nucléaire.

François Hollande propose, lui, de réduire la part de l’énergie atomique de 75 % à 50 % dans la production d’électricité d’ici 2025 et refuse de s’engager au-delà.

Les partisans du candidat socialiste n’ont pas tardé à montrer leur désaccord aussi bien sur le fond que sur la forme. Ainsi, Pierre Moscovici, coordinateur de la campagne de François Hollande, a annoncé jeudi sur RMC que le PS n’accepterait « aucun diktat des Verts » et que leur position sur la sortie du nucléaire « n’était pas réaliste ». Pour l’équipe du candidat à l’élection présidentielle, l’avenir est dans la diversification du mix énergétique. Ils sont d’accord pour fortement soutenir les énergies renouvelables, augmenter leur part dans le mix français, mais il est hors de question de sortir totalement du nucléaire pour d’évidentes raisons économiques et réalistes. On ne passe pas de 75% (part du nucléaire dans le mix énergétique français) à 0% aussi facilement que les allemands passent de 25% à 0% !

De même, François Hollande est opposé à l’arrêt du chantier de l’EPR de Flamanville, réclamé par les Verts.

Le parti écologiste se base en fait sur les négociations entamées avec l’équipe de Martine Aubry. La première secrétaire s’était en effet alignée sur leur position, proposant une sortie du nucléaire à l’horizon 2032… tout en admettant au cours des débats télévisés que le seuil intermédiaire de 50% en 2025 était réaliste et en soutenant l’achèvement du chantier de Flamanville.

Que les Verts souhaitent continuer à croire aux promesses de la candidate malheureuse est une chose. Cependant, s’ils veulent réellement obtenir un accord de coalition qui leur serait favorable (ils visent 30 députés aux élections législatives), ils devraient peut-être davantage se concentrer sur leurs autres exigences:  l’instauration de la proportionnelle pour que les écologistes soient mieux représentés à l’Assemblée nationale ou encore une « sobriété des investissements » pour l’aéroport Notre-Dame-des-Landes.

 

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