Le nucléaire va poursuivre son développement selon le chef de l’AIEA

Yukiya Amano, le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique, a estimé que la catastrophe de Fukushima n’a fait que ralentir le rythme du développement de l’énergie atomique dans le monde. Si les positions européennes sur la question sont partagées, la voie du nucléaire semble se poursuivre à l’échelle mondiale.

Yukiya Amano est convaincu que le nucléaire est voué à se développer encore dans les années à venir.  Il a fait part de ses convictions au Japon, à Fukushima même. Il a déclaré qu’«il était certain que le nombre de réacteurs nucléaires va encore augmenter, même si le rythme ne sera pas aussi rapide qu’avant».

Suite à la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, plusieurs pays européens dont l’Allemagne, l’Italie, l’Autriche, la Belgique ou encore la Suisse ont questionné la pertinence ou non de poursuivre dans la voie du développement du nucléaire.  Certains, en particulier l’Allemagne, en ont fixé des échéances marquant l’arrêt des constructions de nouvelles centrales.

Au niveau mondial, la décision d’arrêter le recours au nucléaire ne fait pas l’unanimité. Selon Yukiya Amano en effet, «de nombreux autres pays pensent qu’ils ont besoin des réacteurs nucléaires, notamment pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre et le réchauffement climatique». Une affirmation qui renvoie à celle d’Eric Besson, ministre de l’Economie, qui faisait lui aussi le constat, fin mai, de l’impossibilité de se passer du nucléaire.

Yukiya Amano a fait la liste des pays qui continuaient sur la voie du nucléaire : «Barack Obama vient de réaffirmer qu’il n’y aura pas de suspension du nucléaire aux États-Unis. La Chine et l’Inde lancent de grands programmes pour répondre à leurs besoins en énergie. Et en Europe, la Grande-Bretagne, la République tchèque ou la Bulgarie poursuivent leurs efforts».

Toutefois, Yukita Amano précise que si développement de ce type d’énergie il y a, il se fera sous conditions : «Il est important avant tout de garantir la sécurité des installations nucléaires».

Près de 36 réacteurs japonais sur les 54 dont dispose l’archipel ont été arrêtés en raison des destructions causées par les catastrophes naturelles ou parce que des mesures de précaution ont empêché leur réactivation. Naoto Kan, le premier ministre japonais, a fait de tests de résistance aux catastrophes naturelles et autres risques une condition nécessaire à toute relance.

«Je pense qu’il est sage que le pays vérifie la sûreté de ses centrales nucléaires après l’accident de Fukushima Daiichi», a reconnu Yukiya Amano.

 

 

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