L’énergie des vagues, une énergie propre et accessible

En mer, la force des vagues est considérable. Lorsqu’elles arrivent sur un obstacle flottant ou côtier, elles génèrent énormément d’énergie que l’on peut récupérer en partie et transformer en électricité. Encore peu présente en France, ce type d’énergie commence à se développer dans plusieurs pays voisins.

L’énergie des mers peut se capter sur de très vastes surfaces marines, mais elle doit se récupérer au large. Grâce à des capteurs, il est possible d’obtenir une puissance de 50 kW à chaque mètre à 20 kilomètres de la côte. Mais cette puissance diminue lorsqu’on se rapproche de la côte. À un kilomètre, on n’obtient plus que de 20 kW/m.

Plusieurs types de dispositifs existent afin de récupérer l’énergie des vagues, selon Ekopedia :

  • des bouées en mouvement, qui montent, descendent et tanguent au gré des vagues. Ancrées sur le fond, leur mouvement actionne un piston, aspire de l’eau de mer dans une turbine ou comprime de l’air ou de l’huile qui va faire tourner un moteur ;
  • des colonnes oscillantes : en fin de course, les vagues entrent dans un caisson où elles compriment l’air emprisonné. Cet air comprimé fait tourner une turbine ;
  • des débordements de chenal : les vagues s’engouffrent dans un chenal qui se rétrécit de plus en plus. Elles enflent et débordent par-dessus la digue d’un réservoir qui se remplit peu à peu. L’eau du réservoir revient à la mer en passant par une turbine qu’elle fait tourner.
  • des hydroliennes, même principe que les éoliennes, mais avec des pales, efforts mécaniques et vitesses spécifiques, à priori, la viscosité de l’eau étant bien supérieure à celle de l’air, les rendements attendus sont conséquents… la difficulté revient à la robustesse mécanique et la maintenance.

Tandis que le potentiel estimé de la France, selon le World Energy Council, serait de 40 TWh/an (45 TWh/an en Amérique du nord, par exemple), les projets restent rares dans notre pays. En Europe, deux pays semblent se détacher: le Royaume-Uni et le Portugal.

En 1999, une société écossaise, Pelamis Wave Power, a lancé Pelamis, une structure semi-émergée composée de quatre cylindres reliés par des articulations, destinée à récupérer l’énergie des vagues pour l’acheminer à la côte par un câble sous-marin. Le premier Pelamis fut raccordé au réseau électrique en 2004 au Royaume-Uni. Depuis, trois Pelamis ont été installés au Portugal en 2009 pour fournir 2,25 MW d’énergie propre au large d’Aguçadoura, dans le Nord du pays, de quoi fournir l’équivalent énergétique de 1 500 foyers. D’autres Pelamis devront être installés et, à terme, générer l’énergie de 15 000 maisons, économisant ainsi l’émission de 60 000 tonnes de CO2 par an.

La plupart des projets en sont encore à leurs balbutiements, cependant il est à prévoir que les industriels s’y intéressent davantage dans le futur.

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