Nucléaire : les interventions hors arrêts de tranche

Si la plupart des interventions réalisées en zone nucléaire ont lieu au cours des arrêts de tranche des centrales, un certain nombre d’opérations de maintenance sont effectuées alors que le réacteur est en fonctionnement. Ces interventions sont codifiées et répondent à des exigences de sécurité spécifiques.

Les interventions hors arrêts de tranche sont marginales dans le fonctionnement d’une centrale nucléaire, mais sont indispensables pour la maintenance des installations. Elles se justifient notamment par des impératifs de sûreté. Les techniciens opérant sur les centrales doivent en effet être capables d’intervenir dans le bâtiment réacteur à tout moment et ce dans des délais courts.

Ces opérations de maintenance sont notamment prévus pour préparer des interventions rapides en cas d’incident ou de défaillance des systèmes et sont donc indispensables pour assurer un niveau de sûreté optimal.

Qui intervient sur le bâtiment réacteur en dehors des arrêts de tranche ? Des techniciens spécialisés, formés à ce type d’opération et bénéficiant d’un suivi médical spécialisé. De plus les interventions sont préparées en amont afin d’assurer que les niveaux de radiation demeureront sous contrôle.

Car le niveau de radiation (notamment les rayonnements ionisants) est largement supérieur lorsque le réacteur est en plein fonctionnement que lorsqu’il est à l’arrêt lors des arrêts de tranche (créneau privilégié par l’exploitant pour effectuer les travaux de maintenance).

Les intervenants sont donc équipés d’équipements de protection tout au long des opérations et d’appareils de mesure de la dosimétrie qui mesurent l’exposition aux rayonnements en continu). Après les interventions, ils bénéficient d’un suivi médical renforcé.

L’ensemble de ces mesures explique que le niveau de radiation hors arrêts de tranche est finalement assez faible. En effet, selon EDF, « la dose de rayonnements gamma et neutrons intégrés pour chaque travailleur lors d’une intervention dans des bâtiments réacteurs hors arrêt programmé correspond en moyenne à 0,2% de la limite annuelle réglementaire », qui est de 20 mSv.

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